Accueil ACTUALITÉS CONSEIL POLITIQUE DU 18 JUIN 2011

CONSEIL POLITIQUE DU 18 JUIN 2011

Le conseil politique de Calédonie Ensemble s’est réuni le samedi 18 juin 2011 à l’Université de Nouvelle-Calédonie pour examiner le point sur la situation politique, le point sur la structuration du mouvement, le point sur les réformes prioritaires, au plan économique et social, à mener en 2011. Calédonie Ensemble est touché, que le président de l’aire coutumière Dumbea Kapaume, Vincent KAMOIDJI, soit venu avec les autorités coutumières de la région pour participer au geste qui ouvrait le Conseil Politique du mouvement. Geste coutumier qui était emprunt d’une grande émotion.<--break->

Le Conseil Politique, après avoir fait le point sur l’ensemble des actions engagées ces derniers mois, et s’être félicité du succès populaire des différentes manifestations organisées par le mouvement (3000 personnes au Congrès de CE salle Vénézia le 26 février, 350 personnes à Koné le 12 mars, 150 personnes à Poindimié le 26 mars, 5000 personnes à la marche organisée par le collectif pour un drapeau commun le 2 avril, 500 personnes au conseil politique de La Foa le 23 avril dernier) a examiné trois points à son ordre du jour :

– La suite à donner à la répartition des portefeuilles du gouvernement Martin 4

– La poursuite de la structuration du mouvement

– La contribution du mouvement à la mise en place d’un véritable « Grenelle de la vie chère » permettant la conclusion d’un pacte entre les groupes politiques et les forces sociales visant à l’amélioration du pouvoir d’achat des Calédoniens.

1.       La suite à donner à la répartition des portefeuilles du gouvernement Martin 4

Le gouvernement « Martin 4 » a adopté la délibération définissant les secteurs sur lesquels ses 11 membres exerceront leur mission de contrôle et d’animation. Les membres de Calédonie Ensemble ont voté contre cette délibération. En effet, les responsabilités ont été réparties sans respecter, pour reprendre les termes utilisés par le premier ministre dans sa déclaration du 19 mai, « les principes fondateurs que sont les principes de collégialité et de proportionnalité ». Et, pour la première fois dans l’histoire du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, des membres du gouvernement se voient imposer, contre leur gré, les missions qu’ils auront à exercer.  Ce sont là des atteintes inacceptables à l’Accord de Nouméa. En effet, des secteurs plus conséquents qu’auparavant, notamment l’environnement, le développement durable, et le suivi du Médipôle de Koutio ont été attribués aux membres Calédonie Ensemble du gouvernement. Les secteurs « folkloriques » dont nous avions hérité sous les gouvernements Martin 1, 2 et 3 ont été passés par pertes et profits, notamment la procédure civile et la réglementation des professions libérales et des officiers publics ou ministériels. Toutefois, subsistent encore aujourd’hui dans nos attributions quelques scories de ces agissements, à savoir la météorologie et la gestion des ressources de la Z.E.E., nouvelle compétence sortie de l’imagination fertile de la coalition. Nous n’avons donc pas pu obtenir une répartition raisonnable des rôles (raisonnable et non équitable puisque sur 36 secteurs, les 7 membres de la coalition s’en sont attribué 32 ! – Cf. pièce jointe) qui permette à nos 3 membres de prendre en charge des secteurs dans lesquels ils seront en mesure d’apporter leur contribution à l’amélioration du quotidien des Calédoniens et à la construction du pays. Nous avions déjà fait un geste en ne démissionnant pas immédiatement lors de l’élection du gouvernement Martin 4, contrairement aux fois précédentes. Eu égard aux avancées constatées, même si elles restent réduites, nous décidons, dans la perspective du prochain comité des signataires, de donner une nouvelle chance à l’émergence d’un consensus minimal sur une répartition raisonnable des portefeuilles. Nous souhaitons que, dans ce cadre, les accords nécessaires soient trouvés, afin de permettre un gouvernement stabilisé. Comme nous l’avions indiqué, nous demandons au Premier ministre et à la Ministre de l’Outre-mer que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain comité des Signataires. Nous aviserons de la suite à donner à notre action, dans l’hypothèse où cette nouvelle démarche d’ouverture, visant à faire en sorte que l’accord de Nouméa soit respecté, n’aboutirait pas. 

2. La poursuite de la structuration du mouvement

Le conseil politique a décidé de poursuivre l’implantation de ses comités de communes sur l’ensemble de la Grande Terre et plus particulièrement en province Nord. Le comité s’est également doté de 2 porte-paroles du mouvement : Philippe DUNOYER et Gérard POADJA. Le comité a également nommé en complément de Philippe MICHEL, Secrétaire général du mouvement, et de Sonia LAGARDE et Hélène IEKAWE, Secrétaires générales adjointes, Michel LASNIER, Secrétaire général adjoint chargé de la vie du mouvement.

3. La contribution du mouvement à la mise en place d’un véritable « Grenelle de la vie chère » permettant la conclusion d’un pacte entre les groupes politiques et les forces sociales visant à l’amélioration du pouvoir d’achat des Calédoniens

L’extraordinaire mobilisation des Calédoniens à l’appel de l’intersyndicale contre la vie chère témoigne d’une profonde exaspération de la population face aux inégalités sociales de plus en plus criantes de notre pays. Ce fait politique légitime totalement notre engagement permanent en faveur d’un meilleur partage des richesses et la mise en œuvre d’une véritable politique de solidarité. Ces engagements étaient inscrits au cœur de notre programme électoral pour les dernières élections. Ils ont été formalisés de manière solennelle dans la déclaration de politique générale du 31 août 2009. Nous les avons déclinés tout au long des vingt mois d’activité du précédent gouvernement dans le secteur du logement (aide au logement et création du prêt à taux zéro), des aides sociales (concrétisation de la loi handicap, généralisation des allocations prénatales de maternité et de rentrée scolaire…), des revenus (revalorisation du SMG et des bas salaires…) et de la vie chère (interdiction des marges arrière, sanction des abus de position dominante, encadrement des prix et des marges des produits de grande consommation, réduction des tarifs bancaires…). Dans le prolongement des démarches entreprises par l’intersyndicale auprès des différents groupes politiques, Calédonie ensemble appelle donc publiquement à la signature d’un véritable « Grenelle de la vie chère », formalisé par une délibération du congrès de la Nouvelle-Calédonie. C’est à ce prix que la paix sociale sera préservée et que le destin commun voulu par l’accord de Nouméa pourra devenir une réalité.

À voir aussi :

Philippe Dunoyer : « Le grand vainqueur, c’est la paix »

( 18 juin 2017 ) Au soir de sa victoire dans la 1ère circonscription, Philippe Dunoyer a r…