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PURGE POLITIQUE

Lors de ses réunions des 21 juin, 19 juillet et 26 juillet, les membres de la coalition RUMP – UC – Parti travailliste – Avenir ensemble siégeant au gouvernement ont procédé à la désignation de 39 représentants de la Nouvelle-Calédonie au sein de 15 organismes, établissements publics, SEM, conseils et instances de même nature. Sur ces 39 désignations, une seule concerne un élu de Calédonie Ensemble.

Nous n’avions jusqu’ici pas réagi publiquement. Afin de privilégier la voie du dialogue, dans la perspective d’une sortie de crise politique, nous avons à de nombreuses reprises demandé à la coalition d’organiser des réunions d’échange sur trois points :

–         une répartition raisonnable des secteurs
–         l’attribution d’un minimum de moyens de fonctionnement
–      une désignation des différents représentants de la Nouvelle-Calédonie au sein des établissements publics, SEM et conseils qui tienne compte de l’importance des groupes politiques constitués au Congrès, conformément à l’article 36 du règlement intérieur du Congrès6

Toutes ces demandes formulées oralement et par écrit, ont été reprises dans un courrier daté du 27 juillet, adressé par les trois membres Calédonie Ensemble du gouvernement au président et au vice-président du gouvernement (copie ci-jointe).

 Nous n’avons reçu aucune réponse à ces demandes.

Bien au contraire !

La semaine dernière, Hélène Iékawé s’est vue retirer, par délibération du gouvernement, le secteur de l’environnement et du développement durable.

Et ce matin, le gouvernement a achevé la désignation des représentants de la Nouvelle-Calédonie au sein de 40 organismes et instances supplémentaires, en poursuivant sa logique d’exclusion systématique des élus de Calédonie Ensemble. A titre d’exemple, Calédonie Ensemble n’est plus représenté à ENERCAL, à la BCI, au CHT, à la commission de gestion de l’aide au logement, au Port autonome, à l’ADRAF, à la SIC, etc.

Parmi les personnes désignées, en quatre réunions, par le gouvernement, dans la quasi-totalité des établissements publics, comités et commissions dans lesquels la Nouvelle-Calédonie doit être représentée, la répartition entre les groupes politiques est la suivante :

–         31% appartiennent au RUMP (qui compte 13 élus sur 54 au Congrès),
–         29% à l’Union Calédonienne (12 élus),
–         25% à l’Avenir Ensemble (2 élus)
–         7% au Parti Travailliste (4 élus).

En clair, la coalition à elle seule truste 92 % des représentations du pays. Il ne reste que des miettes pour Calédonie Ensemble (4,7% pour 10 élus), le Palika (3,1% pour 6 élus) et le LMD (0,8% pour 2 élus)…

C’est une véritable purge politique ! L’objectif est clair : la coalition cherche, par tous les moyens, à empêcher les élus de Calédonie Ensemble, et les 16 000 électeurs qu’ils représentent, de faire valoir leur point de vue sur les actions à conduire et les réformes à engager dans l’intérêt des Calédoniens.

Ces décisions sont en totale contradiction avec l’esprit qui a prévalu à Paris, durant le dernier comité des signataires, lors duquel tout le monde avait pu noter une volonté partagée d’apaisement. La coalition tient un double langage : celui de la paix et du consensus devant le premier ministre et celui du mépris et de l’exclusion une fois rentré à Nouméa.

Cette attitude a des relents totalitaires. Elle est indigne de notre société démocratique et inquiétante pour l’avenir.

Face à l’absence avérée de toute volonté d’échange et de dialogue manifestée par la coalition, Calédonie Ensemble se réserve la possibilité de saisir les tribunaux, afin que soient enfin respectés les principes constitutionnels de collégialité et de proportionnalité inscrits dans l’Accord de Nouméa.

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