Accueil ACTUALITÉS CALEDONIE ENSEMBLE ET LA VIE CHERE

CALEDONIE ENSEMBLE ET LA VIE CHERE

CALEDONIE ENSEMBLE ET LA VIE CHERE

Océane FM FEV 28 MID – Philippe GOMES

Journaliste : Comment se passe la campagne concrètement sur le terrain ? Quels sont les besoins ou les critiques qui vous reviennent le plus souvent ?

Philippe Gomès: Je reviens d’une tournée en brousse. C’est la quatrième que nous effectuons, cette année, sur l’ensemble de la côte Ouest et de la côte Est, et plus particulièrement en province Nord. Nous avons tenu des réunions à Voh, à Koumac, à Koné, Pouembout, à Ouégoua, à Poum. La semaine prochaine, nous partons sur la côte Est. C’est d’abord, des moments formidables. Il faut le dire. J’ai été maire de La Foa 20 ans, donc, je connais la brousse, je l’aime, j’y trouve des amis, des souvenirs aussi parfois, et chaque tournée est vraiment un bonheur, parce que ça nous permet de sortir de la ville, des bureaux et d’aller au contact du terrain et des gens, et puis, le vrai pays, il est là, l’âme du pays, c’est en brousse qu’elle existe. Je pense notamment à Robert Froin qui est venu à notre réunion à Koumac, l’ancien maire de Koumac, grande personnalité de l’intérieur, qui nous a apporté son soutien et sa façon de voir les choses aussi, c’est intéressant d’échanger avec Robert. Qu’est-ce qu’on entend dans les différentes réunions que nous avons pu tenir dans les tribus, dans les villages, sur les exploitations agricoles ? Je vais dire trois choses pour essayer de simplifier, la première chose, et la principale, d’ailleurs, c’est la problématique de la vie chère. Elle est au cœur de toutes les familles calédoniennes, quelle que soit leur ethnie, quel que soit l’endroit où elles résident, qu’elles soient dans les vallées, dans les tribus, dans les villages ou dans les villes. C’est vrai que la vie est de plus en plus difficile pour de nombreuses familles calédoniennes. À l’époque où je présidais le gouvernement, j’avais engagé un certain nombre d’actions pour essayer de remédier à cette problématique de vie chère. C’est le relèvement du salaire minimum qui est passé de 120 mille à 150 mille francs CFP, c’est la revalorisation des bas salaires de 15 % entre 1 set 1,5 SMG, c’est-à-dire entre 150 et 225 mille francs, c’est la revalorisation d’aide au logement qui aide les familles à payer leur loyer, aujourd’hui 4000 familles calédoniennes en bénéficient pour 1,5 milliard par an, c’est une aide moyenne de 27 mille francs qui leur est versée. On avait également généralisé les allocations de rentrée scolaire, de pré-natalité, de maternité à la Cafat. On avait gelé le prix du gaz et de l’électricité, etc., je pourrais continuer longtemps. Mais toutes ces mesures, si elles ont eu des effets, elles sont encore insuffisantes. Il fallait aller encore beaucoup plus loin, parce que la problématique de la vie chère, aujourd’hui, elle est d’une telle acuité dans de nombreuses famille calédoniennes qu’il faut que les pouvoirs publics prennent davantage à bras-le-corps encore qu’on l’a fait pour arriver à de meilleurs résultats. Or, force est de constater que les actions qui ont été menées par le gouvernement, elles ont plutôt eu tendance à taper sur le portefeuille qui est déjà bien plat, des Calédoniens, plutôt que de le renflouer. Je pense aussi bien à l’augmentation des cotisations au Ruamm, aussi bien pour les salariés que pour les travailleurs indépendants, qui a pris 3 milliards de CFP dans les poches des Calédoniens. Je pense à l’augmentation de la TCA, la taxe sur les permis de construire qui a été revalorisée de 5 %, et puis la massue fiscale à venir, c’est la TGA. C’est la première problématique qu’on rencontre à l’intérieur, dont on nous parle beaucoup, c’est bien sûr la vie chère.

À voir aussi :

Présidentielle : La déclaration du député Philippe Gomès

Ce 26 avril, dans une déclaration solennelle lue à la presse, Philippe Gomès, s’exprimant …