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POUR CALEDONIE ENSEMBLE, L’HORIZON DE L’ACCORD, C’EST 2018, PAS 2014

POUR CALEDONIE ENSEMBLE, L’HORIZON DE L’ACCORD, C’EST 2018, PAS 2014

Océane FM FEV 28 MID – Philippe GOMES 

Journaliste : On comprend bien l’idée du référendum de votre stratégie, mais vous trouvez pas que c’est un peu court, parce qu’une élection législatives, c’est aussi un programme, c’est aussi un projet de société ?

Philippe Gomès: Un peu court…, je comprends ce que vous voulez dire, mais si laisser glisser la Nouvelle-Calédonie vers l’indépendance association ça vous semble un programme un peu court, moi, ça me semble un programme essentiel pour l’avenir du pays. Disons les choses différemment : nous ne voulons plus, et c’est la voix que nous essayons de faire entendre au niveau de Calédonie ensemble, nous ne voulons plus qu’on écrive à côté de l’Accord de Nouméa. L’Accord de Nouméa a une légitimité, il a été approuvé par le peuple à hauteur de 72 % des voix. Quand on dit que le drapeau du FLNKS, c’est le drapeau du pays, on écrit à côté de l’Accord de Nouméa. Le peuple ne l’a pas validé. Quand, dans le discours de politique générale d’Harold Martin, il dit : on va faire un code de la citoyenneté pour donner plus de corps à cette citoyenneté qu’elle n’en a dans l’Accord, ça, ça nous semble également dangereux, parce qu’une nouvelle fois, c’est dans le dos du peuple que ça va être fait. La citoyenneté de l’Accord, elle prévoit deux choses : la protection de l’emploi local et les restrictions sur le corps électoral. Elle prévoit rien d’autre. Or, à côté de l’Accord de Nouméa, on va essayer de la remplir, et de faire dire à l’Accord d’autres choses sur la citoyenneté que ce que les Calédoniens ont approuvé. Et je prends un exemple très concret : le minimum vieillesse, pour la première fois, une aide sociale dans notre pays a été interdite à celle et ceux qui n’ont pas au moins 10 ans de résidence. Ça, c’est la première chose de notre programme que nous souhaitons défendre auprès du président de la République. Imaginons que, au lieu que ce soient Gaël Yanno et Pierre Frogier, les députés de la République sur les 5 dernières années, il y aurait pas le drapeau du FLNKS aux côtés du drapeau français, parce que nous n’aurions pas, au titre de Calédonie ensemble, défendu cette idée auprès du président de la République et auprès du gouvernement de la République. Vous voyez que ce n’est pas une mince différence. Ensuite, deuxième chose, notre programme, c’est aussi de faire respecter les échéances de l’Accord. On nous somme de respecter 2014. C’est désormais une obligation. On doit tous être en rang par deux pour 2014, pour subir une solution d’indépendance association qu’on concocte dans notre dos. Nous, qu’est-ce qu’on dit à Calédonie ensemble ? L’échéance de l’Accord de Nouméa, c’est pas 2014. 2014, c’est l’échéance des indépendantistes. Ils avaient toujours dit, parce que l’Accord a été signé pour 15 ans : l’indépendance, ce sera pour 2014. Mais nous, au titre des non-indépendantistes, nous avions toujours dit : non, non, l’Accord, il est signé pour 20 ans, et l’échéance, c’est 2018. Donc, on doit pas se considérer, comme, hélas, la coalition nous conduit à le faire, qu’on est dos au mur, le couteau sous la gorge, et qu’on va devoir dire oui, sinon, après, on va tomber dans un abîme. Non, 2014, c’est de nouvelles élections, les élections provinciales. Le référendum de sortie de l’Accord de Nouméa, il a vocation à être organisé au plus tard en 2018. Il peut être organisé avant, 2015, 2016, 2017, à partir du moment où une majorité des trois cinquièmes du Congrès, c’est-à-dire 33 élus sur 54, s’engage à le faire. Donc, il est clair que cette majorité, Calédonie ensemble en tout cas n’y participera pas. On a jusqu’en 2018 pour trouver une solution, c’est-à-dire non pas deux ans, la tête dans le mur, de 2014, mais six années pour prendre le temps des échanges et de la discussion, et donc, nous entendons, nous, donner cette respiration à notre pays pour arrêter la spirale infernale dans laquelle on est, aujourd’hui, engagés, qui nous conduit à faire en sorte que, absolument, en 2014, une solution doit être trouvée. Et dernière chose, qui n’est pas des moindres, nous, nous disons qu’il est hors de question qu’il y ait une solution quelle qu’elle soit qui soit signée avant 2014. Pourquoi ? Parce que le peuple, au travers des élections provinciales, va s’exprimer en 2014, et en s’exprimant, le peuple, en 2014, le peuple calédonien, il va choisir celle et ceux à qui il fait confiance pour négocier la sortie de l’Accord de Nouméa, chez les indépendantistes comme chez les non-indépendantistes. Et donc, ce sont les élus et les formations politiques issues des élections de 2014 qui auront la responsabilité à l’égard du peuple d’engager les négociations sur la sortie de l’Accord de Nouméa. Donc, en aucune manière les formations actuelles n’ont cette responsabilité, n’ont été mandatées par le peuple pour mener cette négociation. Donc, vous voyez que c’est un programme ambitieux et important politiquement : faire respecter l’Accord de Nouméa, ne pas écrire à côté, faire respecter les échéances, c’est 2018, c’est pas 2014, et faire respecter la démocratie. C’est les formations politiques issues du scrutin de 2014 qui auront la responsabilité devant le peuple de négocier la sortie de l’Accord et pas les formations politiques actuelles dont on ne connaît pas aujourd’hui, la représentativité réelle.

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