Accueil ACTUALITÉS QUAND DES RESPONSABLES DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE SE PRETENT A DES REGLEMENTS DE COMPTES POLITIQUES LOCAUX

QUAND DES RESPONSABLES DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE SE PRETENT A DES REGLEMENTS DE COMPTES POLITIQUES LOCAUX

A l’occasion de la campagne présidentielle, Dominique PERBEN viendra très prochainement en Nouvelle-Calédonie pour soutenir son candidat, Nicolas SARKOZY. Au même moment, Jean-Jacques QUEYRANNE sera présent sur le territoire pour soutenir la candidature de François HOLLANDE.

Calédonie Ensemble a demandé à pouvoir rencontrer aussi bien M. PERBEN que M. QUEYRANNE. Nous sommes dans l’attente d’une réponse.

Mardi 11 avril 2012

Dominique PERBEN, représentant national de l’UMP, et Jean-Jack QUEYRANNE, représentant du parti socialiste, sont actuellement en déplacement en Nouvelle-Calédonie, pour soutenir les candidatures respectives de Nicolas SARKOZY et de François HOLLANDE. Calédonie Ensemble a demandé à les rencontrer, afin d’échanger avec eux sur la situation politique de notre pays et les enjeux de la prochaine législature.

Jean-Jack QUEYRANNE a bien voulu accéder à notre demande et Calédonie Ensemble le rencontrera vendredi 13 avril après-midi.

Dans un premier temps, Dominique PERBEN, qui m’a personnellement appelé à ce sujet, a également accepté notre proposition de rencontre, qui était prévue le jeudi 12 avril à 8 heures 30. Nous avons demandé que cette rencontre se déroule, non pas à la province Sud comme cela nous était proposé, mais au congrès de la Nouvelle-Calédonie, compte tenu du fait que Calédonie Ensemble ne serait pas uniquement représenté par des élus de la province Sud, mais aussi par Philippe GOMES et Philippe DUNOYER, membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et Gérard POADJA, élu de la province Nord.

Suite à cette demande, le sénateur-président Pierre FROGIER m’a personnellement appelé ce matin, en m’indiquant qu’il était en compagnie de Dominique PERBEN, pour me dire : « allez vous faire foutre ! ».

Calédonie Ensemble déplore que la question de notre rencontre avec un responsable de l’UMP soit traitée avec autant de mépris et de grossièreté.

Après Jean-François COPE, secrétaire général de l’UMP, qui avait pourtant rencontré, avec force médiatisation, Roch WAMYTAN, et de manière plus discrète Charly PIDJOT et Louis KOTRA UREGEI, c’est la deuxième fois que des représentants de la majorité présidentielle se laissent instrumentaliser par le Rassemblement-UMP, en refusant d’échanger avec Calédonie Ensemble, deuxième force politique du pays. Cette attitude n’est pas digne de responsables de ce rang, qui doivent savoir rester à l’écart des oppositions politiques locales, pour faire prévaloir l’intérêt général.A fortiori pour quelqu’un comme Dominique PERBEN, qui a exercé la responsabilité de ministre de l’outre-mer, qui a une parfaite compréhension du contexte politique actuel de la Nouvelle-Calédonie et qui connait la mesure et l’équilibre nécessaires en pareille circonstance. Ce comportement est d’autant plus regrettable que Pierre FROGIER a publiquement indiqué qu’il a sollicité un entretien avec les responsables du FLNKS pour Dominique PERBEN.

Cette posture sectaire et partisane est en tous cas parfaitement contraire au sens que le président de la République a lui-même donné à sa visite en Nouvelle-Calédonie en août dernier. Je rappellerai à ce propos que Nicolas SARKOZY avait déclaré publiquement à l’attention de Philippe GOMES, lors de la table ronde au Haut Commissariat, avec les élus calédoniens, le 26 août, qu’il « comprenait que l’on soit en désaccord » avec l’idée des deux drapeaux, parce que « toutes les idées sont respectables ». Il a surenchéri, lors de son discours à l’arène de Païta, en déclarant : «
Je respecte [ceux qui] ont une autre opinion, y compris dans ma propre famille. » Là encore, ce message d’ouverture et de compréhension émanant du chef de l’Etat contraste avec l’attitude d’intransigeance et d’exclusion manifestée par le Rassemblement-UMP, à laquelle Dominique PERBEN vient d’apporter sa caution.
Calédonie Ensemble le regrette.

Le Secrétaire général de Calédonie Ensemble,
Philippe MICHEL

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