Accueil ACTUALITÉS 1er TOUR DES PRESIDENTIELLES EN NOUVELLE CALEDONIE: UNE ABSTENTION TRES POLITIQUE

1er TOUR DES PRESIDENTIELLES EN NOUVELLE CALEDONIE: UNE ABSTENTION TRES POLITIQUE

Avec une participation de 55 %, inférieure de 29 % à la moyenne nationale et en diminution  de 8 % par rapport à l’élection présidentielle 2007,l’abstention record enregistrée dimanche dernier constitue le fait politique majeur du 1er tour de l’élection présidentielle, en Nouvelle Calédonie.

Lorsque près d’un calédonien sur deux choisit de ne pas prendre part au vote dans une consultation de ce type, cela a évidement une signification politique. A fortiori dans une campagne électorale particulièrement dense à l’approche de l’échéance de 2014, où tous les candidats se sont adressés directement aux calédoniens et où le FLNKS était mobilisé autour de la candidature de François Hollande. A titre indicatif, si la participation de dimanche dernier avait été simplement équivalente à celle des présidentielles de 2007, 12.500 calédoniens de plus auraient voté. On relèvera également un nombre anormalement important de bulletins blancs ou nul (2.648) représentant 3 % du total des votes.

L’autre fait marquant de ce scrutin, c’est évidemment le score du Front National, qui double son résultat de 2007, pour atteindre son plus haut niveau en Nouvelle Calédonie, alors que cette formation politique ne dispose plus d’aucun représentant dans les institutions, depuis 2009.

Ces deux éléments doivent être analysés comme l’expression d’une sanction des électeurs à l’égard de la politique menée par la majorité présidentielle dans notre pays, ces deux dernières années. D’autant plus qu’une très large part de ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ne soutiendront pas les candidats du Rassemblement UMP lors des prochaines élections législatives. Il suffit de rappeler qu’en 2007, lors du 1er tour des élections législatives, Pierre Frogier et Gael Yanno, n’avaient recueilli que 25.000 des 44.600 voix obtenues par  Nicolas Sarkozy six semaines auparavant.

Compte tenu des positions identiques prises par Nicolas Sarkozy et François Hollande sur l’avenir institutionnel du pays, Calédonie Ensemble confirme, pour le second tour de l’élection présidentielle, le libre choix de vote déjà exprimé auprès de ses adhérents et sympathisants, lors du 1er tour.

Les élections législatives des 10 et 17 juin prochains demeurent notre objectif prioritaire, car elles permettront (enfin) à chaque calédonien de s’exprimer librement sur la politique menée par la coalition R-UMP, UC parti travailliste et son projet d’indépendance-association pour le pays.

À voir aussi :

Rentrée au palais Bourbon

( 24 juin 2017 ) Quelques jours après leur victoire aux élections législatives, Philippe G…