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QUELLE JUSTICE?

Le 26 avril 2006, le comité Rebu Nuu déposait plainte contre moi, au motif que la société dont j’étais alors actionnaire (Spot) avait conclu, avec Goro-Nickel, deux marchés concernant la pose de climatiseurs sur sa base-vie.

Au cours des 6 années de procédure, à deux moments distincts, 2 juges d’instruction (M. Ludovic Friat et M. Serge Durand),  après avoir entendu des dizaines d’acteurs du dossier, ont décidé de ne pas me mettre en examen, c’est-à-dire ont considéré qu’il n’existait pas d’éléments « graves et concordants » permettant de considérer que j’avais commis un délit.

Ces deux magistrats – indépendants et expérimentés – ont pris cette décision « en leur intime conviction ». Le second, M. Serge Durand, a même rendu, le 26 octobre 2009, du fait de l’insistance du procureur, une « ordonnance de refus de mise en examen de M. Gomès, des chefs requis par Monsieur le Procureur de la République. »

Si ces deux professionnels du droit ont décidé, successivement, en leur âme et conscience, que les éléments constitutifs du délit qui m’était reproché n’étaient pas réunis, pour quelle raison le tribunal correctionnel vient-il d’en décider autrement ? Comment notre société pourrait-elle accepter qu’un même fait soit condamnable aux yeux de certains juges, alors qu’il ne l’est pas aux yeux de certains autres ?

Où est le droit et la justice, lorsque trois instances différentes (2 juges d’instruction et le tribunal correctionnel) prennent sur unemême affaire, au vu des mêmes éléments, des décisions totalement opposées ?

Chacun, en l’espèce, sera juge.

En tout état de cause, j’ai décidé de faire appel du jugement.

Il en va de mon honneur.

Il en va aussi d’une certaine idée de la justice de mon pays.

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