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POUR UNE MAITRISE TOTALE DU PAYS SUR SES RESSOURCES MINIERES ET SES USINES METALLURGIQUES

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives dans la 2ème circonscription, nous visitons ce jour, à partir de 14 heures, l’usine métallurgique de Vavouto.

 Nous sommes, depuis toujours, engagés en faveur de cette usine, et du projet de développement de la zone VKP qui l’accompagne, car ce sont des projets essentiels dans le cadre du rééquilibrage et de l’accord de Nouméa.

Au-delà, la dynamique de ces projets, en termes de création de richesses et d’emplois, doit irriguer l’ensemble de la province nord, y compris la côte Est.

Ils doivent continuer d’être soutenus par l’Etat, qui doit pour cela mobiliser notamment la défiscalisation, les contrats de développement, le programme cadres-avenir et toute son expertise en matière de conduite de projets.

Si les Calédoniens nous accordent leur confiance, nous nous engageons à œuvrer, aux côtés de la Nouvelle-Calédonie, de la province Nord et des communes du Nord, pour que ces projets génèrent le maximum de retombées pour les populations et pour les entreprises du Nord et qu’ils contribuent à structurer un pôle de développement essentiel et complémentaire de la capitale du pays.

Il faut à ce sujet rappeler que le RUMP n’a jamais appuyé le projet de l’usine du Nord. Au contraire, il n’a eu de cesse de l’entraver. Le 9 mai 2006, Pierre Frogier déclarait notamment aux Nouvelles que ce projet « n’est viable ni industriellement ni techniquement ni économiquement », et que « seule la SLN peut rependre » ce projet « confisqué depuis quinze ans par la SMSP ». Pourtant, aujourd’hui, la pertinence de la stratégie mise en place par la province Nord et la SMSP, qui ont réussi contre vents et marées à rester majoritaire au sein du projet, est parfaitement démontrée.

2° Plus généralement, l’actionnariat public dans le secteur du nickel est une question clef de notre développement.

A ce titre, l’une de nos priorités sera que le pays puisse échanger une partie des parts qu’il détient au sein d’ERAMET, afin de devenir, conformément à l’accord de Nouméa, majoritaire au sein du capital de la SLN. Nous ne voulons plus que des décisions majeures sur le devenir de la première entreprise du pays, principal employeur et contribuable, soient prises à Paris, qu’il s’agisse de l’abandon de l’opération « Doniambo propre » ou des contrats passés entre SLN et ERAMET, qui ont conduit à un redressement de 4 milliards de francs lors du seul contrôle fiscal qu’ait jamais eu à subir la SLN. 

Le fait qu’AREVA ait vendu sa participation au sein d’ERAMET (26%) au fonds stratégique industriel de l’Etat (FSI) a récemment créé un contexte plus favorable vis-à-vis de cette question, qu’il faut maintenant relancer au plus haut niveau, en l’inscrivant dans le cadre de la négociation engagée sur le renouvellement du pacte d’actionnaires d’ERAMET.

3° Pour les mêmes raisons, nous sommes favorables à ce que l’accord conclu en 2008 pour l’usine de Goro soit pleinement appliqué, de sorte que la participation publique au capital de l’usine du Sud soit portée à 20%, dans les conditions définies par cet accord, qui sont favorables à la collectivité. Enfin, comme pour la SLN et l’usine du Nord, nous sommes favorables à ce que la part du capital de Vale NC détenue par le pays évolue, à terme, vers une participation majoritaire.

4° Disposer d’une participation publique majoritaire dans les groupes industriels qui exploitent le nickel présent dans notre sous-sol n’est néanmoins pas suffisant. Il est nécessaire également de revoir la fiscalité minière, et d’introduire une redevance d’extraction, qui sera variable en fonction du cours du nickel. Cette redevance viendra abonder un « fonds pour les générations futures », qui était prévu par le schéma minier de 2009 mais qui n’existe toujours pas (cf. la déclaration effectuée par les élus de Calédonie Ensemble devant le congrès, le 25 septembre 2010, lors du débat d’orientation budgétaire pour 2010).

5° Enfin, l’apport de la défiscalisation aux projets métallurgiques et miniers doit être maintenu, en veillant à ce qu’elle soit ciblée sur les projets les plus porteurs de développement, et respectueux de l’environnement. Ainsi, nous ne soutiendrons la défiscalisation de la nouvelle centrale électrique de la SLN qu’à la condition qu’elle soit au gaz, et non au charbon, nettement plus polluant.

Philippe GOMES, candidat
Gérard POADJA, suppléant

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