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DEBAT AU LENDEMAIN DES PRESIDENTIELLES

Michel Jorda, Claudine Wery et Cynthia Ligeard sur RNC le 11 Mai 2012.

Michel Jorda : Je crois que la gauche a démontré de multiples fois, qu’elle était capable de trouver des solutions institutionnelles qui faisaient sortir par le haut des problèmes posés, et qui ne s’enfonçait pas dans des espèces de négociations d’arrière cour qu’on veut nous vendre en nous expliquant que c’est les comité des signataires qui vont gérer tout, ce qui nous paraît, à nous, extrêmement dangereux. Il va bientôt falloir ressusciter des signataires.

Claudine Wery : Je pense que les législatives peuvent entraîner une réelle recomposition du paysage local. C’est évident parce que…, d’ailleurs le premier signe ça a été cet appel au regroupement de Pierre Frogier, donc, effectivement, Calédonie ensemble lui a opposé une fin de non recevoir. Comment en aurait-il pu en être autrement après ce qui s’est passé les derniers mois, le renversement du gouvernement de Philippe Gomès, et tout, les relations étaient quand même très tendues avec Calédonie ensemble. C’est vrai qu’on voyait mal comment d’un seul coup, entre les deux tours, comme ça, un petit peu à la va-vite, hop, il serait rentré à la maison. Entre les deux élections, pardon, les présidentielles et les législatives.

Michel Jorda : L’avenir de la Calédonie appartient aux citoyens calédoniens, et que je sache, François Hollande est pas dans le corps électoral qui va s’exprimer sur ce sujet.

Donc, nous, ce que nous disons, et ce que nous disons avec François Hollande, c’est qu’il faut mettre en place les meilleures conditions possibles pour discuter de cette sortie de l’Accord de Nouméa qui, effectivement, est très importante.

Ce qui n’est pas fait pour le moment. On voit bien qu’on l’appelle comité des signataires, qu’on l’appelle commission, qu’on l’appelle ce que vous voudrez, ça revient de toute façon à enfermer le débat entre des techniciens et des politiques, élus, certes, mais seulement des politiques, et à laisser la population elle-même en dehors de la discussion, ça ne nous paraît pas souhaitable du tout.

Cynthia Ligeard : Et rien, encore une fois, n’est négocié dans le dos des Calédoniens, et ça, c’est vraiment…, à force…, au début, ça a peut-être été une erreur, à force, ça devient vraiment de la malveillance de colporter cette idée.

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