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DINER-DEBAT AVEC LA JEUNESSE

Piscine de Koutio, jeudi 24 mai 2012

Un Calédonien sur deux a moins de trente ans.Cette jeunesse, c’est un formidable espoir pour la Nouvelle-Calédonie : tous ces jeunes, qui n’ont pas connu les évènements, vont demain contribuer à la construction du pays et au destin commun.

On parle sans cesse de la jeunesse qui est à la dérive.

Au point que l’on en oublie, parfois, de parler de la jeunesse qui a confiance, qui entreprend et qui réussit.

De la jeunesse respectueuse, qui a compris que le vivre ensemble passe par l’observation de règles communes.

De la jeunesse qui souhaite être utile et trouver sa place dans la société et qui, pour cela, est exigeante pour sa formation.

De la jeunesse tolérante, dont la relation aux autres ne tient aucun compte de la couleur de peau et qui sait que le racisme est un poison mortel pour le pays.

Cette jeunesse qui tire le pays vers le haut, on l’oublie trop souvent, mais elle est bien là :

– 86% des 16-25 ans déclarent aimer ou avoir aimé l’école, et 80% d’entre eux  affirment leur volonté de contribuer à la construction du pays ou à la défense de l’environnement

– 52,8 % d’une classe d’âge obtient aujourd’hui le bac, contre 42,7% % il y a 5 ans

– 17,6% des jeunes de 25 à 29 ans avaient en 2009 un diplôme de l’enseignement supérieur, alors que, cinq ans plus tôt, ils étaient seulement 14,8%

Le rôle des pouvoirs publics, c’est d’aider tous les jeunes, quelle que soit leur origine ethnique ou leur province d’appartenance. De veiller à ce qu’ils aient leur chance, et qu’ils croient en leur chance. De leur montrer l’importance de l’effort, du travail et du respect. De conforter l’école républicaine, universelle et gratuite, qui est le premier outil du pays en faveur du rétablissement de l’égalité des chances.

Calédonie Ensemble s’y est toujours attelé.

1. Ainsi, à la province Sud, entre 2004 et 2009, lorsque Philippe Gomès en assumait la présidence, de nombreuses politiques ont été mises en œuvre afin d’atteindre cet objectif, notamment :

– L’augmentation du niveau des bourses, ainsi que du nombre des élèves boursiers, grâce à la modification significative des plafonds de ressources

– La création d’une bourse d’installation pour les jeunes partant faire des études hors de la Nouvelle-Calédonie

– La création d’une prime aux entreprises pour l’embauche de jeunes

– La création, dans toutes les communes, des « chantiers d’insertion », dans lesquels les jeunes en contrat PPIC étaient accompagnés par 60 médiateurs

– Les moyens supplémentaires accordés aux « écoles prioritaires », les plus touchées par l’échec scolaire, afin de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté

– Une politique exigeante de formation des maitres, afin de placer un enseignant titulaire devant chaque classe du primaire

– Le programme « vacances pour tous », avec notamment l’abaissement des tarifs pratiqués par les centres aérés et autres structures d’accueil, au profit des enfants boursiers

– La facilitation de l’accès au sport pour les enfants de familles défavorisées (avec notamment le bénéfice d’une licence gratuite au profit des enfants boursiers)

– Le chèque de 50 000 F attribué à tous les jeunes obtenant leur bac avec au moins la mention « bien » et, lorsqu’ils sont boursiers, la mention « assez bien »

2. De même, il faut souligner certaines des actions du gouvernement présidé par Philippe Gomès, entre 2009 et 2010 :

– L’appui apporté au GSMA (Groupement du Service Militaire Adapté de Nouvelle-Calédonie), afin qu’il accueille à Koumac, à partir de 2013, 700 stagiaires par an, contre 300 aujourd’hui

– Le grand débat public sur l’avenir de l’école calédonienne, donnant la parole aux jeunes, l’objectif affiché par la déclaration de politique générale du gouvernement étant de porter la lutte contre l’illettrisme et contre la sortie sans qualification au rang de priorité absolue, et de faire passer de 45 % à 65 % la part des bacheliers dans une même classe d’âge

– Le quadruplement des moyens attribués au dispositif de prévention de la déscolarisation

– La négociation d’un renforcement de la dotation de l’Etat, dans le cadre du transfert de compétences de l’enseignement secondaire, ainsi que la décision de construire les lycées de Pouembout et du Mont-Dore

– Le renforcement de la formation continue des enseignants du primaire

– La mission préparatoire à la création d’un statut de l’étudiant

– La réforme des bourses territoriales de formation professionnelle, l’augmentation des aides versées aux stagiaires et la réforme de la réglementation sur l’apprentissage

3. Dans le cadre de la compagne des élections législatives, nous tenons à réaffirmer ce message positif envers la jeunesse calédonienne.

Alors qu’une crise économique exceptionnelle met au chômage des millions de jeunes dans tous les pays développés, nous avons la chance, en Nouvelle-Calédonie, de pouvoir offrir à tous nos jeunes  une perspective essentielle : celle de la construction du pays.

Ce message s’adresse à tous, mais nous avons une pensée particulière pour les jeunes du Nord, qui vivent, en ce moment même, la mutation opérée sur leur province par le chantier de l’usine de Vavouto et par le développement de la zone VKP. Ces projets sont essentiels pour le rééquilibrage géographique et social du pays, et il faut que les jeunes saisissent l’opportunité exceptionnelle présentée par ces investissements.

Si les Calédoniens nous accordent leur confiance, nous veillerons à ce que l’Etat continue d’apporter son soutien à ces projets structurants, afin qu’ils génèrent sur l’ensemble de la province Nord, le maximum de retombées possibles pour les populations et pour les entreprises. Ils devront en particulier s’accompagner d’un effort accru en matière de formation des jeunes.

 Nous souhaitons également rappeler aux jeunes notre engagement en matière de lutte contre le racisme. Cet engagement est au cœur du projet de société que porte, depuis sa création, Calédonie Ensemble. Nous renouvelons à ce titre notre appel à tous les mouvements politiques du pays, qui doivent condamner de manière claire et ferme le racisme, d’où qu’il vienne, et éviter les messages ambigus ou ethno-centrés qui renforcent la perte de repère de certains jeunes et nous éloignent du destin commun.

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