Accueil ACTUALITÉS DECRYPTAGE DES MEDIAS – 18 juin au 6 juillet 2012

DECRYPTAGE DES MEDIAS – 18 juin au 6 juillet 2012

Soir de victoire

RNC le 18 juin – CALEDONIE ENSEMBLE

Journaliste
 : C’était la fête, hier soir, au QG de Calédonie ensemble. Les militants du parti ont suivi cette soirée, riche en rebondissements, avec la victoire, tout d’abord, de Sonia Lagarde, puis, au fur et à mesure de la soirée, la remontée, enfin, l’élection de Philippe Gomès. Le doublet historique a été accueilli par des applaudissements, hier soir, au PC de campagne de Calédonie ensemble.

Journaliste
 : Pour cette soirée spéciale, Calédonie ensemble a fait les choses en grands. Dans l’immense salle de cet hôtel du bord de mer, à Nouméa, la logistique du parti y a installé des postes de télévision.

Intervenant
 : J’ai 15 ans. Je trouve que c’est assez sympa de se retrouver entre militants, des gens qui partagent la même opinion.

Intervenante 1 : C’est ce qu’on pense nous aussi, que la Calédonie s’est construite par tout le monde, toutes les ethnies.

Journaliste : Dans une autre partie de la grande salle, des écrans géants offrent aux militants la possibilité de suivre, heure par heure, les résultats des bureaux de vote. Ils laissent espérer aux dirigeants du parti une double victoire, un grand chelem. Philippe Dunoyer, porte-parole de Calédonie ensemble :

Philippe Dunoyer : On le souhaite tous, naturellement. En tout cas, une vraie confirmation du sens du vote exprimé au premier tour, avec un bon report de voix, semble-t-il.

Journaliste : À l’heure de la première victoire dans la première circonscription, Sonia Lagarde est encore dans la salle, quand on apprend que les résultats du scrutin à Nouméa lui assurent plus de 53 % des suffrages. Hélène Iékawé, suppléante de Sonia Lagarde en pleure de joie :

Hélène Iékawé : Je voudrais d’abord remercier les électeurs des îles, mais l’ensemble des électeurs de Nouméa et les îles, qui ont voté pour Sonia et moi. C’est la fête, c’est une belle et grande victoire. Sonia, Philippe, deux députés. Pour Calédonie ensemble, c’est formidable.

Intervenante 2 : Il n’y a pas de mot, c’est extraordinaire.

Journaliste : Sonia Lagarde a devancé Gaël Yanno, avec près de 54 % des suffrages et remporte donc la première circonscription. Elle a dédié cette victoire à tous les Calédoniens, elle s’exprime également sur l’appartenance à un groupe politique à l’Assemblée nationale. Sonia Lagarde :

Sonia Lagarde : J’ai dit que c’était une victoire collective, c’est pas une victoire personnelle. C’est parce que, derrière, je pense à tous les gens qui m’ont rejoint, tous nos militants, tous nos adhérents, tous les gens qui se sont donnés beaucoup de mal. Mais c’est surtout la victoire de tous les Calédoniens qui ont voté pour moi, qui m’ont fait confiance. Et je crois que je n’ai qu’un mot, c’est que je suis très fière d’eux. On a dit des choses, pendant la campagne, pour dire qu’on voulait garder notre liberté de ton surtout, et donc on sait très bien que siéger en non-inscrits nécessite qu’on soit apparentés à un autre groupe. Apparenter, ça ne veut pas dire dans un groupe, c’est apparenté, parce que vous pouvez bénéficier de moyens techniques, c’est-à-dire vous exprimez plus souvent les questions à l’Assemblée nationale, etc. On va regarder tout ça de près, mais on est fidèles à ce qu’on a dit pendant la campagne, il y a absolument rien de nouveau là-dessus.

Journaliste : Également élu, hier soir, le leader de Calédonie ensemble a remercié l’ensemble des électeurs, en saluant le bon report des voix de ceux qui avaient voté au premier tour pour les autres candidats loyalistes. La double victoire de Calédonie ensemble est, pour lui, une étape importante pour le futur du territoire. Philippe Gomès :

Philippe Gomès : J’ai rien à exiger. Ce que je veux dire, c’est que lorsque le gouvernement a été renversé, j’avais indiqué que c’était un putsch, c’est-à-dire un acte illégitime. Calédonie ensemble représentait, à l’époque, 16 mille voix et avait été rayé des institutions d’un trait de plume par la volonté d’une coalition. Aujourd’hui, Calédonie ensemble revient par la grande porte, celle du suffrage universel, non plus avec 16 mille voix, mais avec 25 mille voix, et donc, a accru son assise à l’échelle du pays, et donc, sa légitimité. Ce que nous disons, nous, simplement, ce n’est pas plus compliqué que ça, c’est que l’Accord de Nouméa, il a été signé, il n’est pas fait pour mettre les uns contre les autres, pour qu’une majorité impose sa domination, à Calédonie ensemble ou à d’autres partis, l’Accord de Nouméa, il est fait pour qu’on travaille ensemble, mais tous ensemble, pas certains dans un coin, et d’autres pas. Ça, c’est la première chose que je veux dire. Et la deuxième chose, c’est que le résultat de cette élection, c’est un fait politique. Vous savez, les parlementaires étaient du RPCR ou du Rassemblement UMP depuis 35 ans. C’est la première fois dans l’histoire du pays que les deux parlementaires de sensibilité non-indépendantiste ne sont pas du Rassemblement UMP. Donc, c’est un changement fondamental dans l’histoire du pays. Ça veut dire qu’une autre voix peut être portée, doit être portée, toujours de sensibilité non-indépendantiste, à l’Assemblée nationale, et c’est ce que, avec Sonia Lagarde, je vais m’employer à faire, en respectant le mandat que les électeurs nous ont confié ce soir.

RNC le 18 juin 2012 – RESULTATS

Journaliste : Hier soir, au PC de campagne de Calédonie ensemble, l’annonce de la victoire du deuxième candidat du mouvement, après Sonia Lagarde, très vite dans la soirée, et après un long suspens, Philippe Gomès, le leader du mouvement était donc élu à son tour. Le film de ce doublet, hier soir :

Journaliste : Pour cette soirée spéciale, Calédonie ensemble a fait les choses en grand. Dans l’immense salle de cet hôtel du bord de mer à Nouméa, la logistique du parti a installé des postes de télévision. Ils permettent aux militants de suivre les débats retransmis en direct sur Nouvelle-Calédonie 1ère, avec les invités, dont Gérard Poadja, le suppléant de Philippe Gomès, en direct depuis le plateau de Koné :

Gérard Poadja : …en même temps que vous sur le plateau

Journaliste 
: Dans une autre partie de la grande salle, des écrans géants offrent aux militants la possibilité de suivre, heure par heure, les résultats des bureaux de vote. Ils laissent espérer aux dirigeants du parti une double victoire, un grand chelem.Philippe Dunoyer, porte-parole de Calédonie ensemble :

Philippe Dunoyer : On le souhaite tous, naturellement, en tout cas, une vraie confirmation du sens du vote exprimé au 1er tour avec un bon report de voix, semble-t-il.

Journaliste : À l’heure de la première victoire dans la 1ère circonscription, Sonia Lagarde est encore dans la salle, quand on apprend que les résultats du scrutin à Nouméa lui assure plus de 53 % des suffrages. Sonia Lagarde n’en a pas encore la confirmation.

Sonia Lagarde
 : Je crois que oui, parce qu’au moment où vous me posez cette question, il y a 2 mille voix d’avance, et il reste plus que trois bureaux de vote, il me semble.

Journaliste
 : Quelques instants plus tard la chose est confirmée. Hélène Iekawé, suppléante de Sonia Lagarde en pleure de joie.

Hélène Iekawé 
: Je voudrais d’abord remercier les électeurs des îles mais l’ensemble des électeurs de Nouméa et les îles qui ont voté pour Sonia et moi.

Intervenante
 : C’est une grande et belle victoire. Sonia, Philippe, deux députés pour Calédonie ensemble c’est formidable.

Journaliste : Le résultat des urnes confirme la seconde victoire. Philippe Gomès devance son adversaire avec plus de 52 % des suffrages exprimés. Philippe Gomès :
Philippe Gomès : C’est un jour important. Il faut pas oublier que depuis 35 ans, la représentation parlementaire du pays était le monopole du RPCR, d’abord, et ensuite du Rassemblement UMP, et on vient de mettre fin à un règne de 35 ans.

Journaliste : Un grand chelem, salué dans la liesse et la joie des militants. Le député Philippe Gomès prend alors son premier bain de foule au champagne.

Position de Jean-Luc Régent

RNC le 19 juin – RPC

Journaliste : Jean-Luc Regent claque la porte du RPC, parce que le parti n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour. En désaccord avec Isabelle Lafleur, sa présidente, Jean-Luc Regent a démissionné du RPC. Une démission actée, hier, par le comité d’orientation du parti. Mais Isabelle Lafleur exige, ce matin, dans un communiqué, de Jean-Luc Regent qu’il démissionne aussi de ses mandats au Congrès et à la province Sud. Pas question, répond l’intéressé, pour des raisons qu’il a expliquées :

Jean-Luc Regent : Moi, j’ai aucune raison de démissionner du Congrès et de l’assemblée de la province Sud. J’ai été élu en 2009…, enfin, j’ai été élu, j’ai remplacé Jacques Lafleur après sa démission, mais sur la base d’une liste qui s’est présentée en 2009 avec Jacques Lafleur comme tête de liste. Moi, j’ai toujours fait mon travail d’élu en appliquant le programme, notre programme du RPC de 2009, j’ai aucune raison de démissionner. J’ai pas de problème avec le Congrès, moi, ni avec mon travail au Congrès.

Journaliste : Mais, est-ce qu’il y a pas un manque de logique, parce que vous claquez la porte du RPC, mais en même temps, vous vous accrochez à vos sièges du Congrès et de province Sud ?

Jean-Luc Regent : Mais, écoutez, à partir du moment où le RPC ne soutient pas un candidat loyaliste, c’est lui qui dévie, c’est pas moi. En l’occurrence, cette décision d’Isabelle Lafleur de ne pas soutenir l’unique candidat loyaliste dans la deuxième circonscription, cette décision-là est complètement irresponsable et je n’ai pas à la suivre. C’est pas pour ça que je n’ai pas continué mon travail d’élu.

Commentaire de Simon Loueckhote sur les déclarations du FLNKS

Océane FM le 21 juin 2012

Journaliste : Dans une lettre ouverte, sur Facebook, Simon Loueckhote dénonce les menaces FLNKS et du Parti travailliste. Je cite, non contents que leur drapeau ait été hissé sur le fronton des édifices publics aux côtés du drapeau français, non contents qu’ils aient obtenu la présidence du Congrès, celles d’un certain nombre de commissions et bien d’autres avantages, sans qu’ils manifestent en retour le moindre geste, ils considèrent maintenant que l’élection des deux candidats de Calédonie ensemble est un non-événement et que la nouvelle donne politique aura les conséquences certaines qui pourraient venir de chez eux. Si ce ne sont pas des menaces, je ne sais pas ce que c’est. Fin de citation.

Quand les auditeurs posent des questions pertinentes…

RNC le 22 juin – Emission « C’est à dire » avec Gérard Reignier

Journaliste : Une question sur notre répondeur :

Intervenant : J’appelle de Nouméa. On entend certains indépendantistes du FLNKS menacer de troubles le pays car ils ont perdu les élections et qu’ils vont perdre également les petits cadeaux du Rassemblement UMP et de l’Avenir ensemble. Frogier et Martin jette de l’huile sur le feu et empêchent toute forme de discussion et souhaitent voir le FLNKS faire la guerre. Monsieur Reignier, allez-vous détourner le résultat des urnes, allez-vous punir les 25 milles électeurs qui, pour Frogier, n’ont rien compris et ont mal voté ?

Journaliste : Est-ce qu’il peut y avoir des tensions demain ?

Gérard Reignier : Des tensions, il y en a toujours, de tout ordre, c’est pas le paradis ici, Jean-Marie Tjibaou le disait. Simplement, pour nous, on s’est réunis au bureau politique du FLNKS, je le redis encore une fois, nous ne sommes pas là pour faire des troubles, nous sommes pour l’application de l’Accord de Nouméa et la construction du pays, et la construction du pays ne peut se faire que dans un monde apaisé, serein, et qui veut aller de l’avant. C’est le cas du FLNKS.

Quand la présidence du congrès devient un acquis de la lutte…

RRB le 25 juin 2012 – UC

Journaliste : L’UC veut conserver la présidence du Congrès et Charles Pidjot énonce plusieurs griefs à l’encontre de Philippe Gomès :

Charles Pidjot : Il va nous trouver, au Congrès, sur le poste de président, parce que c’est une chose qu’on a acquise, on est chez nous, ce poste nous revient de droit.

L’opinion d’Harold MARTIN sur le renouvellement de la Présidence du congrès…

RRB le 26 juin 2012

Journaliste : Justement, dans l’attente de cette prise de position de la part de Philippe Gomès, est-ce que vous avez commencé à préparer, à réfléchir à la suite des choses, et notamment à la prochaine échéance qui va être ce renouvellement du bureau et du président du Congrès ?

Harold Martin : C’est un problème qu’il va falloir trancher. Je sais bien que les indépendantistes ne vont pas être contents, bien évidemment, surtout que Rock Wamytan était un bon président du Congrès, il a dynamisé le Congrès, il y a fait beaucoup de choses, il s’est bien débrouillé. Ce serait un petit peu injuste de lui faire prendre la porte.

Quand LKU réexplique l’histoire du renversement du gouvernement GOMES.

RRB le 29 juin 2012

Louis Kotra Urégei: (…) quand Charles PIDJOT, président de l’UC, à La Foa, et moi, j’étais là, on était là tous les deux, avec les militants, quand Charles Pidjot, à La Foa dit: « je donne un délai d’un mois pour que le drapeau soit monté à La Foa. S’il n’est pas monté à La Foa, c’est le gouvernement Gomès qui chute, le gouvernement de celui qui s’oppose au drapeau ». Quand Charles Pidjot, il fait ça, il prend sa responsabilité parce qu’il faut savoir aussi prendre ses responsabilités. (…)

Louis Kotra Uregei: (…) Moi, je sais qu’en 2008, lorsqu’il y a eu le colloque à l’université, par rapport aux 20 ans des accords, moi, j’avais dit à ce moment-là que, étant signataire des accords Oudinot de 88, pour moi, ma signature avait été trahie, et ça, c’était il y a un peu plus de trois ans.

Quand Calédonie Ensemble remet les pendules à l’heure

RNC le 29 juin 2012

Journaliste : Calédonie ensemble qui dénonce, justement, les analyses qualifiées d’outrancières, de dangereuses et d’excessives, tenues par différents responsables de l’UC, de l’Avenir ensemble et du Rassemblement UMP. Après le résultat des législatives, le parti de Philippe Gomès parle de tentatives d’instrumentalisation.

Philippe Michel : Essayer de faire croire à l’opinion que Calédonie ensemble veut descendre de force le drapeau du FLNKS, c’est de la provocation et une tentative de radicalisation.

Journaliste : Calédonie ensemble réagit aux propos tenus récemment par les UC, Rock Wamytan et Charles Pidjot, ou ceux d’Harold Martin de l’Avenir ensemble et Pierre Frogier du Rassemblement UMP. Philippe Michel considère certaines déclarations comme une tentative de manipulations de l’opinion, il veut rétablir des vérités, d’abord, sur le drapeau :

Philippe Michel : Nous rappelons non seulement les termes mêmes de l’Accord de Nouméa, mais également les conclusions des deux derniers comités des signataires qui ont tous deux rappelé que ce drapeau du FLNKS flotterait à titre transitoire et que les responsables politiques du pays devaient entamer les discussions pour la recherche d’un drapeau commun.

Quand l’UPM regrette le soutien de LKU à Jean-Pierre DJAIWE lors des élections législatives…

Radio Djido le 6 juillet 2012

Journaliste: (…) L’UPM qui regrette que certains de, je cite, nos soutiens venus tardivement aient contribués à brouiller notre message d’ouverture et de confiance mis en place grâce à une campagne sereine et digne.

RCN le 6 juillet 2012 – Didier LEROUX

Journaliste: Et vous pensez que Calédonie Ensemble, a sa place, à nouveau, dans les institutions?

Didier Leroux: Bien sûr, j’ai toujours pensé que…, l’Avenir ensemble, en 2011, avait fait une erreur de marginlaiser et d’exclure le Rassemblement de tout. Je pense que la coalition Rassemblement UMP – UC – Parti Travailliste, aujourd’hui, fait la même erreur à l’égard de Calédonie Ensemble, qu’il faut pas exclure du tout.(…)

Journaliste: Pensez-vous que Calédonie ensemble, de leurs premiers pas en tant que députés?

Didier Leroux: Ils n’ont pas voté la confiance au Premier ministre, et si j’avais été à leur place, j’aurais fait la même chose. Ils ont adhéré à un mouvement centriste qui, à mon avis, n’est pas forcément un mouvement centriste qui représente un courant pas très indépendant, puisque c’est un mouvement centriste qui est lié à l’UMP. (…) Donc, ils se sont affiliés à ce mouvement, je trouve ça très bien. (…)

Journaliste: Lors du renouvellement du congrès, qu’est-ce que vous allez faire, vous?

Didier Leroux: Ca dépendra bien évidemment des candidats en présence, et aujourd’hui, je suis pas capable de vous répondre.

Journaliste: Vous êtes plutôt pour le maintien de Rock Wamytan à la tête du congrès ou pas?

Didier Leroux: Je sais pas, ça dépend des conditions. (…) le fait que ce soit Rock Wamytan, indépendantiste, ou un non-indépendantiste, ça change pas grand-chose, sauf le fait que finalement ça lui donne une tribune à partir de laquelle s’exprimer, et comme on a pu le constater, faire de nombreux voyages.

À voir aussi :

Présidentielle : La déclaration du député Philippe Gomès

Ce 26 avril, dans une déclaration solennelle lue à la presse, Philippe Gomès, s’exprimant …