Accueil ACTUALITÉS ELECTION DU PRESIDENT DU CONGRES : ROCH WAMYTAN N’EST PAS PRESSE !

ELECTION DU PRESIDENT DU CONGRES : ROCH WAMYTAN N’EST PAS PRESSE !

Conférence de presse du mercredi 18 juillet 2012

Hier, à 14 heures, la conférence des Présidents s’est réunie au congrès de la Nouvelle-Calédonie pour fixer le calendrier des commissions et des séances publiques de la session administrative, ouverte depuis le 30 juin dernier.

A cette occasion, nous avons appris que la séance publique consacrée à l’élection du Président du congrès et au renouvellement du bureau, des commissions et des représentations extérieures aurait lieu le vendredi 29 août prochain, c’est-à-dire le dernier jour de la session administrative.

Entre-temps, sept séances publiques (les 6, 7, 9, 13, 14, 23 et 27 août) consacrées à l’examen des textes, notamment du BS 2012, se dérouleront.

Roch Wamytan fait donc tout ce qui en son pouvoir pour occuper le plus longtemps possible la présidence du congrès. Les Calédoniens ne sont pas dupes.

1. C’est la première fois dans l’histoire du pays que la première séance de la session administrative ne sera pas consacrée à l’élection du Président et au renouvellement du bureau.

En effet, c’est désormais une « tradition républicaine » que le Président du congrès soit élu lors de la première séance de la session administrative. L’élection donne au nouveau président toute la légitimité nécessaire pour conduire les travaux du congrès pendant une année.

Cette pratique est tellement bien ancrée dans le fonctionnement de nos institutions que, dans le cadre de la refonte du règlement intérieur, les élus, quel que soit leur groupe politique d’appartenance, ont unanimement souhaité qu’elle soit écrite. Sans doute pour qu’elle ne puisse pas être remise en cause…

Nous regrettons qu’une nouvelle fois, les règles qui nous sont communes ne soient pas respectées. Qu’une nouvelle fois, des intérêts personnels, liés à un poste, priment sur l’intérêt général qui s’attache au fonctionnement normal de nos institutions.

Au gouvernement, la coalition au pouvoir a réduit la collégialité à néant, en imposant leurs secteurs aux membres Calédonie Ensemble du gouvernement, en les excluant systématiquement de toutes les représentations au sein des conseils d’administration, des comités, des conseils… alors même qu’ils constituent le premier groupe en nombre.

Au congrès, il faut se souvenir des conditions dans lesquelles M. Wamytan a été élu à la présidence du congrès. Cette élection a été annulée par le Conseil d’Etat qui a jugé qu’elle s’était déroulée dans des conditions irrégulières, la séance litigieuse n’ayant même pas fait l’objet d’une convocation en bonne et due forme.

On le voit bien. M. Wamytan pratique un double langage. Lundi, il déclarait : « Depuis mon arrivée au congrès, j’ai voulu placer ma mandature sous l’égide de la modernisation et de l’ouverture (…) ». Et, mardi, en conférence des Présidents, il remettait en cause la règle immuable selon laquelle le président du congrès est élu lors de la première séance de la session administrative.

Mais cette nouvelle manœuvre n’échappera pas aux Calédoniens…

2. Cela étant, cette conférence des Présidents nous a aussi réservé quelques surprises agréables.

Sur le drapeau commun, Roch Wamytan a reconnu la nécessité d’examiner la dernière proposition de délibération de Calédonie Ensemble en vue de mettre en place une commission spéciale chargée de rechercher en commun un drapeau représentant « l’identité kanak et le futur partagé entre tous ». Il semble d’accord pour engager ce travail qui est prévu par l’Accord de Nouméa et qui a été rappelé lors des deux derniers Comités des signataires.

Sur la clé de répartition, Le président du congrès a accepté également de mettre en place un groupe de travail politique sur la clé de répartition. Il faut rappeler que Calédonie Ensemble est le seul groupe à avoir déposé deux propositions de loi du pays sur le sujet, qui ont toutes les deux été validées par le Conseil d’Etat et qui dorment depuis plus d’un an et demi sur le bureau du congrès. Il était temps !

Enfin, sur le minimum vieillesse, le Président du congrès a accepté que notre proposition de loi du pays sur la modification du minimum vieillesse et retraite soit examinée en même temps que le projet du gouvernement. C’est la première fois qu’une proposition de texte de notre groupe sera examinée dans les formes prescrites par la loi organique et le règlement intérieur.

Au bilan, nous constatons qu’en dépit de quelques avancées, le fonctionnement des institutions n’obéit toujours pas aux règles précises fixées par les textes. Dans la perspective du prochain renouvellement du congrès, nous appelons les formations politiques de la coalition au respect de ces règles de fonctionnement et du principe de proportionnalité tel qu’il est instauré par l’Accord de Nouméa dans les principaux organes institutionnels (gouvernement, commission permanente et bureau du congrès).

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