Accueil ACTUALITÉS SUR LA DECLARATION DU MINISTRE DE L’OUTRE-MER

SUR LA DECLARATION DU MINISTRE DE L’OUTRE-MER

Sur Radio Djido le 2 août 2012

Journaliste: Les réactions n’ont pas manqué pour dénoncer Victorin Lurel d’avoir prononcé le nom de Kanaky Nouvelle-Calédonie.

Victor Tutugoro: Kanaky, c’est reconnaître la légitimité du peuple autochtone, du peuple kanak, qui veut son indépendance. (…) Donc, pour reconnaître cette légitimité, je crois que la légitimité kanake, le Premier ministre est venu lui-même lever le drapeau Kanaky, pour reconnaître justement cette légitimité-là et l’autre ministre du gouvernement de la France, aujourd’hui, ben, va dans le même sens, en reconnaissant cette légitimité-là. (…)

Sur RNC le 2 août 2012

Journaliste : « Une tempête dans un verre d’eau », les mots du ministre de l’outre-mer, Victorin Lurel, qui est revenu sur la polémique déclenchée par ses propos, rapportés par les Nouvelles Calédoniennes, parlant de la Nouvelle-Calédonie, la Kanaky. « Ce n’est pas un gros mot », a-t-il affirmé à la sortie du conseil des ministres qui se tenait à l’Élysée, cette nuit pour nous.

Victorin Lurel: En quoi est-ce un gros mot que de parler de kanak, de Kanaky, de Nouvelle-Calédonie ? Franchement, je ne comprends pas la chose.

Journaliste : Et justement, Philippe Gomès estime pour sa part que c’est une maladresse. Le leader de Calédonie ensemble rappelle que, selon l’Accord de Nouméa, c’est aux Calédoniens de se prononcer sur le nom du pays. Il ajoute que l’État ne doit pas prendre parti. Philippe Gomès :

Philippe Gomès : Je crois que Victorin Lurel, en faisant ce qu’il a fait, empiétait sur la souveraineté calédonienne, puisque c’est nous qui avons la capacité à décider si nous changeons, ou ne changeons pas, de nom. Donc, je considère que c’est une maladresse qui témoigne que l’ensemble de la complexité du dossier calédonien n’a pas été totalement encore intégré et j’espère qu’à l’avenir, le ministre des outre-mer en restera à ce qu’a dit le Premier ministre, c’est-à-dire le rôle de l’État, c’est partenaire de l’accord, mais en tant que point d’équilibre entre les uns et les autres, et non pas prendre parti pour les uns ou pour les autres.

À voir aussi :

Les remerciements des députés Philippe Gomès et Philippe Dunoyer

Très cher(e)s ami(e)s, Ce dimanche 18 juin, 46 301 Calédoniens nous ont accordé leur confi…