Accueil ACTUALITÉS COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LES DECLARATIONS DU GROUPE MELANESIEN FER DE LANCE

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LES DECLARATIONS DU GROUPE MELANESIEN FER DE LANCE

Lundi 20 août 2012

A l’issue d’une visite de 5 jours en Nouvelle-Calédonie, la délégation du Groupe Mélanésien Fer de Lance aurait, selon Victor Tutugoro, considéré que l’indépendance du pays constituait un préalable à la substitution du FLNKS par la Nouvelle-Calédonie au sein du groupe.

Calédonie Ensemble exprime son désaccord avec cette position.

Si le GMFL, lors de sa création en 1988, affichait le soutien de la cause indépendantiste Kanak comme sa première raison d’être, l’organisation a ensuite réorienté ses objectifs vers la coopération économique. Cette voie est d’autant plus logique que la situation politique de la Nouvelle-Calédonie n’est, en 2012, plus du tout celle qui avait cours en mars 1988 : cette situation est en effet d’abord marquée par 24 années d’efforts permanents et volontaristes en faveur du rééquilibrage, sur le plan institutionnel, social, culturel et économique, au profit de la communauté Kanak.

Les formations politiques, indépendantistes et non-indépendantistes, qui ont signé l’accord de Nouméa, ont affirmé par ce biais leur volonté de bâtir ensemble le destin commun de toutes les communautés vivant en Nouvelle-Calédonie et entériné les modalités prévues par l’Accord pour l’émancipation progressive du pays. Et au premier rang des compétences nouvelles ainsi exercées par la Nouvelle-Calédonie figurent les relations internationales, partagées avec la France.

C’est pour cette raison que, le 31 août 2009, dans la déclaration de politique générale du gouvernement collégial, Philippe Gomès avait annoncé l’objectif de voir la Nouvelle-Calédonie devenir membre du Groupe Mélanésien Fer de Lance. Une première étape en ce sens devait être franchie à travers la participation officielle du pays aux réunions du Groupe, en tant qu’« invité spécial ». Le bureau du GMFL avait donné son accord pour cette position d’observateur, préalable à une substitution du FLNKS par la Nouvelle-Calédonie.

La position prise aujourd’hui par la délégation du Groupe constitue, par rapport à cette décision du bureau, un retour en arrière.

À voir aussi :

Philippe Gomès : « Il nous faut définir notre patrimoine commun »

Le député Philippe Gomès a participé ce 18 novembre au colloque sur l’avenir institutionne…