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LES INDIGNES

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 30 AOUT 2012

Nous avons pris bonne note de l’indignation de Pierre Frogier, d’Harold Martin et de Didier Leroux, qui ont jugé « provocateur » le discours d’investiture prononcé par Gérard Poadja, nouveau président du Congrès.Leur indignation est bien sélective…

Ainsi, ils restent muets lorsque Louis Kotra Uregei scande : « Kanaky 2014 : c’est clair ! On va négocier quoi ? » (TNC, le 1er mai 2012).

Aucune parole de désapprobation ne sort de leur bouche lorsque Charles Pidjot dit, en parlant de Philippe Gomès : « Il ne veut pas d’un Kanak à la tête du Congrès et du gouvernement, pourquoi ? Parce qu’on est noirs ? » (RRB, le 26 juin 2012).

Et ils sont encore silencieux lorsque, la veille de l’élection du président du Congrès, Charles Pidjot déclare : « On ne veut pas nous voir sur des postes à responsabilité dans ce pays ? On va retourner sur le terrain, c’est tout ! » (RRB, le 28 août 2012), ou encore : « Simon Loueckhote et Gérard Poadja sont des Kanaks-Pétain,  pas des Kanaks qui travaillent pour leur pays ou pour le peuple. (…) À quel moment ils ont défendu les Calédoniens et le peuple kanak ? » (RNC, le 29 août 2012).

Ceux qui, il y a un an, ont élu Roch Wamytan à la présidence du Congrès, se taisent suite à tous ces propos, mais ils s’indignent aujourd’hui du discours de Gérard Poadja.

Les Calédoniens apprécieront à sa juste valeur cette énième tartufferie, car tout ce que Gérard Poadja a fait, c’est réaffirmer, très simplement, ce qui fonde son engagement :

C’est, d’abord, le respect de la démocratie : « Je crois profondément que le respect de la démocratie est une condition première de la construction du destin commun et du maintien de la paix ».

C’est, ensuite, son attachement viscéral aux valeurs de la République : « J’ai une pensée toute particulière aujourd’hui pour mon père et pour tous ceux et toutes celles qui, à ses côtés (…) ont toujours su défendre les valeurs portées par la République. »

C’est, enfin, le respect à l’Accord de Nouméa, tant dans sa lettre que dans son esprit : « L’accord de Nouméa doit redevenir notre feuille de route commune, sur tous les sujets. »

Mais au fond, il n’est pas si curieux que s’indignent, dans un même élan, Pierre Frogier, Charles Pidjot, Harold Martin, Louis Kotra Uregei et Didier Leroux, comme le ferait une coalition qui perdure sans vouloir dire son nom et qui n’aurait désormais qu’un seul et unique dogme : Tout Sauf Calédonie Ensemble.

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