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REVENUS DES PERSONNES AGEES : LE GOUVERNEMENT PERSISTE DANS SON BLOCAGE

Conférence de presse de Philippe DUNOYER le 18 septembre 2012

Lors de sa réunion hebdomadaire, ce matin, le gouvernement a demandé que, début octobre, une séance de l’assemblée soit dédiée à l’examen de son projet de loi du pays « portant modification du complément retraite de solidarité ». De par la loi organique, le gouvernement a, en effet, la main sur l’agenda du congrès durant les intersessions.

Le but de ce projet de loi du pays est de corriger l’un des défauts des textes votés les 10 et 30 décembre derniers, en rendant éligibles au CRS certains des retraités CAFAT aujourd’hui exclus du fait d’une retraite commencée avant l’âge de 60 ans. Alors qu’il y a 5000 retraités ainsi exclus de ce dispositif social par la règle de l’âge de départ en retraite, le gouvernement a choisi de ne prendre en compte que ceux dont la retraite est à taux plein. La CAFAT a identifié 750 personnes éligibles dans cette situation, dont 250 environ ayant des revenus inférieurs aux seuils du CRS.

Nous avons demandé que le gouvernement ajoute, à l’ordre du jour de cette séance à venir du Congrès, la proposition de loi du pays déposée sur le bureau du congrès, le 20 janvier dernier, par Calédonie Ensemble. Cette proposition a pour objet de prendre en compte la totalité des 5000 retraités exclus du CRS, quelle que soit leur durée de cotisation, ainsi que les anciens travailleurs indépendants, en majorant le montant de leur « minimum vieillesse » à proportion de leur durée d’activité professionnelle passée. Cette réforme est juste et attendue.

Le gouvernement a refusé notre demande de voir les deux textes examinés lors de la même séance. Pourtant, un tel examen conjoint avait déjà été décidé par le bureau du congrès pour la séance du 14 août 2012, mais le gouvernement avait demandé et obtenu, lors de la « conférence des présidents » du 6 août, un report de ces textes. Aucune justification n’avait été fournie, ce qui avait évidemment causé un fort mécontentement des retraités à faibles revenus.

Nous déplorons l’entêtement du gouvernement, qui, pour des raisons purement politiciennes, refuse de prendre en compte les attentes légitimes de ces retraités. Nous continuerons de porter devant le bureau du congrès l’absolue nécessité d’examiner les deux textes.

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