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UNE QUESTION D’HONNEUR

En avril 2006, le comité Rebu Nuu a déposé plainte contre moi au motif que Spot, dont j’étais alors actionnaire, avait obtenu, pour la base-vie de Goro-Nickel, deux marchés de pose de climatiseurs d’un montant total de 127 millions CFP.

L’enquête conduite par les gendarmes a démontré que ces deux marchés avaient été obtenus dans des conditions parfaitement limpides, après des procédures d’appels d’offres jugées « honnêtes et régulières ».

Au cours des 6 années de procédure sur ce dossier, 2 juges d’instructionaprès avoir entendu des dizaines d’acteurs du dossier, ont décidé de ne pas me mettre en examenau motif qu’il n’existait pas d’éléments « graves et concordants » permettant de considérer que j’avais commis un délit. Ces deux magistrats – indépendants et expérimentés – ont pris cette décision « en leur intime conviction ».

Le second, M. Serge Durand, a même rendu, le 26 octobre 2009, une « ordonnance de refus de mise en examen de M. Gomès ».

Pourtant, le 7 mai 2012, en pleine campagne électorale des législatives, le tribunal de Nouméa m’a condamné à 5 mois de prison avec sursis et 2 millions de francs CFP d’amende, pour prise illégale d’intérêt.

Où sont le droit et la justice, lorsque trois instances différentes (2 juges d’instruction et le tribunal correctionnel), à 3 moments différents, prennent sur une même affaire, au vu des mêmes éléments, des décisions totalement opposées ?

Parce qu’il en allait de mon honneur et de l’idée que je me fais de la justice de mon pays, j’ai fait appel de cette condamnation et, ce matin, j’ai répondu aux questions de la cour d’appel.

Comme ce fut déjà le cas lors du premier procès, les débats ont parfaitement démontré que je n’avais aucunement profité de ma situation de président de la province pour influencer, en faveur de Spot, la décision de quiconque concernant ces contrats de climatiseurs.

Les faits sont donc clairs pour tous, y compris pour le ministère public. Celui-ci a requis une simple amende, et non, comme en première instance, une peine de prison avec sursis.

J’espère que, dans le prolongement des décisions prises par les juges d’instruction, la cour d’appel reconnaitra mon innocence et prononcera, le 4 décembre prochain, la relaxe.

 

Philippe GOMES

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