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OPERATION ENLEVEMENT DES CASES: ENTRE DESOLATION ET INDIGNATION

Par Journal Kanak Palika, mercredi 14 novembre 2012, 01:21 ·

Ce qui devait arriver, arriva à l’aube du 13 novembre 2012 : les cases construites sur le parking du mwâkââ à la baie de la Moselle ont été rasées à coup de bulldozer sous les regards désarçonnés des membres du « collectif pour le maintien des cases ».

Le projet intitulé « une tribu dans la ville » concocté par le « comité 150 ans après… » et soutenu par des organisation politiques (PT, UC, DUS, RDO) et syndicaux (USTKE, SLUA) vient de connaître un énième rebondissement: les cases, symbole de sécurité, de foyer et de prospérité dans la culture kanak sont anéanties à coup de bouteur, sous l’œil déridé des élus municipaux de la ville et les regards désarçonnés des membres du collectif.

Une chose est sûre, la folklorisation à outrance de la culture kanak par le « comité 150 ans après … » produit inévitablement les effets contraires à ce qui est escompté. L’ambition de réaliser l’unité du peuple kanak avec les communautés du pays dans la perspective d’un destin commun, risque de n’être qu’un vœu pieux après toutes ces confusions entretenues par les membres du comité depuis le début du projet.

De leurs côtés, les organisations politiques et syndicaux qui ont apporté leurs soutiens « jusqu’au boutistes » au comité doivent aussi avoir le courage d’assumer leurs engagements. Ce n’est un secret pour quiconque qui sait qu’elles ont toutes des contacts au sénat coutumier, en plus de leurs présences dans le cadre du « conseil politique » au gouvernement de la NC.

De ce fait, l’instrumentalisation des outils de décision démocratiques (Sénat et gouvernement) à leur convenance expose le citoyen tout venant à des croyances de toute puissance sans fondement solide.

Après la propagande faite autour du double drapeau en 2011,voici qu’on promet de construire la tribu dans la ville en 2012, en préfiguration de la « kanaky » en 2013, pour être en cohérence avec la promesse du PT et de l’UC (R. W)  « l’indépendance en 2014 ».

Sauf que l’ADN prévoit pour 2014 une élection provinciale, point barre. La question de l’indépendance doit se jouer, selon le FLNKS, au référendum pour les transferts des régaliennes dès 2018. D’ici là, il s’agit de construire les outils de développement du pays d’une part et d’autre part de convaincre au lieu de faire peur.

On le voit la résignation et la désolation, que provoque chez tout citoyen (jeunes et vieux) la démolition des cases, doivent pouvoir être accueillies dans un discours politique de vérité et non de promesses électorales.

Car les retours de manivelles laissent parfois des traces indélébiles.

 

(Sources: http://journal.kanak.over-blog.com/)

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