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CONCLUSIONS DU CONSEIL POLITIQUE

14/11/12 – communiqué – politique

Le conseil politique du mouvement, réuni le 23 octobre, avait décidé l’engagement d’une démarche concertée avec les autres groupes politiques du congrès afin de préparer l’installation d’un nouveau gouvernement, dans le triple objectif de :

  • restaurer une stabilité institutionnelle fondée sur le respect de l’accord de Nouméa,

  • permettre la mise en œuvre des réformes économiques et sociales attendues par les Calédoniens,

  • et rétablir, sur des bases saines, un dialogue constructif entre indépendantistes et non-indépendantistes.

Comme cela avait été annoncé le 23 octobre, le conseil politique s’est à nouveau réuni ce soir, afin de faire le point sur cette démarche.

Les responsables du mouvement ont rappelé leur action :

  • demande officielle de rendez-vous auprès des chefs de groupe.

  • proposition écrite d’une« feuille de route du nouveau gouvernement », sous la forme d’une liste de 12 chantiers nécessaires à une mise en œuvre complète de l’accord de Nouméa et de 12 réformes économiques, sociales et culturelles prioritaires.

  • contacts informels avec divers élus.

Les constats qu’ils en tirent sont les suivants :

  • à titre individuel, tous les élus contactés approuvent notre diagnostic de la situation politique et notre proposition de changer de gouvernement, mais au niveau des états-majors, la coalition vit encore : ils refusent toute discussion visant à un changement de gouvernement.

  • la seule exception est celle du Palika, qui a tenu avec nous une réunion officielle et qui se déclare défavorable à une démission, mais favorable à un changement de gouvernement reposant sur la définition concertée d’une liste de priorités.

  • l’UC refuse une discussion officielle avec Calédonie Ensemble concernant un changement de gouvernement, mais se déclare intéressée par une discussion sur notre proposition de réformes économiques et sociales prioritaires.

  • le président du RUMP considère que le gouvernement « travaille » et qu’« il n’y a aucune raison de le faire tomber». Il annonce que, « si jamais le gouvernement devait tomber, le Rassemblement fera en sorte de réunir les mouvements politiques qui, lors de l’élection du président du Congrès, ont soutenu la candidature de Simon Loueckhote ».

Il y a lieu également de tenir compte du contexte politique :

  • l’UC élira ce week-end un nouveau président et deux « courants » s’opposent : l’un est favorable au statu quo et l’autre est favorable à un abandon définitif de la coalition avec le RUMP et le PT et à un retour à une dynamique FLNKS.

  • au sein du RUMP, Pierre Frogier veut maintenir la politique actuelle d’ouverture aux indépendantistes, mais pour Gaël Yanno, la défaite électorale du RUMP résulte de concessions unilatérales et il faut donc rétablir un rapport de force avec les indépendantistes et restaurer l’entente entre non-indépendantistes.

Trois options se présentent à notre mouvement :

La première consiste à renoncer à changer le gouvernement RUMP-UC-PT actuellement en place. C’est une option confortable pour notre mouvement, mais dangereuse pour le pays, car aucune réforme n’avancera.

La deuxième option consiste à démissionner du gouvernement, ce qui obligera à un renouvellement complet de celui-ci. La concertation n’ayant pas abouti, c’est une option risquée pour notre mouvement et incertaine pour le pays, puisqu’aucun cap politique clair n’aura été tracé. De plus, le nouvel exécutif sera formé par des mouvements encore très divisés.

La troisième option consiste à déposer une motion de censure, qui obligera les partis politiques à prendre leurs responsabilités à l’égard des Calédoniens, en toute transparence :

  • en s’opposant à la censure, ils décideraient de maintenir le gouvernement actuel. Ils devraient alors en assumer les conséquences.

  • en votant la motion de censure, ils décideraient de tourner la page de la coalition. Ils inscriraient alors le pays dans une nouvelle stabilité institutionnelle et un nouvel élan, jusqu’aux provinciales.

Le conseil politique a confirmé la nécessité de ce nouvel élan et a choisi, pour se donner les meilleures chances d’y arriver, la voie de la motion de censure.

En fonction du calendrier politique, celle-ci pourrait être déposée après le comité des signataires.

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