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CALÉDONIE ENSEMBLE RÉAFFIRME SES PRINCIPES POUR LA VALORISATION DES RESSOURCES MINIÈRES

Communiqué de presse – 21/11/2012 – CSI

Calédonie Ensemble saisit l’opportunité de la 7ème réunion du comité stratégique industriel pour réaffirmer ses positions sur la politique industrielle et minière de la Nouvelle-Calédonie.

1°) La valorisation de nos richesses naturelles est une impérieuse nécessité, car c’est la première condition du développement du pays.

Le nickel est une ressource non renouvelable et la Nouvelle-Calédonie ne peut participer aux investissements métallurgiques, qui représentent des capitaux considérables, si elle ne valorise pas ses ressources.

Il est donc indispensable que, lorsque des droits d’exploitation sont attribués, il soit tenu compte de la valeur des massifs. C’est ce que la province Nord a mis en œuvre dans le montage financier du projet Koniambo. C’est aussi ce que la province Sud avait mis en œuvre, lors de l’attribution, fin 2008, des massifs de Prony-ouest et creek Pernod à la SLN, dans le cadre d’une société de projet associant la collectivité et l’entreprise minière à 50%, sur la base d’une valeur du massif arrêtée à 150 milliards de francs.

2°)  La maitrise de l’actionnariat des outils métallurgiques est un impératif stratégique pour la Nouvelle-Calédonie.

Tous les pays de la planète cherchent à assurer la maîtrise de leurs entreprises stratégiques.

La Nouvelle-Calédonie doit, elle aussi, contrôler les outils économiques et industriels nécessaires à son développement. C’est ce qu’indique expressément l’Accord de Nouméa. C’est d’ailleurs déjà le cas dans les secteurs des transports aériens (Aircalin), de l’énergie (Enercal), de la banque (BCI) et de l’industrie métallurgique (Usines du Nord et de Corée).

La SLN fait, bien sûr, partie de ces outils. C’est pourquoi des accords ont été passés en 1999 et 2000 avec la SLN et ERAMET pour permettre l’entrée des intérêts calédoniens au capital de ces sociétés, via la STCPI, en traçant la perspective d’une Nouvelle-Calédonie majoritaire au sein de la SLN.

Dans ce cadre, nous avions proposé, en juin 2008, que, grâce à un échange d’actions avec ERAMET, la participation de la STCPI au capital de la SLN évolue de 34 à 39%, puis, soit portée à 51%. Cette proposition avait fait l’objet d’un avis favorable de l’assemblée de la province Sud, le 25 juin 2008, et d’une délibération votée à l’unanimité par l’Assemblée Générale de la STCPI, le 27 juin 2008.

Calédonie Ensemble continue à inscrire son action dans la perspective de cette participation majoritaire au sein de la SLN.

Le « fonds stratégique d’investissements » de l’Etat (le FSI) possède aujourd’hui 26  % des parts d’ERAMET mais n’a pas vocation à les conserver à long terme. Afin de préserver les intérêts de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis de ce risque, il est nécessaire d’engager, dès aujourd’hui, les discussions préalables à une prise de participation majoritaire des intérêts calédoniens  au sein de la SLN.

Nous rappelons de même que nous avons toujours soutenu la participation, à hauteur de 51%, de la SMSP dans les usines du Nord et de Corée, et que nous sommes à l’origine de la prise de participation de la province Sud, par l’intermédiaire de la SPMSC, dans l’usine de Goro, participation qui peut évoluer, dans le cadre du pacte d’actionnaires signé en 2008, jusqu’à 20%

3°) Les minerais non transformables localement doivent être exportés prioritairement vers des outils de production métallurgique dans lesquels le pays est actionnaire, ou en fonction de contrats permettant un partage de la valeur ajoutée

L’activité d’extraction minière est essentielle pour la création d’emplois et de richesses dans l’intérieur du pays. Mais la bonne gestion de nos ressources minières doit nous conduire à limiter nos exportations aux minerais non transformables localement, en les orientant prioritairement vers des structures permettant d’optimiser les retombées économiques pour le pays.

4°) Il faut préparer l’après nickel en créant un fonds pour les générations futures, alimenté par une redevance d’extraction minière.

Lors du débat d’orientations budgétaires du 23 septembre 2010, au congrès, Calédonie Ensemble avait proposé que le « fonds pour les générations futures » prévu par le schéma minier de 2009 soit alimenté d’une part par la création d’une redevance minière, assise sur les quantités de nickel contenues dans le minerai extrait et valorisée selon les cours internationaux, et d’autre part par les excédents d’IS35 encaissés durant les périodes de conjoncture favorable.

Nous proposions également que ce fonds soit affecté pour une part à des investissements de diversification économique permettant de préparer l’après nickel, et pour une autre part à des placements financiers permettant de constituer une épargne intergénérationnelle.

5°) Ces 4 principes doivent s’inscrire dans une stratégie commune, partagée par les trois provinces et mise en œuvre au bénéfice de tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie.

Cette perspective implique nécessairement la création, au niveau du pays, d’une structure commune de gestion des participations industrielles détenues aujourd’hui par la STCPI (SLN), la SMSP (KNS et SNNC/NMC) et la SPMSC (Vale), et une redéfinition du partage des droits et obligations correspondant à ces participations.

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