Accueil VU SUR LE WEB VICTORIN LUREL : LES SIGNES IDENTITAIRES À L’ORDRE DU JOUR DU COMITÉ DES SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE NOUMEA

VICTORIN LUREL : LES SIGNES IDENTITAIRES À L’ORDRE DU JOUR DU COMITÉ DES SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE NOUMEA

Victorin Lurel, l’apaisement: « moi aussi je suis un îlien »

Après le « couac » qu’avait provoqué sa petite phrase  » Nouvelle-Calédonie-Kanaky » prononcée à  Paris , il y a quelques mois à l’issue d’un entretien avec le président de la province nord Paul Néaoutyine, Victorin Lurel a déployé beaucoup d’énergie, lors de ses trois jours de visite en Nouvelle-Calédonie pour démontrer  » sa neutralité active » dans la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa.

 

En enchainant compliments sur la richesse de la culture Kanak et l’ originalité du peuple Calédonien  » porteurs de valeurs universelles » et des constats plus que mesurés comme  » le pays est en attente mais au travail , il y a des différences mais c’est normal »,on ne voit pas comment en effet, Victorin Lurel aura pu irriter tel ou tel camp politique calédonien.

Comité des Signataires: un ordre du jour « consensuel »

C’est du bout des lèvres que Victorin Lurel a confirmé dans le journal télévisé de NC 1ère, que les signes identitaires seront inscrits à l’ordre du jour du Comité des Signataires de l’Accord de Nouméa, le 6 décembre prochain à Paris (comme nous vous l’annoncions sur notre site dès dimanche après-midi).

Lors des questions au Gouvernement à l’ Assemblée Nationale, il y a quelques semaines, le député Philippe Gomès avait interpellé le ministre en lui demandant d’inscrire les signes identitaires à l’ordre du jour du Comité des Signataires, le ministre avait alors répondu, qu’il y avait peu de chance que cette question jugée comme étant « trop polémique » soit inscrite à l’ordre du jour.

Changement de cap du ministre  en Nouvelle-Calédonie mais avec modération , car pour Victorin Lurel , il s’agit avant tout de définir « une démarche » et d’étudier « les graphismes du drapeau », rien de plus…

Que les partisans ou adversaires du drapeau se rassurent le 6 décembre au soir à Paris,  la Nouvelle-Calédonie n’aura pas un véritable projet avec nouveaux nom et drapeaux clairement définis.

Mais le principe de débattre de cette question est acté ce qui est déjà une grande avancée politique.

En plus du traditionnel calendrier des transferts de compétences, d’autres dossiers techniques sont aussi à l’ordre du jour comme la mise en œuvre des plafonnements bancaires, l’extension à la Nouvelle-Calédonie des emplois d’avenir pour la jeunesse, la question de la cession gratuite du foncier de l’Etat pour les opérations de l’habitat social, le suivi de la réalisation des lycées du Mont-Dore et de Pouembout,  la création ou non de l’autorité locale de la concurrence, la sécurité avec une demande de moyens supplémentaires pour la police, la création ou non d’une structure pérenne pour accompagner les transferts de compétences ou encore l’épineuse révision de clé de répartition, le cheval de bataille de la province sud.

Les signes identitaires de la Nouvelle-Calédonie et la réflexion sur la période 2014/2018 seront les deux questions politiques de ce Comité des Signataires de l’Accord de Nouméa dont l’ordre du jour a du être établi avec quelques grincements de dents, malgré une l’atmosphère générale faussement  » consensuelle  » au cours de cette visite ministérielle.

Certains silences politiques en disent long…

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Depuis Paris où j’assiste actuellement aux travaux de l’Assemblée nationale, j’ai été info…