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NON À LA TÉLÉVISION DE PROPAGANDE DE LA COALITION RUMP/UC PAYÉE AVEC LES IMPÔTS DES CALÉDONIENS

Communiqué du jeudi 17 janvier 2013

Les deux projets de télévision locale, NC-TV et NC9, ont franchi une nouvelle étape, puisque le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel vient de transmettre aux porteurs de chaque projet un projet de convention.Avant même d’entrer dans le cœur du débat, il convient de rappeler que s’ils étaient autorisés, ces deux projets coûteraient aux contribuables calédoniens près de deux milliards de francs par an. Cette dépense pour un territoire de 250 000 habitants nous paraît proprement irresponsable.

Nous ne pouvons être qu’opposés au projet NC9 qui, bien qu’il s’auto-baptise « télévisionconsensuelle », reproduit le schéma que subissent les Calédoniens depuis trop longtemps maintenant en matière de radios. Ce schéma partage, en effet, le pays entre deux radios affidées de deux partis politiques : Radio Djiido pour l’UC et RRB pour le RUMP. Cette dernière étant gérée par une association longtemps présidée par l’actuel directeur de cabinet à la présidence de la Province Sud, Bernard DELADRIERE.

NC9 ne présente aucune garantie de pluralisme et d’indépendance à l’égard des partis politiques. C’est d’autant plus inquiétant et dangereux pour le pays que 13,5% de sa programmation seront consacrés à l’actualité locale (contre 1,5% pour NC-TV). À cet égard, la composition de l’association qui porte le projet NC9, est tout à fait éclairante : son président, Bruno MEGE, est un cadre du RUMP (conseiller en communication de Pierre FROGIER pendant les campagnes électorales) et Elizabeth NOUAR (vice-présidente) ainsi que Jean-François BODIN sont respectivement directrice et directeur-adjoint de RRB…

S’agissant du financement de ce projet, dans son avis du 7 février 2012, le gouvernement a demandé « que le CSA (…) n’attribue qu’une seule fréquence », en demandant la fusion des projets NC9 et NC-TV. Cette fusion n’ayant pas été possible, NC9 ne saurait être autorisée, dès lors que le projet ne dispose d’aucun financement. Ses promoteurs ont en effet invoqué dans leur dossier le soutien financier de la Nouvelle-Calédonie d’un milliard de francs CFP annuel en fonctionnement, sur le produit à venir d’une taxe sur les jeux, mais qui ne correspond à aucun engagement du congrès. Au contraire, le Gouvernement travaille actuellement à la finalisation d’un projet d’affectation directe du produit de cette taxe au budget de la Nouvelle-Calédonie.

De plus, le 24 aout 2012, Sonia Backès, membre du gouvernement en charge du budget, déclarait dans l’hebdomadaire Demain : « La Nouvelle-Calédonie n’a pas les moyens de financer une télé et encore moins d’en financer deux et surtout elle a d’autres priorités »

Calédonie Ensemble n’est pas opposé par principe à une télévision locale numérique véritablement « partagée », à condition, d’une part, que les projets ne soient pas inféodés à un parti politique et, d’autre part,

que le financement de ces projets repose principalement sur des opérateurs privés et non sur les fonds publics dont ce n’est pas la vocation, notamment dans le contexte actuel de restriction budgétaire et de vie chère.

Enfin, Calédonie Ensemble rappelle que l’affectation de fonds publics à des médias destinés à de la propagande politique, dirigée, directement ou indirectement, par des partis politiques est sanctionnable sur un plan pénal, pour les auteurs de l’infraction, comme pour les complices.

À la veille du renouvellement de trois membres du CSA dont le président, le 24 janvier prochain, est-il opportun que cette autorité qui a maintenu neuf années durant le cadenassage du paysage radiophonique du pays, verrouille à nouveau le paysage télévisuel calédonien ?

Pour lire la lettre que le député Gomès a adressée au président du CSA, 

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