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ABSENTÉISME SCOLAIRE : PHILIPPE GOMÈS INTERVIENT

Lors de la séance publique du 17 janvier, Philippe Gomès est intervenu à deux reprises au nom du groupe UDI. Il a plaidé pour que la loi Ciotti, prévue pour lutter contre l’absentéisme scolaire, ne soit pas abrogée avant que son action ne soit évaluée.
Il a rappelé lors de sa prise de parole que pour accompagner et aider les élèves, l’éducation nationale devait aussi encadrer les liens qui unissent l’Ecole et les parents. A ce titre, le contrat de responsabilité parentale aurait pu être ajusté, adapté et amélioré au lieu d’être supprimé pour des raisons purement idéologiques.

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Retrouvez ci-dessous, l’intégralité des interventions de Philippe Gomès :

1ère séance du 17janvier 2013 :

M. le président. La parole est à M. Philippe Gomes.

M. Philippe GomesMadame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, le groupe UDI est bien évidemment favorable à ce qu’un dialogue nourri, reconstruit soit instauré avec les parents sur la durée, en utilisant pour cela tous les moyens du service public et tous les potentiels humains de l’éducation nationale. La loi Ciotti était utile, non pas seulement grâce à sa partie sanction, stigmatisée en l’espèce, mais surtout grâce au cursus qu’elle offrait : avertissement, puis reprise du dialogue avec l’institution, comme l’a rappelé M. Luc Chatel dans son excellente intervention.
Votre proposition de loi est d’abord idéologique. Répondre par un coup de menton à un autre coup de menton ne fait rien gagner au débat national. C’est aussi une loi précipitée. Où a-t-on vu qu’une mesure pouvait s’installer et produire ses effets, et que les équipes pouvaient se l’être appropriée, en l’espace d’une année ? Porter un jugement de valeur au bout d’un an est quelque peu présomptueux.
Enfin, cette abrogation concerne un texte qui n’a pas été évalué. Là encore, on porte atteinte à un principe essentiel de bonne gouvernance. Pour décider de l’abrogation ou de la poursuite d’un dispositif, encore faut-il savoir quels ont été ses effets.

Pour ces trois raisons, le groupe UDI soutiendra la motion de rejet préalable. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Gomes, pour le groupe Union des démocrates et indépendants.

M. Philippe GomesMadame la ministre, le groupe UDI votera la motion de renvoi en commission de ce texte. Nous considérons qu’en appeler à la responsabilité parentale n’est pas un gros mot – les mots « responsabilité » et « parentale » sont au contraire tous les deux de beaux mots. Comme cela a été rappelé, si l’autorité parentale n’est pas exercée dans certaines conditions, cela peut entraîner l’application de sanctions pénales.
Nous croyons qu’en appeler à la responsabilité parentale dans le cadre d’un contrat – un contrat, c’est l’accord de volontés entre des parties – est noble et nécessaire dans notre société à un moment où un certain nombre de parents sont de plus en plus désemparés, où ils ont besoin d’être accompagnés, guidés et aidés. C’était d’ailleurs le sens du dispositif qui a été, pour des raisons multiples sur lesquelles je ne reviendrai pas, stigmatisé et réduit à la suppression des allocations familiales.
Oui, le dialogue avec les parents est nécessaire. Oui, le contrat de responsabilité parentale peut y concourir. Oui, nous devions, avant de modifier, d’ajuster ou d’abroger le dispositif, l’évaluer de manière objective. Cela n’a pas été fait. C’est pour cette raison que le groupe UDI votera la motion de renvoi en commission.(Applaudissements sur les bancs des groupes UDI et UMP.)

 

 

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