Accueil ACTUALITÉS DES RYTHMES SCOLAIRES EN DÉPIT DU BON SENS

DES RYTHMES SCOLAIRES EN DÉPIT DU BON SENS

Communiqué de presse du 26 février 2013

Le nouveau calendrier scolaire décidé par le gouvernement Martin et adopté début 2012 repose sur des périodes de classe de 7 semaines, entrecoupées de 2 semaines de vacances, alors qu’auparavant ces périodes étaient de 6 semaines et que les vacances duraient alternativement 1 ou 2 semaines.

Tous les spécialistes des rythmes de l’enfant en sont d’accord : quand on rallonge les périodes de classe, il faut modifier les rythmes scolaires journalier et hebdomadaire, à défaut de quoi les enfants seront totalement épuisés lors de la dernière semaine de chaque période.

C’est exactement ce que vient de faire le gouvernement national, avec le décret «Peillon» relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires. De plus, cette réforme nationale aménage aussi le temps de travail des élèves, notamment en réservant quelques heures par semaine à l’aide au travail personnel et à des activités pédagogiques en groupes restreints.

Mais le gouvernement Martin, lui, a décidé de rallonger les périodes de classe, en laissant en l’état les rythmes scolaires journalier et hebdomadaire. Son nouveau calendrier ne respecte pas le rythme naturel d’apprentissage et de repos des élèves. Au contraire : il diminue leurs chances de réussite !!!

Calédonie Ensemble a déjà réagi à plusieurs reprises pour attirer l’attention des autorités compétentes sur la nécessité d’une réforme globale, reposant sur une réflexion d’ensemble sur l’organisation du temps scolaire et périscolaire et sa cohérence avec les programmes. Nous avons souligné en particulier la nécessité d’alléger la journée de classe, de proposer aux élèves des activités pédagogiques complémentaires et différenciées et de dispenser une aide aux devoirs, afin de réduire les inégalités de condition de travail à la maison.

Notre proposition avait l’énorme avantage de pouvoir être mise en œuvre immédiatement et sans surcoût induit. Mais ni la commission plénière du congrès, qui s’est réunie le 15 novembre 2012 pour l’examen des « 60 recommandations pour la réussite de nos élèves », ni la séance spéciale du congrès du 9 janvier 2013 consacrée aux questions au gouvernement n’ont permis d’obtenir des réponses du gouvernement sur ce sujet pourtant crucial.

Le manque d’ambition et de cohérence dont a fait preuve le gouvernement, nous le dénonçons également à la province Sud :

–  Récemment, son vice-président, Alain Lazare, a publiquement déploré une « pénurie d’enseignants » liée au fait que « trop peu de Calédoniens sortent diplômés des instituts de formation », et rappelé que « dans certains établissements, des remplaçants officient à l’année » (Les Nouvelles calédoniennes du 14 février).

Nous avions malheureusement déjà fait en 2004, lorsque nous avions prix les rênes de la province, un constat tout à fait similaire : on comptait alors 150 remplaçants à l’année ! Nous avions alors engagé un programme volontariste de formation des enseignants et, parallèlement, mis en place une brigade de titulaires itinérants, pour que les enseignants placés en position de congé maladie, maternité, ou autre soient remplacés par d’autres enseignants dûment formés. A la fin de la mandature, à la rentrée 2009, le problème était résolu : l’objectif visant à « placer un maître formé titulaire devant chaque classe », avait été atteint !

Mais quatre ans plus tard, les remplaçants à l’année sont de retour, et ce alors même que la croissance des effectifs scolarisés s’est nettement ralentie. C’est là la conséquence de la politique d’économies de bouts de chandelles conduite par le RUMP !

–  Autre illustration de cette politique de Gribouille : la décision de regrouper, à Yahoué, trois écoles et de confier à une directrice unique la responsabilité administrative de 16 classes, représentant plus de 350 élèves. Une telle décision va à l’encontre de l’efficacité.

À voir aussi :

LesEchos : En Nouvelle-Calédonie, le sort de l’usine de Vale en suspens

( 17 août 2017 ) Le devenir de l’usine métallurgique du géant brésilien ne tient plus qu’à…