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BORLOO ET GOMÈS DÉÇUS PAR LA LOI SUR LA REFONDATION DE L’ÉCOLE

Ce mardi 12 mars 2013, à l’assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, le président de l’UDI était accompagné du député Philippe Gomès à l’occasion d’une conférence de presse sur le projet de loi pour « refonder l’école de la République », en débat depuis lundi à l’Assemblée, estimant qu’il était « bavard » et ne répondait pas aux sujets cruciaux.

Les députés de l’UDI se sont dits « tristes et déçus » par ce projet de loi présenté par le Gouvernement.

« C’est probablement la loi la plus bavarde qu’on ait eue. Mais elle ne dit rien sur les sujets cruciaux », a jugé l’ancien ministre de l’Écologie lors d’un point presse en se disant « déçu et triste » pour le pays. « Il n’y a rien sur le statut des enseignants qui date de 1950, rien sur l’alternance, rien sur l’orientation, rien sur la professionnalisation, c’est à dire les BAC+3 professionnels », a-t-il déploré. Rien « à part le constat que l’on fait tous, c’est à dire la nécessité de donner la priorité au primaire… mais il faut le faire avec un soutien individualisé, pas avec un saupoudrage de postes ».

Le député Gomès a rappelé à cette occasion « qu’il y a un échec majeur qui est partagé sur les résultats de l’école de la République » Il a évoqué une « sorte de prédestination scolaire » qui dirait « dis-moi où tu es né et je te dirai quel sera ton cursus scolaire ! » L’UDI appelle donc de ses vœux la mise en place d’un important programme de soutien éducatif personnalisé, « les clefs de la réussite », pour résoudre la question des 120.000 jeunes qui sortent chaque année du système éducatif sans diplôme et du manque d’équité de l’école de la République.

« On connaît parfaitement le sujet, on sait qu’on est capable de passer de 60% à 90% de taux de réussite. Il faut pour cela mettre en place un soutien individualisé pour les enfants en difficulté, détectés dès le Noël de la première année par les enseignants et les directeurs d’établissement », a expliqué Jean-Louis Borloo. « On sait que pour un enfant fragilisé, parce qu’il a des problèmes auditifs, qu’il est dyslexique, qu’on ne parle pas français à la maison, qu’il y a de la violence, qu’il a un problème d’apprentissage… il faut un dispositif particulier », a-t-il insisté en évoquant l’expérience « coup de pouce clef » déjà menée par des associations auprès de 18.000 jeunes dans 250 communes. « On sait combien cela coûte: 2.000 euros par enfant. Et 200 millions pour 100.000 enfants, dans le cadre de l’opération que nous proposons », a-t-il détaillé en regrettant que cette proposition contenue dans un amendement UDI n’ait pas été retenue.

Sources : UDI / A.N.

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