Accueil ACTUALITÉS LES INDEMNISATIONS DE FREDA À L’ARRÊT

LES INDEMNISATIONS DE FREDA À L’ARRÊT

Les élus de Calédonie Ensemble ont notamment abordé deux sujets lors de la séance du gouvernement du mardi 26 mars :

1°) L’indemnisation des dommages liés à Freda

Trois mois après le passage de la dépression tropicale forte Freda, qui a fait plus d’un milliard de francs de dégâts en brousse, les élus de Calédonie Ensemble ont interpellé le gouvernement sur l’aide que la Nouvelle-Calédonie entend apporter aux communes sinistrées de l’intérieur.

Après l’intervention du député Gomès auprès du ministre des outre-mer, à l’Assemblée nationale, le 30 janvier dernier, nous savons en effet que l’Etat a décidé « d’accorder l’intervention du fonds de secours pour réparer les dommages causés aux infrastructures publiques et aux biens des particuliers et entreprises non assurés ». Le ministre des outre-mer l’a confirmé par écrit il y a quelques jours, en indiquant que le haut-commissariat « dispose désormais d’un délai de six mois pour instruire les dossiers d’aide » (lien vers le courrier du ministre).

Nous savons également que la province Sud vient de débloquer 45 millions d’aide exceptionnelle aux communes sinistrées (au bénéfice de Thio, La Foa et Poya-Sud), tandis que l’assemblée de la province Nord s’apprête à faire de même.

En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, en revanche, le dossier est au point mort.

Après le vote en janvier au congrès d’une première mesure d’urgence (4×10 millions pour les communes de Thio, Canala, Houailou et Kouaoua), le président du gouvernement s’était engagé à présenter un dispositif complet d’intervention, au plus tard fin mars. Or, lors de la réunion de la commission des finances réunie sur ce sujet le 21 mars dernier, les élus du congrès ont constaté que le gouvernement n’avait strictement rien fait sur ce dossier : ni le président du gouvernement, ni son vice-président chargé des infrastructures, n’ont jugé utile de participer à cette commission, au cours de laquelle les fonctionnaires présents n’ont pas été en mesure de faire la moindre proposition.

Au bilan, les communes de l’intérieur, qui ont subi plus d’un milliard de francs de dégâts, ne disposent donc d’aucune perspective financière leur permettant d’engager les travaux de réparation des infrastructures routières, d’adduction d’eau potable, ou d’ouvrages d’art. Par ailleurs, en dépit de demandes répétées, les communes de l’intérieur dont les cours d’eau et les infrastructures publiques sont régulièrement endommagés par l’exploitation minière ne disposent d’aucune indication sur les possibilités de mobiliser les réserves financières importantes du fonds nickel. Cette carence est d’autant plus inquiétante qu’à défaut d’un plan de curage des cours d’eau affectés par l’activité minière, les inondations se reproduiront inévitablement, même en cas d’intempéries non exceptionnelles.

2°) Les tarifs publics de l’électricité

En fin d’année 2012, le gouvernement a achevé une réforme du calcul du coût de l’électricité, qui aboutit à l’augmentation de près de 4 milliards de francs des paramètres de rémunération des opérateurs électriques pour l’année 2013.

Nous nous sommes opposés à cette réforme, qui génère une hausse mécanique de 18% des tarifs publics payés par les usagers, alors même qu’EEC réalise un bénéfice de près d’un milliard par an et qu’ENERCAL bénéficiera très prochainement de l’augmentation du prix de vente de l’électricité du barrage de Yaté à la SLN, pour un montant global de 2,7 milliards par an.

Pour éviter les conséquences de cette situation absurde, le gouvernement a décidé de subventionner les opérateurs électriques : chaque trimestre, un versement d’environ un milliard de francs permet de geler temporairement les tarifs.

Le gouvernement avait ainsi prévu d’adopter ce matin un arrêté prévoyant un tel versement, au titre du 2ème trimestre 2013. Il avait déjà fait de même fin décembre, alors que le budget de la Nouvelle-Calédonie ne prévoit rien de tel.

Au final, il apparait que la réforme des tarifs publics de l’électricité garantit les bénéfices des opérateurs électriques grâce à des subventions publiques, et fait perdre aux usagers la totalité du bénéfice de la revalorisation du tarif de Yaté.

Suite à nos questions, ce projet d’arrêté a été retiré de l’ordre du jour, mais cela laisse entier le problème posé par la réforme tarifaire décidée fin décembre.

À voir aussi :

Les remerciements des députés Philippe Gomès et Philippe Dunoyer

Très cher(e)s ami(e)s, Ce dimanche 18 juin, 46 301 Calédoniens nous ont accordé leur confi…