Accueil ACTUALITÉS GRÈVE DES JOURNALISTES DES NOUVELLES : NOUS DEPOSONS UNE PROPOSITION DE LOI DU PAYS PROTÉGEANT LEURS DROITS

GRÈVE DES JOURNALISTES DES NOUVELLES : NOUS DEPOSONS UNE PROPOSITION DE LOI DU PAYS PROTÉGEANT LEURS DROITS

Carte de presseCommuniqué de presse du 29 mars 2013

Du fait de l’influence qu’ont les médias sur l’opinion publique, le législateur a, dans toutes les démocraties, tenu à définir les droits et les devoirs des journalistes. Il s’agit d’une part de les protéger à l’égard des pressions qu’ils peuvent subir, notamment de la part de leurs employeurs, et d’autre part d’imposer le respect de règles déontologiques.

Pourtant, rien n’a été prévu en ce sens dans le code du travail de la Nouvelle-Calédonie adopté en 2008.

C’est pourquoi les élus de Calédonie Ensemble ont déposé hier, sur le bureau du congrès, une proposition de loi du pays visant à étendre à la Nouvelle-Calédonie certaines dispositions protectrices des droits des journalistes, inscrites dans le droit national dès 1935. Celles-ci accordent à tous les journalistes salariés le bénéfice d’une indemnité d’un mois de salaire par année d’ancienneté, en cas de licenciement ou de démission motivée par un changement d’actionnaire ou de ligne éditoriale.

Notre proposition répond aux attentes exprimées par les journalistes des Nouvelles Calédoniennes,

qui sont actuellement en grève et qui ressentent une vive inquiétude à l’égard de la reprise de leur journal « par des hommes d’affaires connus pour être proches du pouvoir politique ». Ils craignent en effet « la mise au pas du journal et sa transformation en outil de propagande politique et économique, à la veille d’échéances électorales majeures ».

Le rachat des Nouvelles Calédoniennes, tout comme l’autorisation d’émettre accordée par le CSA à la télévision de propagande NC9, montrent que notre pays doit adopter une législation sur les droits et les devoirs des journalistes et des rédactions.

Les journalistes demandent depuis plusieurs mois au gouvernement de préparer un statut pour leur profession, mais Harold Martin a trouvé préférable de ne rien faire…

En déposant notre proposition de loi du pays, nous entendons donc aussi ouvrir au congrès un débat sur la question du statut des journalistes.

Ce débat devra également clarifier la situation des journalistes indépendants patentés, que le code du travail assimile à tort à des pigistes.

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