Accueil ACTUALITÉS RÉPARTITION DES SECTEURS IMPOSÉE AU GOUVERNEMENT: LA COALITION PERSISTE ET SIGNE

RÉPARTITION DES SECTEURS IMPOSÉE AU GOUVERNEMENT: LA COALITION PERSISTE ET SIGNE


Répartition des secteurs Communiqué du mardi 16 avril 2013

Mise à jour le 27 avril 2013

Depuis la prise de fonction du gouvernement Martin, la question de la répartition des secteurs demeure totalement bloquée : la coalition nous a imposé, sans discussion des secteurs sans aucune portée (météo, gestion de la ZEE), issus d’un découpage artificiel et incohérent (enseignement primaire public détaché du secteur de l’enseignement, Médipôle détaché du secteur de la santé, sécurité routière détachée des infrastructures routières, transferts des compétences découpés en trois) ou de facto impossibles à exercer par un mouvement politique délibérément écarté de toutes les responsabilités (fonction publique).

Malgré des propositions constructives de notre part, formulées à de nombreuses reprises et visant à rendre cohérente cette répartition des secteurs, tout en prenant acte de la volonté majoritaire de nous cantonner à un rôle mineur, aucune discussion n’a jamais pu avoir lieu avec la coalition.

Cette situation est restée en l’état après la démission de Philippe Gomès et l’entrée au gouvernement de Frédéric de Greslan, puisque ce dernier ne s’est vu affecter strictement aucune responsabilité depuis sa prise de fonction. Malgré deux courriers de notre part, en décembre et en janvier, il aura fallu 4 mois pour que la coalition finisse par faire une proposition en réunion de collégialité.

Celle-ci donne partiellement satisfaction à nos demandes concernant les secteurs confiés à Hélène Iékawé : la météo et la gestion de la ZEE lui sont retirés, et un portefeuille plus cohérent et consistant lui est attribué en matière d’enseignement, en l’occurrence tout l’enseignement privé, primaire et secondaire, ainsi que la coordination du projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie.

Il nous a également donné (très) partiellement satisfaction concernant les secteurs confiés à Philippe Dunoyer. La fonction publique lui est retirée. Elle est remplacée par la sécurité routière, dont il souhaitait l’attribution depuis 2 ans. Philippe Dunoyer continuera en outre à coordonner la construction du Médipôle, mais le secteur de la santé lui est toujours refusé.

Tout cela serait acceptable, à titre de compromis, si la coalition ne s’obstinait à imposer à Calédonie Ensemble le secteur de la fonction publique, dans l’objectif de perpétuer un blocage lui permettant de continuer à propager le mensonge selon lequel que nous ne travaillons pas. Sa proposition consiste en effet à refuser d’attribuer à Frédéric De Greslan, malgré ses qualifications, les transferts de compétence précédemment confiés à Philippe Gomès, afin de lui confier le secteur de… la fonction publique !

Pourtant, plusieurs membres du gouvernement ont pris, avec nous, position en faveur de la recherche d’une solution réaliste concernant ce dernier secteur, et ce d’autant qu’une organisation était déjà de facto en place depuis plusieurs mois, répartissant la fonction publique sur plusieurs membres du gouvernement.

C’est pourtant cette proposition qui a été inscrite à l’ordre du jour de la séance du gouvernement de ce matin. Bien évidemment, nous avons voté contre, mais elle été adoptée grâce à la totalité des voix de la coalition RUMP-UC-Parti Travailliste- Avenir Ensemble, à laquelle s’est joint le MPC de Gaël Yanno et Sonia Backès.

Dans ces conditions, Hélène Iékawé et Philippe Dunoyer exerceront les secteurs qui leur ont été confiés. Quant à Frédéric de Greslan, il n’est pas question pour lui d’accepter un secteur que Calédonie Ensemble n’est pas en situation politique d’exercer sérieusement, compte-tenu de sa mise à l’écart de toutes les responsabilités. Frédéric de Greslan se consacrera donc exclusivement, comme il le faisait déjà depuis 4 mois, à son rôle de membre du gouvernement collégial, en examinant de près les textes inscrits à l’ordre du jour des séances du gouvernement.

Par ailleurs, lors de la prochaine modification de la loi organique, les députés de la Nouvelle-Calédonie proposeront à l’Assemblée nationale un amendement destiné à prendre acte de la situation créée par la coalition, qui impose depuis 2 ans le fait majoritaire au sein du gouvernement collégial. Cet amendement aura pour objet de clarifier la situation, en permettant à un membre du gouvernement de refuser d’exercer un secteur qui lui est imposé contre son gré.

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