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UNE COALITION EN DÉROUTE ET DES INSTITUTIONS EN FAILLITE

Fin de la greve

Communiqué du lundi 27 mai 2013

Calédonie Ensemble se félicite de la signature, cette nuit, sous l’égide du haut- commissaire et au terme d’une négociation de 27 heures entre l’intersyndicale, le monde économique et les représentants des institutions, d’un accord mettant fin à la grève générale qui paralysait la Nouvelle-Calédonie.

Calédonie Ensemble tire trois enseignements politiques de cette signature :

1. La faillite complète de nos institutions

Pour la première fois depuis la signature l’Accord de Nouméa, le Haut- commissariat – et donc l’Etat – a pris la main sur un dossier de la compétence de la Nouvelle-Calédonie. Jamais pareille situation ne s’était produite, même dans les moments les plus tendus de notre histoire récente.

En 2009, lors des graves troubles à l’ordre public issus du conflit Air Calédonie (à Saint-Louis et en province Nord), qui avaient poussé 26 000 personnes à manifester sur le thème « Si y-a pas toi, y-a pas moi », ou en 2006, lors de la très grande grève qui a touché la SLN, ou à maintes autres reprises, les gouvernements en place à l’époque avaient pris leurs responsabilités, su faire venir les acteurs à la table des négociations et faciliter la recherche d’un compromis.

Cette fois, rien de tel, et même au contraire : depuis la signature des accords économiques et sociaux de juin 2012, le gouvernement a systématiquement botté en touche, ce qui a fait perdre toute confiance à l’intersyndicale et obligé le haut- commissaire – avec succès – à se placer en médiateur entre celle-ci et le gouvernement…

2. La déroute de la coalition RUMP-UC-Parti Travailliste-Avenir Ensemble

Cette coalition, qui tient seule les rênes du pays depuis maintenant 27 mois, avait en mains tous les leviers nécessaires.

Ses membres trustent en effet la totalité des secteurs-clef du gouvernement concernés par les orientations des accords économiques et sociaux : économie, commerce extérieur et logement (Anthony Lecren), fiscalité, budget et énergie (Backès), mines et transports (Gilbert Tyuienon), douanes et agriculture (Harold Martin), travail et emploi (Georges Mandaoué), protection sociale et formation professionnelle (Sylvie Robineau), etc.

Cette coalition dispose également d’une très large majorité au congrès pour voter les réformes, avec 36 sièges sur 54, majorité qu’elle a su exprimer en décembre 2012 pour rejeter la motion de censure déposée par Calédonie Ensemble.

Pourtant, cette coalition s’est révélée totalement incapable de faire avancer le moindre dossier qui réponde aux attentes des Calédoniens.

Et au final, le haussaire a fait en deux jours ce que la coalition n’a pas pu faire en 2 ans.

3. Quoi que marginalisé au sein des institutions, Calédonie Ensemble continue à faire des propositions concrètes

Il faut d’abord rappeler que les trois-quarts des points des accords économiques et sociaux du 12 juin 2012 étaient annoncés dans la déclaration de politique générale du gouvernement Gomès.

Il faut aussi rappeler nos nombreuses actions au congrès : propositions de lois du pays (sur la clef de répartition, sur la concurrence – ou loi « anti-trust » –, sur le minimum vieillesse, sur le délit de fraude fiscale, sur les emplois d’avenir, sur un bonus exceptionnel, etc.), propositions de délibérations (réformant la structure du prix des carburants, etc.) ou amendements aux textes proposés par la coalition (minimum retraite, tarification de l’électricité, etc.)

Il faut aussi rappeler les initiatives de nos parlementaires : encadrement des frais bancaires, création de l’autorité de la concurrence, extension de la loi sur les droits des locataires, etc.

En conclusion, ce dossier est parfaitement emblématique de l’incapacité de la coalition à traiter les affaires du pays, faute de partager un projet politique qui serve les Calédoniens.

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