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L’UNITÉ DU FLNKS, UN DÉFI PERMANENT

palika par Journal Kanak Palika (Articles), vendredi 21 juin 2013, 20:40

A l’approche des élections de 2014, les missives politiques se font de plus en plus nombreuses. Le « journal KANAK PALIKA » a tenu de commenter deux déclarations : Une analyse de la Dynamik Unitaire Sud (DUS) sur la trajectoire de militants du PALIKA qui participent à l’association Ouverture citoyenne et le communiqué du Parti Travailliste sur le Sommet Fer de Lance.

Quatre partis composent le FLNKS.

Les thèses qui sont défendues par ces deux partis interpellent car ils donnent à penser qu’ils ne souhaitent pas que le FLNKS dans sa composition actuelle se consolide en interne ce qui est somme toute normal. Or d’aucun sait que c’est cette composition qui prévaut depuis que l’USTKE, le FULK en sont sortis, depuis que le PSK ne participe plus. Le FULK du « vieux » Yan CELENE s’est mû dans le congrès populaire dont on note encore de temps en temps des résurgences.

S’agissant de la DUS qui a été créée en novembre 2011, le débat au sein du FLNKS n’a pas permis leur intégration en tant qu’organisation alors que ses militants étaient parties prenantes du FLNKS quand ils étaient dans le PALIKA, parti membre du FLNKS.

Le parti travailliste émanation de l’USTKE a quant à lui d’abord construit son émergence sur son opposition au FLNKS face à qui il voulait développer une alternative politique. Il a bien réussi en obtenant des élus. Depuis, son parcours devient difficile à lire tant il emprunte une ligne stratégique voire idéologique éloignée de celle qui avait été annoncée et qui se situe entre la défense des travailleurs et l’alliance avec la droite. Il proteste du fait qu’on aurait oublié de rendre hommage au vieux Yan CELENE UREGEI. Fallait-il rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré à l’international pour le FLNKS et le peuple Kanak ? Ceux qui sont encore au FLNKS les ont-ils oubliés sous prétexte qu’ils ne les auraient pas cités ? Comme quoi les meilleures intentions du monde peuvent être mises au pilori des plus bas calculs politiciens. Fallait-il inviter le PT aux travaux du Sommet du GFLM ? A quel titre spécialement alors que le PT est à la même enseigne que tous les partis, ni plus ni moins.

Qui a peur de l’unité du FLNKS ?

A chercher des explications on se dit que ce n’est pas le FLNKS qui est en cause puisque leurs alliés UC, RDO et UPM y siègent. On en déduit par la force des choses que le dénigrement politique du PALIKA est devenu le fonds de commerce politique des responsables en quête de notoriété et de légitimité et la méthode c’est d’être présent partout et de proclamer publiquement leurs contributions à la lutte. Même quand le FLNKS décide à son congrès de Païta de reconsolider en interne afin de mieux discuter avec les autres partis indépendantistes pour élaborer ce qui peut et doit être fait ensemble ils n’en n’ont que faire. Même quand le FLNKS décide de présenter des candidats aux élections législatives ils s’en offusquent dans des déclarations pour se démarquer. Même quand le FLNKS accueille le groupe Fer de Lance Mélanésien en KANAKY, il faut qu’ils se démarquent pour proclamer qu’ils ont tout fait dans la lutte de libération nationale du peuple Kanak. Pour ce faire la bonne vieille technique qui consiste à valoriser publiquement certains responsables du front pour justifier des thèses, par rapport aux autres est devenue monnaie courante au sein du mouvement indépendantiste. C’est dommage car on a l’impression que tout cela participe d’une stratégie de communication pour à la fois masquer des difficultés internes ou des impasses stratégiques. On cible les militants du PALIKA pour les opposer aux autres responsables des autres partis du FLNKS. Qui a peur de l’unité du FLNKS ?

Qu’est-ce qui se passe à la DUS ?

Elle a diffusé sur les réseaux sociaux une analyse qui pointe du doigt les militants du PALIKA qui participent à Ouverture citoyenne.

Pour éviter les amalgames dans lesquels se complaisent certains, on va se souvenir que la liste O.C n’était pas portée par le PALIKA puisque ce dernier était engagé et soutenait la liste FLNKS aux élections provinciales de 2009. Ainsi, celui qui est élu à la province sud l’a été au titre du PALIKA. Pourquoi en est-t-il sorti pour créer la DUS alors qu’il était porteur de la parole du PALIKA au sein de la liste du SUD ? Pourquoi au bout de presque 3 ans de débats internes ils décident de sortir par la petite porte juste avant le congrès de Ponérihouen ? L’histoire aidant on finit par se dire qu’ils ont dupés plus d’un militant du parti.

En réalité, les promoteurs de la DUS voyaient en 2011, quatre avantages politiques pour sauter le pas qui sont liés au contexte après élections de 2009 :

                 1)- Il devenait difficile d’effectuer le grand écart entre la ligne du PALIKA et celles qui les impliquaient dans le groupe FLNKS, le conseil politique et l’alliance. Combien de fois les responsables de la DUS d’aujourd’hui se sont retrouvés à défendre des positions contraires à la ligne du parti même en présence de responsables du parti au congrès, au comité des signataires et dans les médias. Avec comme seule explication la défense du mot d’ordre d’unité à tout prix.

                 2)- Ils avaient presqu’enterré le FLNKS avec la création de la nouvelle alternative avec le conseil politique composé de l’UC, l’UPM, RDO, PT et DUS. N’est-ce pas eux qui prétendaient que le FLNKS était neutralisé ?

3)- et puis, à quoi servait-il de rester au PALIKA alors que le mouvement qui avait le vent en poupe était le conseil politique qui a fait alliance avec le RUMP, AE, LMD pour gérer le pays.

4)- A quoi servait-il de rester au PALIKA alors que la DUS avait la possibilité de gagner du terrain grâce aux faveurs qu’ils avaient avec l’UC au gouvernement et au congrès et avec le RUMP, l’AE et le LMD au gouvernement et en province sud. Beaucoup de responsables de la DUS sont d’ailleurs collaborateurs des ministres UC dans le gouvernement et à la province sud.

Qui se rappelle de la FCCI ?

Malheureusement, en créant les conditions au congrès de HOUAILOU pour présenter des candidats FLNKS aux législatives, les 4 partis du FLNKS ont porté un coup à cette situation. Les résultats du RUMP aux législatives vont ensuite mettre à mal cette alternative alors que le FLNKS s’est refait une santé en rappelant à l’opinion qu’il continuait de compter et qu’il représentait beaucoup d’espoirs pour les Kanak et au-delà.

Les responsables de la DUS doivent méditer aujourd’hui sur leur trajectoire depuis 2 ans qui ressemble étrangement à celle des camarades qui ont quitté le PALIKA pour créer la FCCI dans un moment crucial pour la lutte pour l’indépendance. On peut s’interroger sur ce qu’ils ont apporté depuis 2009 dans le bilan d’une mandature dont tout le monde convient aujourd’hui qu’elle a été catastrophique pour notre combat. La stratégie qu’ils ont soutenue a jeté beaucoup de confusions, ils ont entraîné beaucoup de camarades avec eux, autant de forces vives qui sont en droit de se demander légitimement si la stratégie portée par leurs responsables est la bonne.

Un challenge à relever: construire l’unité.

Refaire l’histoire a ce mérite qu’elle permet à l’épreuve des faits de vérifier si les choix qui ont paru bons et qui ont été faits dans l’allégresse à un moment donné, ont permis de faire évoluer l’objectif et jusqu’à quel point. L’unité est un défi permanent de notre mouvement. Sa construction est le challenge à relever mais pour le réussir, il faut le faire avec bon sens, sincérité, humilité et sans calcul, si tant est que ces valeurs peuvent être appliquées en politique. C’est ce que fait le PALIKA modestement sans crier sur tous les toits.

Le climat de discussions franc qui a cours au sein du FLNKS depuis les législatives et le congrès de Païta est prometteur pour renforcer le travail sur les fondamentaux de l’accession de KANAKY à sa pleine souveraineté et à son indépendance. On est encore loin des préoccupations électorales qui animent déjà beaucoup des thèses qui sont en vogue.

La DUS semble obnubilé par la place qu’il va occuper dans les prochaines listes qu’elle rêve d’être déjà élu en 2014 parmi les 8 conseillers indépendantistes en province sud que nous n’avons pas encore.

Mais au fait, qu’en est-il du travail effectué par les 4 élus dont la DUS en province sud durant cette mandature qui s’achève ?

Sources : Journal Kanak Palika

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