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« IL FAUT ÉCLAIRER LES CALÉDONIENS, EN DÉMOCRATIE C’EST UNE EXIGENCE »

Radio Oceane

Invité à s’exprimer sur les ondes de Océane FM, le député Gomès a présenté, lundi 23 juin, la proposition de Calédonie Ensemble visant à sortir de l’Accord de Nouméa grâce à un référendum éclairé et apaisé.

Retrouvez ci-dessous le podcast de l’intervention de Philippe Gomès:

Retrouvez ci-dessous la retranscription complète de cette intervention :

 

Retranscription « mot à mot » OFM JUIN 24 – GOMES

 

Journaliste : Nous avons le plaisir de recevoir Philippe Gomès, député de la seconde circonscription. Bonjour.

Philippe Gomès : Bonjour.

Journaliste : Merci d’avoir accepté notre invitation. Retour sur le congrès de Calédonie ensemble qui a eu lieu samedi, au parc Fayard. C’était votre premier congrès depuis les dernières législatives, soit il y a exactement un an. Pourquoi ce congrès, aujourd’hui, qu’est-ce qui le justifiait ?

Philippe Gomès : D’abord, effectivement, comme vous l’avez indiqué, ça fait un an que nous ne nous étions pas rassemblés. Nous avons fait beaucoup de conseils politiques, énormément de réunions de communes, énormément également de réunions qu’on appelle, chez nous, superwear, qui sont des rencontres chez l’habitant, un peu partout, dans les quartiers, dans les vallées, dans les tribus. Et donc, le moment était venu de nous rassembler, et au-delà de Calédonie ensemble, c’est-à-dire, des adhérents et sympathisants, les Calédoniens intéressés ou curieux.

Journaliste : Qui était présent ?

Philippe Gomès : On avait les élus, nos référents communaux, les responsables municipaux, comme je le disais, les adhérents ou les sympathisants du mouvement et puis aussi, j’ai vu beaucoup de Calédoniens, des visages nouveaux qui sont venus écouter, probablement intéressés par notre démarche…

Journaliste : Qui venaient pour info ?

Philippe Gomès : Pour information, je crois, et qui, j’espère, demain, peut-être, nous rejoindront. En tout cas, l’ambiance, sur place, pour celles et ceux qui l’ont vécue, est une ambiance conviviale, familiale, l’ambiance du pays qu’on trouve lorsqu’on se réunit, comme ça, entre copains ou en famille. C’est un petit peu ça, Calédonie ensemble.

Journaliste : Un congrès, c’est fait pour définir des orientations politiques, une stratégie. Quelles sont-elles, aujourd’hui, pour Calédonie ensemble ?

Philippe Gomès : À l’occasion de ce congrès, j’ai eu l’occasion de proposer la solution de Calédonie ensemble pour la sortie de l’Accord de Nouméa. Je vais peut-être rappeler à vos auditeurs qu’est-ce que prévoit l’Accord parce qu’on en parle souvent, mais personne ne le sait ou peu le savent. L’Accord prévoit qu’entre 2014 et 2018, il y ait un référendum pour ou contre l’indépendance du pays. Ce référendum peut être organisé entre 2014 et 2017, si le Congrès le décide, à une majorité qualifiée, et en 2018, obligatoirement par l’État. Si les Calédoniens disent non à l’indépendance, l’Accord prévoit un nouveau référendum en 2020. Si les Calédoniens redisent non à l’indépendance, l’Accord prévoit un nouveau référendum en 2022. Et si les Calédoniens, qui ne vont quand même pas changer d’avis toutes les deux minutes, redisent non à l’indépendance en 2022, l’Accord nous dit, je cite : les partenaires se retrouvent pour examiner la situation ainsi créée. En clair, il n’y a pas de solution, on se met autour d’une table et on essaye de voir comment on fait. C’est ça que ça veut dire. Nous, on dit que ce référendum, prévu par l’Accord de Nouméa, on le dit depuis l’origine, depuis la création de Calédonie ensemble, c’est un référendum de guillotine, un référendum de chaos.

Journaliste : Pourquoi ?

Philippe Gomès : Tout simplement parce qu’il va dresser, vous le savez bien, vous comprenez bien, vous le vivez bien, dans vos quartiers, dans vos villes, dans vos villages, il va dresser les Calédoniens les uns contre les autres puisqu’on fait de ce référendum une affaire frontale de pour ou contre l’indépendance du pays. Et donc, bien évidemment, il sera générateur de tensions économiques, sociales, ethniques. Nous, on dit que ce référendum de chaos, on n’en veut pas, et qu’il faut trouver une autre voie pour sortir de l’Accord. Et on propose, justement, de faire de ce référendum, qui est pour nous aujourd’hui un référendum aveugle, un référendum éclairé. J’explique : vous votez pour l’indépendance, vous êtes un Calédoniens de sensibilité indépendantiste, vous votez pour l’indépendance. Est-ce que vous savez pour quoi vous votez ? Ben non, vous savez peau de balle. Est-ce que l’organisation des pouvoirs publics est faite ? Non. Quel est le régime de la nationalité ? On n’en sait pas. De la double nationalité, le cas échéant ? On ne le sait pas plus. Est-ce que cet État indépendant garde des relations avec la France ? On ne sait pas. S’il garde des relations, quelles sont-elles, au plan économique, social, politique, financier, fiscal ? On ne le sait pas. En clair, on a un principe, l’indépendance, et zéro contenu derrière ce principe. Autre solution : vous votez contre l’indépendance, si vous avez vocation à rester dans la France. Ok. Et comment on reste dans la France ? Quel est ce pays émancipé qui reste au sein de la République ? Comment s’organise-t-il, quid de la clé de répartition, des relations entre les provinces et la Nouvelle-Calédonie ? Quid du corps électoral gelé ? Enfin, comment s’organise ce pays émancipé au sein de la République ? On ne sait pas non plus, parce que l’Accord dit : c’est lorsqu’il y aura eu non à l’indépendance que vous devez vous retrouver pour régler le problème. Donc, conclusion, dans les deux cas, c’est un saut dans le vide. Vous sautez dans la case indépendance, parce que vous êtes indépendantistes, ben, le jour d’après, qu’est-ce qui se passe ? Personne ne le sait. Vous sautez dans la case France, parce que vous êtes de sensibilité non-indépendantiste, le jour d’après, qu’est-ce qui se passe ? Même chose, personne ne sait. C’est pour ça qu’on dit, c’est un référendum aveugle, et à ce référendum aveugle, il faut substituer un référendum éclairé, donner du contenu à chacun des principes posés. Et donc, il faut qu’une négociation soit engagée, entre les indépendantistes, les non-indépendantistes et l’État, pour définir justement le contenu qu’il y a derrière le mot « indépendance » et derrière le mot « pays au sein de la République française ».

Journaliste : La solution consensuelle, vous n’en voulez plus ?

Philippe Gomès : Je vais répondre sur la solution consensuelle, en rajoutant quand même un petit quelque chose par rapport à mon intervention de président, c’est que, bien évidemment, cette négociation ne peut s’engager qu’après les élections de 2014. On ne pourra pas, à 8 mois des élections, engager une négociation quelle qu’elle soit. On a dit, il faut aller au bout de l’Accord de Nouméa, on peut échanger entre nous de manière informelle, comme on le fait dans le cadre du comité de pilotage sur l’avenir institutionnel, mais aucune négociation. Pourquoi Calédonie ensemble est attaché à ce qu’aucune négociation n’ait lieu avant 2014 ? Pour une raison simple : les Calédoniens vont voter en 2014, nous avons les élections provinciales. Ils vont dire qui ils veulent chez les indépendantistes, comme chez les non-indépendantistes, pour mener cette négociation. Qui est légitime pour mener cette négociation de sortie de l’Accord de Nouméa ? La seule souveraineté, elle appartient au peuple, et c’est lui qui va dire quels sont les hommes et les femmes qui doivent assumer cette responsabilité de sortie de l’Accord de Nouméa. Donc voilà, c’est la précision que je vous ai apportée. Après, vous me dites : la solution consensuelle, vous n’en voulez plus. C’est pas qu’on n’en veut plus, c’est que les indépendantistes n’en veulent pas. Nous, on a toujours été favorables à une solution consensuelle, à Calédonie ensemble. Qu’est-ce que ça veut dire solution consensuelle telle qu’on l’entendait, nous ? C’est comme les Accords de Matignon ou l’Accord de Nouméa, c’est-à-dire un projet sur lequel indépendantistes et non-indépendantistes se mettent d’accord et qui permet à la Nouvelle-Calédonie de poursuivre son chemin, mais au sein de la République française. C’est ça qu’on appelle solution consensuelle. Or, est-ce que les indépendantistes en veulent ? Vous en avez reçus, ici, à votre micro ! Louis Kotra Urégei, il dit quoi ? Il dit : négocier quoi ? Kanaky 2014, un point, c’est tout. Celui qui n’a pas voulu comprendre, il n’a pas compris, mais enfin, il ne semble pas vouloir de solution consensuelle. Gérard Reignier, il dit quoi, il n’y a pas longtemps ? Il dit : il faut la majorité des trois cinquièmes dès 2014, pour organiser le référendum. Donc, voilà, le message des indépendantistes, il est clair, la solution consensuelle, on n’en veut pas. Deuxième raison pour laquelle nous, on considère que cette solution consensuelle est aujourd’hui impossible à trouver, parce qu’on attaque le bois dur. On est le bois dur, on est totalement émancipé, on a notre propre citoyenneté, en sus de la citoyenneté française et européenne. On a la capacité à adopter des lois, comme le Parlement de la République française, on exerce toutes les compétences, quasiment, sauf les compétences régaliennes, c’est-à-dire la monnaie, la justice, l’ordre public, la défense et les relations étrangères. Qu’est-ce qu’il nous manque ? Je vais vous dire, il nous manque deux choses : c’est une nationalité propre au pays, au lieu et place de la nationalité française ou en sus de la nationalité française, et l’exercice des compétences régaliennes. Si on a ces deux choses, on est un État indépendant. Donc, le bois dur, vous savez, c’est difficile de le découper en lamelles. Conclusion : trouver une solution consensuelle qui permette aujourd’hui de rester au sein de la République française est quasiment impossible, d’autant plus qu’on peut considérer que Pierre Frogier l’a tuée, cette solution consensuelle. Il a initié, depuis 2010, une politique de concession unilatérale à l’égard des indépendantistes, il a donné le drapeau du FLNKS, il a mis un indépendantiste à la tête du Congrès, alors que c’est une institution où les non-indépendantistes sont majoritaires, il a tenté de faire de Charlie Pidjot, paix à son âme, un sénateur de la République, il a fait une coalition au gouvernement avec le Parti travailliste et l’UC. Tout ça, bien sûr, mécaniquement, nous amène vers l’indépendance-association. Donc nous, à Calédonie ensemble, une solution consensuelle qui serait une solution d’indépendance-association, nous n’en voulons pas. Voilà pourquoi, résumons les choses si vous me le permettez, une solution consensuelle vers l’indépendance-association, on n’en veut pas, et les indépendantistes n’en veulent pas non plus, donc l’affaire est bâchée. Le référendum prévu par l’Accord de Nouméa, c’est oui ou non l’indépendance, ça va nous opposer, et en plus, aucun des contenus n’est défini, ni celui de l’indépendance, ni celui de l’option France, donc, conclusion, nous proposons le référendum, oui, mais un référendum de projets, au lieu d’un référendum d’oppositions, un référendum de paix, au lieu d’un référendum de chaos. C’est ça la proposition de Calédonie ensemble.

Journaliste : Pour que les choses soient bien claires, si j’ai bien compris la notion de référendum éclairé, les Calédoniens sauront avant de voter votre projet de société, votre projet d’économie, votre projet politique.

Philippe Gomès : Avant de voter, les Calédoniens sauront…

Journaliste : Soit, le jour d’après le vote, le lundi matin.

Philippe Gomès : C’est ça, c’est-à-dire que les Calédoniens sauront, le dimanche, s’ils ont voté pour l’indépendance, ce qui se passera le lundi matin dans le pays, et les Calédoniens sauront, le dimanche, s’ils ont voté pour la France, ce qui se passera le lundi matin dans le pays. Ça change, quand même, par rapport au référendum aveugle, qui est un référendum saut dans le vide, qui nous est proposé aujourd’hui. Et puis, je crois que c’est une marque de respect, aussi, vis-à-vis du peuple. On lui dit : vote pour l’indépendance, vote pour la France, et on ne lui dit pas ce qu’il y a derrière ! Je crois qu’il faut éclairer les Calédoniens, c’est, en démocratie, je crois, une exigence, et c’est encore plus une exigence lorsque c’est le destin d’un pays qui se joue, le destin, notre avenir, le nôtre, celui de nos enfants, celui de notre vie ici, celui de notre capacité à maintenir la paix, celui de notre capacité à continuer à vivre ensemble. Donc, bien sûr qu’on doit éclairer, de manière forte, les deux options qui s’offrent aux Calédoniens. On fera ainsi des Calédoniens des électeurs maîtres de leur destin, mais en toute connaissance de cause.

Journaliste : J’imagine que vous allez proposer ce projet aux autres forces politiques autour de la table ?

Philippe Gomès : Ce que je propose, c’est une démarche, il faut bien le comprendre. Après, Calédonie ensemble, dans cette démarche, portera son propre projet. Notre propre projet, c’est une Nouvelle-Calédonie émancipée, solidaire, qui affirme son identité particulière au sein de la République. C’est ça, le projet de Calédonie ensemble. Mais moi, ce que je propose, c’est une démarche, on n’a pas vocation à faire ça tout seuls. Il faut que, bien évidemment, les autres mouvements de sensibilité non-indépendantiste et de sensibilité indépendantiste disent : oui, ben ok, si en 2014, les électeurs nous font confiance, à partir de ce moment-là, on va s’inscrire dans cette démarche parce qu’on considère qu’elle est meilleure qu’une solution consensuelle dont aujourd’hui personne ne veut ou d’un référendum de chaos, tel qu’il est prévu. Donc non, c’est une méthode pour sortir de l’Accord de Nouméa par le haut…

Journaliste : C’est pas un programme de plus ?

Philippe Gomès : Ah non, sûrement pas, c’est une méthode pour sortir de l’Accord de Nouméa par le haut, alors que si on sort par l’Accord de Nouméa tel que le référendum le prévoit, entre ceux qui veulent avec ce référendum purger la France et ceux qui veulent aller avec ce référendum purger l’indépendance, au total, on aura peut-être purgé le pays. Donc, conclusion, ce serait bien quand même de l’éviter, non ?

Journaliste : Un congrès, ça permet aussi d’affirmer publiquement les divergences politiques, les courants. Y en a-t-il à Calédonie ensemble ? Ou tout le monde parle d’une même voix ?

Philippe Gomès : Calédonie ensemble, c’est un grand parti populaire et pluriethnique. J’avais dit, lorsqu’on avait créé l’Avenir ensemble, en 2004, je l’avais déjà dit puisque j’en avais rédigé les statuts et le programme, et ensuite Calédonie ensemble, en 2008, le 11 octobre, l’idée est la même, c’est de former, en Nouvelle-Calédonie, un grand mouvement populaire et pluriethnique, à l’image de l’UC des années 60, ou du RPCR de la fin des années 70. C’est ça, pour nous, c’est-à-dire un mouvement qui représente le vrai pays dans sa diversité urbaine et rurale, dans sa diversité ethnique, dans sa diversité sociale. Et je crois, aujourd’hui, qu’on y est arrivés. On est la première formation politique du pays, on a remporté les élections législatives de haute lutte, avec Sonia Lagarde, on a, dès 2009, réussi à être en deuxième position, avec 16 mille voix, deuxième groupe du Congrès. Voilà, ce chemin a été fait. Maintenant, on a un fonctionnement, oui, je vais vous quitter, là, Ali, je vais aller à ce qu’on appelle la direction collégiale élargie du mouvement. Elle se tient tous les lundis, elle démarre à 11 h, et elle finit à 15 h. on est 50 autour de la table, 50. Et on décline tous les sujets politiques de la semaine écoulée, et on en débat, et de la semaine à venir, de façon à arrêter notre position. C’est vrai que c’est un travail astreignant, mais je fais pas partie de ces responsables qui sont en haut de la montagne et qui donnent lecture des tables de la loi, vous voyez ce que je veux dire. Je suis sur le terrain, la main dans le cambouis, avec tout le monde, et puis on essaye de construire notre projet de société, on essaye de rassembler, on essaye, peut-être, de maintenir la paix, parce que, c’est ce que je tiens à dire aussi, qui est important, parce qu’on parle beaucoup, aujourd’hui, des problèmes de logement, de vie chère, etc., c’est exact, et Calédonie ensemble est sur le front, sur tous ces sujets-là, mais vous savez, la paix, elle est essentielle, dans notre pays. Elle est essentielle, elle a été chèrement acquise, il y a eu des événements terribles qui se sont produits dans les années 80, avec un paroxysme qui a été la grotte d’Ouvéa. La paix, c’est comme la santé : tant qu’on l’a, on s’en rend pas compte, c’est le jour où l’a plus qu’on se dit : mais bon sang, on avait une chance formidable, c’était de vivre en paix. Eh bien voilà, Calédonie ensemble, c’est un mouvement, par sa représentativité, par sa diversité qui vise à défendre un projet de société, un projet de sortie de l’Accord de Nouméa, qui permette à la paix d’être maintenue. Alors aujourd’hui, dans le cadre du référendum qui est prévu à la sortie de l’Accord, il est sûr que la paix se fracassera, sur ce référendum, parce que, comment voulez-vous qu’en dressant les Calédoniens les uns contre les autres, on contribue au vivre ensemble ? Donc il faut justement remplacer ce référendum de chaos par un référendum de projet, ce référendum aveugle par un référendum éclairé, et peut-être qu’à partir de ce moment-là, on pourra continuer à construire ensemble. On arrive au bout d’un processus. Il a démarré en 88, on va arriver en 2018. 30 ans ! Il a été initié par Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou.

Journaliste : Cette semaine, on fête les 25 ans…

Philippe Gomès : On fête les 25 ans, tout à fait, de ce processus exceptionnel, qui a permis à la Nouvelle-Calédonie d’être là où elle est. On va passer à une autre étape, maintenant. Et, entre ces 30 ans et cette nouvelle étape, il y a une période charnière entre 2014 et 2018, et on est fragiles, dans cette période charnière, on est fragiles. Donc, la question c’est : comment on maintient la dynamique du processus qui a été engagé, quitte à la transformer en une nouvelle dynamique. C’est ça. Et pour sortir de l’Accord de Nouméa sans casse, pour sortir de l’Accord de Nouméa sans que le pays ne se fracture, pour sortir de l’Accord de Nouméa sans que les Calédoniens s’opposent les uns aux autres, il faut, je crois, essayer de faire de cette sortie, non pas une opposition frontale entre indépendantistes et non-indépendantistes, mais une concurrence entre deux projets de société qui vise à permettre au pays de continuer à s’épanouir. En tout cas, c’est l’enjeu que nous, nous essayons de relever, au titre des responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui, dans le paysage politique calédonien.

Journaliste : Et c’est l’idée du jour d’après.

Philippe Gomès : Et c’est l’idée du jour d’après. Je crois que beaucoup de Calédoniens vont vite savoir, le jour d’après un référendum, qu’est-ce qui se passe si on est indépendants, ou qu’est-ce qui se passe si on reste dans la France.

Journaliste : Philippe Gomès, merci.

Philippe Gomès : Merci beaucoup, merci aux auditeurs.

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