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PRÉSIDENCE DU CONGRÈS : NOTRE PROPOSITION POUR ÉVITER UN DÉSASTRE POLITIQUE

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Conférence de presse du mardi 5 août 2013

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Gérard Poadja, qui dirige l’assemblée délibérante du pays depuis 11 mois, est candidat à sa propre succession, pour les 9 mois à venir d’ici aux élections de mai 2014.

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1°) La candidature de Gérard Poadja est indéniablement la plus légitime, pour au moins trois raisons

– Sur un plan personnel, Gérard Poadja est le président sortant, et son bilan est objectivement indiscutable. Il a en effet, comme il s’y était engagé, ramené la sérénité et l’efficacité dans les travaux du congrès : il a fait preuve d’une parfaite impartialité dans la conduite des débats ; il a veillé à ce que toutes les propositions des groupes politiques soient instruites et débattues ; il n’a jamais pris à partie un élu, contrairement aux trois précédents présidents ; il a toujours suivi les conclusions des réunions du bureau, qui ont été animées d’une façon collégiale ; enfin, l’institution fonctionne aujourd’hui parfaitement puisqu’aucun projet du gouvernement n’est en souffrance.

Gérard Poadja a également veillé à la poursuite des travaux sur la vie chère, ouvert le congrès à la société civile, fait travailler les élus sur des thématiques nouvelles (le drapeau commun, les femmes et la famille), poursuivi les actions engagées en matière de coopération interparlementaire, etc.

– Sur un plan politique, Gérard Poadja est soutenu par Calédonie Ensemble, premier mouvement du pays (30,2% des suffrages exprimés au 1er tour des dernières législatives dans les deux circonscriptions, contre 27,6% au FLNKS et 24,9% aux candidats soutenus par le RUMP, l’Avenir Ensemble et Didier Leroux).

– Enfin, sur un plan institutionnel, voir un élu de Calédonie Ensemble diriger le congrès est d’autant plus légitime que notre mouvement est absent de l’exécutif des trois provinces, qu’il est cantonné à un rôle anecdotique au gouvernement et qu’il a été exclu de toutes les commissions et conseils d’administration où se prennent de nombreuses décisions importantes pour la vie quotidienne des Calédoniens.

Il faut d’ailleurs relativiser le rôle du président du congrès, puisque cette institution n’a aucun caractère exécutif, contrairement aux mairies, aux provinces et au gouvernement : l’enjeu est de présider les débats, pas de préparer les textes ni de les mettre en œuvre…

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2°) La candidature de Simon Loueckhote n’est pas une candidature d’union mais une candidature de division, destinée à faire élire Roch Wamytan

L’objectif poursuivi par l’initiative de Pierre Frogier, au travers de la candidature dissidente de Simon Loueckhote, est simple : ils veulent réinstaller Roch Wamytan à la présidence du congrès, même s’ils s’en défendent.

Mais cette fois-ci, contrairement aux élections d’avril et d’août 2011, ils procèdent de manière détournée : au lieu de voter directement pour Roch Wamytan, ils entendent maintenir la candidature dissidente de Simon Loueckhote jusqu’au troisième tour.

D’ailleurs Pierre Frogier a vendu la mèche lors de la conférence de presse qu’il a tenue le 31 juillet aux côtés de Simon Loueckhote, en déclarant : « Si un indépendantiste est élu à la présidence du Congrès, ce ne sera pas l’indépendance demain matin, quand même ! ».

Cette déclaration nous renvoie à celles qu’ils effectuaient en 2011, dans le prolongement de la levée des deux drapeaux et de l’élection de Roch Wamytan à la présidence du congrès :

–        « C’est la conséquence politique des deux drapeaux (…) L’élection de Rock Wamytan, à la présidence du Congrès, c’est un partage de responsabilités. » (Pierre Frogier sur RRB, 6 mai 2011).

–        « Le discours du président de la République a fait mouche. On a vu les ovations recueillies sur les deux drapeaux » (Simon Loueckhote, Les Nouvelles Calédoniennes, 29 août 2011).

Ceux qui mettent aujourd’hui en exergue le principe du « désistement républicain » ont voté pour Roch Wamytan en 2011 contre le candidat de Calédonie Ensemble, qui était à l’époque Léonard Sam. La République, vue de la coalition, est à géométrie variable…

Si Pierre Frogier, Simon Loueckhote et Harold Martin maintiennent leur attitude irresponsable, cela conduira les indépendantistes à occuper – pour la première fois dans l’histoire de l’institution – les trois principaux postes de responsabilité : la présidence de l’assemblée, la première vice-présidence et la présidence de la commission permanente.

En effet, n’oublions pas qu’en 2012, Calédonie Ensemble avait accepté de soutenir la candidature de Pierre Brétégnier à la commission permanente, afin que – malgré nos divergences politiques majeures – un partage de responsabilités soit effectué entre Calédonie Ensemble et le RUMP au sein de l’institution.

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3°) Notre proposition pour éviter un désastre politique

Comment les Calédoniens de sensibilité non indépendantiste, dont la représentation au sein de la première assemblée du pays est largement majoritaire (31 sièges contre 23), pourraient-ils admettre que des indépendantistes occupent les trois principaux postes de responsabilité du congrès ?

C’est pourquoi Calédonie Ensemble, conscient de ses responsabilités en tant que première formation politique du pays, a décidé de dépasser ce qui l’oppose à la coalition, dans l’intérêt général des Calédoniens.

Dans ce cadre, nous proposons – malgré nos profondes divergences – un accord politique global entre non indépendantistes, permettant :

–        la reconduction de Gérard Poadja à la présidence de l’institution, dès le premier tour de l’élection ;

–        l’élection à la première vice-présidence d’un élu de la coalition RUMP-Avenir Ensemble-LMD-Didier Leroux, grâce au dépôt d’une liste commune des non indépendantistes pour le bureau ;

–        l’élection à la présidence de la commission permanente d’un élu de la coalition RUMP-Avenir Ensemble-LMD-Didier Leroux, grâce au rassemblement de toutes les voix non indépendantistes.

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