Accueil ACTUALITÉS DÉCLARATIONS DE DANIEL GOA : DANS LE PROLONGEMENT DE LA COALITION

DÉCLARATIONS DE DANIEL GOA : DANS LE PROLONGEMENT DE LA COALITION

Logo CE

Conférence de presse du mardi 13 Août 2013 

Les déclarations récentes de Daniel GOA dans une interview aux Nouvelles Calédoniennes du 09 août dernier se situent dans le prolongement de la coalition politique initiée depuis juillet 2010 entre le Rassemblement-UMP, l’Avenir Ensemble, l’Union Calédonienne et le Parti Travailliste.

g

1 – Les différentes étapes de la coalition

– Juillet 2010 : à l’initiative de Pierre FROGIER, et avec le soutien de l’UC et du Parti Travailliste,  le drapeau du FNLKS est hissé aux côtés du drapeau tricolore, contrairement aux dispositions de l’Accord de Nouméa qui prévoient  un drapeau « représentant l’identité kanak et le futur partagé entre tous » adopté  « par une loi du pays à la majorité des 3/5 ».

– Février 2011 : le gouvernement GOMES est renversé à l’initiative de l’UC, au motif que le drapeau du FNLKS ne flotte  pas sur la mairie de La Foa. Une nouvelle coalition au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est constituée entre le RUMP, l’Avenir Ensemble, l’UC et le Parti Travailliste, permettant l’élection d’Harold MARTIN  à la présidence avec les voix des indépendantistes.

– Avril et août  2011 : élection de Roch WAMYTAN à la présidence du congrès avec les voix du RUMP,  de l’Avenir Ensemble et de Didier LEROUX.

– Septembre 2011 : Proposition de Pierre FROGIER visant à ce que Charly PIDJOT soit élu sénateur de la République afin de prendre en compte, selon Pierre Frogier, « les nouveaux équilibres institutionnels ». Pierre FROGIER déclarait alors : « aucun accord, aucune alliance, aucun dialogue n’est possible avec CE ».

– Décembre 2012 : Rejet par l’UC, le parti travailliste le RUMP, l’Avenir Ensemble,  Didier LEROUX et Simon Loueckhote de la motion de censure déposée par Calédonie Ensemble contre le gouvernement de la coalition.

– Août 2013 : élection de Roch WAMYTAN à la présidence du congrès de la Nouvelle-Calédonie au troisième tour à la majorité relative, Simon LOUEKHOTE  rassemblant sur son nom les voix du RUMP, de L’Avenir Ensemble, de Didier LEROUX et du LMD…. Pierre FROGIER déclarant à l’occasion : « l’élection à la présidence du Congrès d’un indépendantiste, ça n’est pas l’indépendance quand même ».

h

2 – Les propositions du RUMP sur la sortie de l’Accord de Nouméa :

Parallèlement aux différents actes politiques de la coalition qui dirige le pays depuis février 2011, le RUMP a fait un certain nombre de propositions de sortie de l’Accord de Nouméa.

– Octobre 2009 : Pierre FROGIER propose au comité directeur de Boulouparis de : « choisir librement de laisser à la république l’exercice des compétences régaliennes en Nouvelle-Calédonie », ce qui n’est rien d’autre qu’une forme d’indépendance association.

– Octobre 2011 : Eric GAY, Secrétaire Général du RUMP déclare sur Radio Océane : « on peut accepter de prendre un certain de responsabilités » sur « quelque chose qui puisse s’appeler indépendance ».

– Avril 2012 : Pierre FROGIER déclare dans valeurs actuelles : « je suis convaincu que nous trouverons (…) une solution durable offrant une représentation internationale à la Nouvelle-Calédonie ». Représentation internationale signifie siège à l’ONU. Or,  seul un état souverain peut avoir un siège à l’ONU.

–  Avril 2013 : le RUMP édite une vidéo sur son site officiel, pour proposer le modèle institutionnel des Iles Cook, Etat associé à la Nouvelle-Zélande.

g

– Les déclarations de Daniel Goa se situent dans le prolongement de la coalition :

Daniel GOA déclare dans les Nouvelles Calédoniennes : « en 2014, si nous avons la majorité au Congrès, nous déclenchons aussitôt la mise en place d’une assemblée constituante (…) qui aura un an à un an et demi pour préparer le projet de constitution (…). En 2016, on passe au congrès pour validation du projet de constitution (…). Quand on va instaurer les trois référendums il faudra que les accords avec l’Etat sur le retour des compétences régaliennes, et le projet de constitution soient deux des trois points qui feront l’objet du référendum ».

Daniel GOA indique que sa proposition est partagée par Pierre FROGIER qui place la solution consensuelle « après l’assemblée constituante ». Alors que Daniel GOA propose quelle « soit placée avant ».

Daniel GOA précise également que cette discussion se situe dans le prolongement des relations entre « Pierre FROGIER et Charly PIDJOT,» les initiateurs de la coalition politique RUMP, AE, UC et Parti Travailliste.

Sur ces déclarations, nous souhaitons faire les mises au point suivantes :

– Elles concrétisent ce que nous dénonçons depuis l’origine, c’est-à-dire le projet d’indépendance association que le RUMP et ces affidés préparent dans le dos des Calédoniens depuis trois ans maintenant. La volonté du peuple, qui s’est clairement exprimé, contre ce projet, lors des élections législatives de juin 2012 n’a manifestement pas mis un terme au projet engagé.

– Calédonie Ensemble est opposé à une solution consensuelle unique sur un projet d’indépendance association. Nous avons proposé, en ce qui nous concerne, un référendum éclairé pour un choix d’avenir apaisé. En ce sens les deux projets de société, celui de l’indépendance et celui du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France doivent être clairement définis avant d’être soumis au vote du peuple. De cette manière nous respecterons la volonté légitime de chaque Calédonien d’être acteur de son destin, en lui permettant de choisir, en connaissance de cause, l’avenir de son pays.

– En aucune manière une majorité au Congrès au profit des indépendantistes ne signifie l’existence d’une majorité électorale pour l’indépendance du pays. En effet, la représentation des populations des 3 provinces au Congrès de la Nouvelle-Calédonie telle que décidée lors des Accords de Matignon a organisé une sur représentation en nombre d’élus du Nord et des Iles (15 et 7 sièges), au détriment du Sud (32 sièges).

– Toutefois nous prenons acte d’une évolution de la position politique de l’UC sur la sortie de l’Accord : le référendum ne doit pas être organisé tel qu’il est prévu, ce qui est la position de toujours de Calédonie Ensemble (« non à un référendum guillotine »). Et en conséquence « il ne doit pas arriver comme cela, sans discussion préalable ».

j

Source: NC1ère

Venez découvrir la chaîne Caledonie Ensemble suret abonnez-vous pour suivre l’actualité !

À voir aussi :

Examen à l’Assemblée nationale du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants : Philippe Gomès demande une amélioration de l’accès aux soins des étudiants issus de Nouvelle-Calédonie

( 13 décembre 2017 ) Philippe Gomès est intervenu en séance pour évoquer le « parcours du …