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« LA COALITION S’INTERESSE PLUS À LA POLITIQUE QU’AUX PROBLEMES DES CALÉDONIENS »

Philippe Dunoyer invité politique

(15 septembre 2013) – Philippe Dunoyer, porte-parole du gouvernement était l’invité politique du journal télévisé de Nouvelle-Calédonie Première ce dimanche 15 septembre. Avec pédagogie, le membre du gouvernement en charge du médipole et de la sécurité routière est revenu sur le travail effectué par les trois membres Calédonie Ensemble au gouvernement et notamment sur la répartition des secteurs qui leur ont été imposés par le RUMP, l’Union Calédonienne, l’Avenir Ensemble et le Parti Travailliste. En évoquant les derniers propos du président de la commission des lois, il a mis en avant le bilan désastreux de la coalition au pouvoir qui « s’intéresse peut-être un peu plus à la politique qu’aux problèmes des Calédoniens« .

Interrogé quant à ses propres portefeuilles de compétence, Philippe Dunoyer est revenu sur le chantier du médipole, dont les travaux se déroulent selon le calendrier prévu, et sur la sécurité routière avec la relance du plan quinquennal qui doit être adopté sous sa responsabilité et celle du Haut-commissaire pour les années 2014-2018.

A l’aube des échéances électorales de 2014, le porte-parole de Calédonie Ensemble a présenté les trois piliers du projet sur lesquelles le mouvement entendait travailler notamment dans le cadre des rencontres citoyennes avec les Calédoniens: la solidarité, le cadre de vie et enfin la sécurité, car pour Philippe Dunoyer il est primordial « que chacun soit respecté dans son intégrité, dans sa dignité« 

Finalement questionné sur la proposition de sortie de l’accord de Nouméa défendue par Calédonie Ensemble, le membre du gouvernement a rappelé son opposition au référendum couperet prévu par l’Accord et expliquer que le référendum éclairé « permettra aux Calédoniens de savoir, en toute connaissance de cause pour quel avenir il vote « 

Source: NC 1ère

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Retrouvez ci-dessous la retranscription intégrale de cette intervention:

 

Journaliste : Philippe Dunoyer, bonsoir !

Philippe Dunoyer : Bonsoir !

Journaliste : L’actualité du week-end, c’est bien sûr le décès de Gérard Jodar. Peu de réactions politiques, pas de réaction des gens de l’USTKE, dans la rue aussi, peu de Calédoniens ont réagi. Il y en a quand même qui ont accepté de parler. On écoute :

Intervenant : Avant Jodar, avant l’Accord de Nouméa, il y avait une façon de travailler, les entreprises avaient des habitudes. Mais lui, il a (?) à casser ça, à remettre les choses dans l’Accord de Nouméa, pour tenir compte de l’emploi local. Moi, je tire mon chapeau.

Intervenant : Dur, très dur.

Journaliste : Vous pensez qu’il a quand même apporté quelque chose au pays ?

Intervenant : Non, des mauvaises choses

Intervenant : Il a beaucoup marqué le pays.

Journaliste : Philippe Dunoyer, ça vous étonne, cette réserve des politiques, de son ex famille syndicale et des Calédoniens qui s’expriment pas trop ?

Philippe Dunoyer : Sur les Calédoniens, je pense que ça peut se comprendre. Sur son ex famille, c’est de leur responsabilité. Ça peut surprendre. Moi, ce que je peux dire simplement, c’est que si je n’approuvais pas les méthodes du syndicaliste, on peut se souvenir d’un homme qui est allé au bout de ses convictions, et surtout, s’incliner devant la douleur de sa famille.

Journaliste : Parlons de votre rôle dans les institutions. Depuis la chute du gouvernement Gomès en 2011, et avec deux autres membres de Calédonie ensemble, vous avez contesté les secteurs qui vous avaient été attribués. On vous a longtemps reproché de ne pas travailler. Est-ce qu’aujourd’hui, vous êtes tous au travail, ou pas ?

Philippe Dunoyer : Oui, bien sûr qu’on est tous au travail. Mais merci de cette question parce que, effectivement, elle revient régulièrement. Je voudrais d’abord dire que travailler au gouvernement, c’est d’abord s’intéresser à tous les dossiers que présentent les membres du gouvernement, le jeudi en collégialité, et qui sont examiné le mardi. Ces textes, 70 en moyenne, nécessitent parfois des questions, auprès du secrétariat général ou des directions. Nous sommes présents et assidus à chacune de ces réunions et nous travaillons chacun de ces textes.

Journaliste : Et vos secteurs, vous y travaillez ?

Philippe Dunoyer : Sur nos secteurs, il y a quand même une petite histoire qu’il faut rappeler, c’est que depuis le gouvernement Jean Lèques, les secteurs avaient toujours été répartis à l’unanimité des membres. Sauf depuis le gouvernement actuel, présidé par Harold Martin, où là, la coalition a décidé de s’accaparer tous les leviers du pouvoir, la fiscalité, le budget, l’économie, le travail, l’emploi, la santé, les mines, les transports, et j’en passe. Et au début, ils avaient généreusement daigné nous céder la ZEE, la météo et la réglementation des huissiers. Difficile d’avoir une action très marquante quand on a ces secteurs. Ça n’a changé que depuis avril, après deux années de combat, et effectivement, la sécurité routière et la circulation, je m’en occupe depuis avril. Je voudrais lancer le plan quinquennal qui sera présenté aux élus avant la fin de l’année. Sur le Médipôle, ça fait longtemps que (?) réunions. Madame Iekawé s’occupe de l’enseignement privé. Elle a lancé une tournée autour des équipes éducatives et des établissements. Et sur la fonction publique, qui est un sujet dont on parle, je voudrais juste indiquer au téléspectateurs que les fonctionnaires travaillent à 95 % pour la Nouvelle-Calédonie, la province Sud et les quatre communes de l’agglomération, c’est-à-dire des collectivités qui sont dirigées par le Rassemblement UMP et l’Avenir ensemble. Donc, tout le monde aura bien compris qu’il n’est pas possible pour un élu Calédonie ensemble d’espérer pouvoir conduire une politique en concertation avec ces responsables, et c’est probablement l’objectif du choix de lui avoir confié ce secteur.

Journaliste : Vous avez, en tout cas, toujours travaillé sur le chantier du Médipôle. Où en est ce dossier ?

Philippe Dunoyer : C’est un dossier qui progresse bien par rapport au calendrier de réalisation. On doit le livrer pour le mois de janvier 2016. Il faut dire que c’est un chantier de 50 milliards, plus gros bâtiment public jamais construit. Il concerne 1000 emplois directs et indirects, 120 entreprises…

Journaliste : Après l’usine du Nord, je crois.

Philippe Dunoyer : Oui, évidemment. Il faut mettre de côté les deux usines, mais ce ne sont pas des bâtiments publics, et en l’occurrence, c’est un chantier qui reste bien suivi. Nous étions, cette semaine encore, devant les élus pour leur rendre compte de l’état d’avancement, et pour l’instant, encore une fois, même s’il peut y avoir des difficultés sur un chantier de cette taille, ça progresse bien.

Journaliste : La sécurité routière, vous en avez également la charge. Est-ce qu’il y a des résultats ou pas ?

Philippe Dunoyer : J’ai privilégié, avec le haut-commissaire d’ailleurs, la relance du plan quinquennal sécurité routière puisqu’il doit être adopté pour les années 2014-2018. Des groupes de travail ont été constitués. Le rendu va être effectué au mois de septembre et les élus seront saisis pour validation de ce plan, d’ici à la fin de l’année. Simplement, indiquer peut-être pour les téléspectateurs que jusqu’à présent, mais il faut toucher du bois, les chiffres, les indicateurs qui mesurent la sécurité routière sont plutôt bien orientés par rapport aux années précédentes, mais il reste beaucoup de travail à faire, une grande vigilance de la part de chacun, et ce sera l’objet de ce plan quinquennal qui sera présenté.

Journaliste : Les radars sont toujours en place ?

Philippe Dunoyer : Oui, bien sûr, les radars sont toujours en place.

Journaliste : Ils sont bien cachés, alors.

Philippe Dunoyer : Absolument, c’est le principe.

Journaliste : Le pays est-il devenu ingouvernable ? Harold Martin a menacé de démissionner, la coalition a-t-elle vécu, d’après vous ?

Philippe Dunoyer : Je trouve que pour une coalition qui aurait vécu, elle est toujours bien en place.

Journaliste : Mais ça ne fonctionne pas très bien quand même.

Philippe Dunoyer : Il peut y avoir, effectivement, de temps à autre, des anicroches plus ou moins publics, mais moi, je remarque que, pour le moment, les équilibres n’ont pas été perturbés, et notamment en fin d’années dernière. Vous vous souvenez qu’on avait proposé, en fin 2012, qu’il puisse y avoir une motion de censure et un gouvernement qui reparte sur une autre feuille de route et d’autres équilibres. Ça nous a été reproché, et on a été rejetés dans notre demande. Il peut y avoir des tensions, mais elles me semblent conjoncturelles.

Journaliste : Le parti Calédonie ensemble est dans l’opposition systématique ou dans l’opposition constructive ? Est-ce que vous freinez pas quand même des quatre fers ?

Philippe Dunoyer : Quand on est dans l’opposition, par hypothèse, on a plus de mal à avoir une action positive, mais je voudrais vous rappeler que Calédonie ensemble est le groupe politique qui a déposé le plus de propositions, depuis deux ans. La proposition sur loi antitrust, sur le minimum vieillesse, sur l’instauration du délit de fraude fiscale, sur les emplois d’avenir, sur le statut des journalistes, encore récemment, et ces propositions-là ont vocation à étoffer l’arsenal législatif, applicable en Nouvelle-Calédonie, donc, c’est une opposition qui est bien sûr constructive, même si, sur des dossiers ou sur des problèmes qu’on identifie comme étant importants, de nous opposer si on pense que ce n’est pas l’intérêt des Calédoniens.

Journaliste : Vous vouliez réagir sur le BTP.

Philippe Dunoyer : C’est un sujet très important parce qu’il part d’une décision qui a été prise depuis trois ans, d’arrêter la production de logements sociaux en la divisant par quatre. Et on l’avait dit, alors, malheureusement les chiffres nous ont donné raison, ça a amené 15 millions de chiffre d’affaires en moins et 1500 emplois détruits. Donc, on a profité de ce texte, parce qu’il ne le prévoyait pas, pour penser aux classes moyennes qui sont souvent les oubliés des politiques publiques, ces classes qui ne sont pas assez pauvres pour être aidées, mais pas assez riches pour accéder à la propriété. Et notre amendement, notre modification principale, elle porte vers les classes moyennes pour leur permettre d’accéder à la propriété, en bénéficiant aussi du crédit d’impôt, simplement si vous voulez acheter une maison ou un appartement de 20 millions, le crédit d’impôt, ce sera 30 %, il sera divisé sur 10 ans. 600 mille francs de réduction sur l’impôt sur le revenu, ça veut dire que pour ces classes moyennes, elles seraient exonérées sur l’impôt sur le revenu pendant dix ans. Ça viendrait aussi en complément du prêt à taux zéro que nous avons porté il y a quelques années et on pense qu’enfin, pour les classes moyennes, il y aura une vraie mesure incitative.

Journaliste : Pourquoi vous n’avez pas proposé tout cela lors des commissions ? C’est ce qui vous a été reproché.

Philippe Dunoyer : On aurait pu demander aussi pourquoi le gouvernement a attendu trois ans, alors que la crise était annoncée depuis 2010. On peut toujours jouer au jeu de « pourquoi pas avant? ». On a fait des propositions sur ce secteur-là depuis longtemps, et sur ce texte, il fallait, à mon avis profiter du passage et de l’examen du report demandé, mais un report qui est momentané, puisque le texte sera examiné en commission, mardi, dans deux jours, et présenté devant les élus, à la fin du mois, j’imagine, pour l’enrichir. Il y a aussi une proposition qui permet d’étendre le bénéfice de cette mesure aux Nouméens qui étaient exclus, et de s’intéresser à la TCA, qui pose de gros problèmes, on propose de la décaler dans le temps, ce qui devrait alléger le poids qui pèse sur les ménages.

Journaliste : Le député Jean-Jacques Urvoas, en visite sur le Caillou, cette semaine, n’a pas mâché ses mots lors du bilan de la visite. On écoute :

Jean-Jacques Urvoas : La question des transferts : certains se sont, à l’évidence, bien déroulés, je pense au droit commercial, droit civil. D’autres sont des échecs, je pense au droit des assurances, qui est vitrifié, qui n’existe pas. Certains se préparent dans des conditions qui me paraissent préoccupantes, je pense à la sécurité civile, où là, en l’état, de ce que nous en avons vu, nous sommes loin de ce qui devrait être minimal avant d’envisager un transfert.

Journaliste : C’est assez nouveau, ce discours assez direct des députés qui arrivent de métropole. Là, clairement, on n’est pas prêts.

Philippe Dunoyer : Apparemment, c’est juste le président de la commission des lois qui sait de quoi il parle. Il a entendu l’ensemble de la classe politique, et son jugement sur la préparation du dernier transfert dont il a parlé, la sécurité civile, est effectivement très lourd, très dur. Il a des raisons de le penser, on avait des raisons d’en être inquiets puisque c’est effectivement un sujet difficile. C’est au gouvernement de le préparer dans les meilleures conditions. Apparemment, ça n’est pas le cas.

Journaliste : Monsieur Urvoas reproche également aux hommes politiques calédoniens d’être obsédés par la question du statut institutionnel, et de délaisser les préoccupations des Calédoniens. Vous vous sentez visés ou pas ?

Philippe Dunoyer : Je pense que cette remarque doit s’adresser à l’ensemble de la classe politique. Il est quand même difficile de ne pas s’intéresser, alors qu’on approche de la dernière mandature de l’Accord de Nouméa… Mais je pense qu’il a aussi dû être perturbé par les derniers exemples de phénomènes, de problèmes de la vie quotidienne, comme celui de la vie chère, parce qu’il devait pas avoir l’habitude de voir se traiter une grève générale auprès d’un préfet. Ça ne doit pas forcément toujours comme ça que ca se passe, et en tout cas, en Nouvelle-Calédonie, alors que le haut-commissaire n’a pas cette compétence, il a dû y trouver, là, une situation un peu étonnante et pas classique. Peut-être a-t-il conclu que la coalition s’intéressait peut-être un peu plus à la politique qu’aux problèmes des Calédoniens.

Journaliste : Parlons maintenant des échéances électorales. Avez-vous une ambition municipale ?

Philippe Dunoyer : Personnellement ?

Journaliste : Oui.

Philippe Dunoyer : Non, non. Pour l’instant, les travaux qu’on mène tous ensemble, élus et collaborateurs, avec les Calédoniens, portent sur le projet, les projets d’ailleurs, pour les élections municipales et provinciales. Sur les municipales, parce que c’est quand même une échéance la plus proche, on travaille sur l’ensemble des communes de l’agglomération, mais aussi de la grande terre et des îles. On privilégie trois axes qui devraient être des thématiques centrales et transversales des projets. L’axe solidarité, parce qu’il est absolument nécessaire que chacun ait le sentiment d’avoir et trouve sa place dans la cité. L’axe cadre de vie, parce que naturellement, le cadre de vie contribue à la vie harmonieuse que tout le monde souhaite au sein de la cité. Bien sûr, l’axe sécurité, c’est une donnée de base, puisqu’il faut que chacun soit respecté dans son intégrité, dans sa dignité. Une fois qu’on aura préparé, finalisé ces projets, le moment sera alors venu de s’intéresser aux équipes qui porteront ces projets, mais la méthode, c’est d’abord le projet.

Journaliste : Et on connaîtra quand la liste des personnes ?

Philippe Dunoyer : Les échéances ne sont pas encore déterminées. On a un rendez-vous avec nos adhérents qui devrait se situer au mois de novembre.

Journaliste : Calédonie ensemble organise, comme d’autres partis, des rencontres citoyennes. Qu’allez-vous faire de tous ces échanges avec la population ?

Philippe Dunoyer : C’est la quatrième rencontre citoyenne, il en reste encore trois. Elles vont contribuer, c’est pour ça qu’on les organise, à enrichir les programmes, probablement un peu plus les provinciales sur certaines thématiques, puisque les communes, les provinces et le territoire n’ont pas forcément les mêmes compétences, mais chaque rencontre citoyenne nous permet d’aller au-devant des professionnels, des acteurs de la société civile qui n’ont pas toujours la capacité d’exprimer leurs attentes. On les enregistre, et ça participera de notre réflexion et de la rédaction des projets.

Journaliste : Quel accueil reçoit sur le terrain votre proposition de référendum éclairé ?

Philippe Dunoyer : C’est plutôt bien compris, parce que la démarche est toute simple, elle constitue à proposer plutôt que le référendum soit un référendum guillotine ou couperet, c’est-à-dire sans savoir ce pour quoi on vote, on propose de faire le contraire, de demander aux groupes politiques de travailler, de discuter, de négocier, de donner du contenu à leur projet, et c’est pour ça qu’on parle de référendum éclairé, ça permettra aux Calédoniens de savoir, en toute connaissance de cause pour quel avenir il vote, quel est l’avenir qu’ils choisiront.

Journaliste : D’autant que l’Accord de Nouméa ne le prévoit pas.

Philippe Dunoyer : Oui, c’est un peu la grande faiblesse de cet accord qui, par ailleurs, comporte beaucoup de qualités. Là pour le coup, il faut reconnaître qu’après le référendum tel qu’il est prévu, c’est plutôt le saut dans le vide, et il n’est pas possible de proposer aux Calédoniens ce saut.

Journaliste : En même temps tous les partis politiques y vont de leurs propositions. Ça va être difficile de vous rejoindre tous autour d’un projet des discussions.

Philippe Dunoyer : Surtout si la solution consensuelle telle qu’elle est proposée amène inévitablement à l’indépendance-association, ça va être difficile parce que, pour nous, elle est pas possible et pas envisageable, et du côté d’un statut d’un État fédéral, proche de l’État du Queensland, j’ai compris que c’était pas nécessairement très clair, puisque, ensuite, Gaël Yanno et le MPC proposent que si on ne s’entend pas sur cette solution, il y aura un référendum, tel qu’il est prévu aujourd’hui. Et ce référendum-là, nous, on n’en veut pas, parce qu’on sait qu’il sera générateur de tensions sociales, politiques, ethniques, il va opposer les Calédoniens, et à ce référendum-là, on propose un référendum de paix et de projets.

Journaliste : Sur la question des frais bancaires, on ne voit toujours rien venir. Où en sont les négociations avec les banques ? Jean-Marc Ayrault, sur ce plateau avait tapé du poing sur la table en disant : s’il faut légiférer, on légiférera. Et ça n’avance pas.

Philippe Dunoyer : C’est juste le Premier ministre qui le dit, et il le dit chez nous. C’est une marque de l’importance de ce sujet, c’est un débat important, il est confié au haut-commissaire qui doit trouver un bon équilibre par rapport à un constat que Jean-Marc Ayrault a découvert en Calédonie, et qu’il n’a pas compris, qui l’a stupéfait, et pour cause, puisqu’on paye, ici, jusqu’à dix fois plus cher nos frais bancaires qu’ailleurs. C’est un dossier qui est entre les mains de l’État. Si la discussion n’aboutit pas, je crois qu’il faut faire confiance au Premier ministre qui a dit qu’à ce moment-là, il prendrait une décision, en conseil des ministres, pour imposer par décret, les 16 principaux frais bancaires.

Journaliste : Comment un inspecteur des impôts, puisque c’est votre profession d’origine, se retrouve en politique ?

Philippe Dunoyer : C’est le hasard, les rencontres et les décisions, au fur et à mesure, de ces deux propositions, qui m’ont permis d’avoir le chemin qui est le mien. Rien n’était prédestiné, mais au fur et à mesure de ce chemin, collaborateur au gouvernement, directeur de cabinet à la province Sud, et même au gouvernement, l’intérêt est venu, le goût pour la chose publique. C’était pas prémédité mais j’y trouve beaucoup d’intérêt, pouvoir avoir la chance d’essayer de contribuer modestement, à améliorer le cadre de vie des Calédoniens.

Journaliste : Philippe Dunoyer, merci d’avoir accepté notre invitation

Philippe Dunoyer : Merci à vous.

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