Accueil ACTUALITÉS L’HOMMAGE DE PHILIPPE GOMÈS A HENRI MARIOTTI, ANCIEN MAIRE DE FARINO

L’HOMMAGE DE PHILIPPE GOMÈS A HENRI MARIOTTI, ANCIEN MAIRE DE FARINO

Mariotti
Mariotti
Mesdames, Messieurs

Retenu a Paris dans le cadre de mon mandat de député je ne peux – hélas – être présent aujourd’hui parmi vous.
A défaut de l’être physiquement, sachez que je le suis par la pensée.
Si vous êtes réunis si nombreux aujourd’hui c’est pour accompagner Riquet à sa dernière demeure. Et l’importance de la foule présente témoigne, si besoin était, de l’estime et de  l’amitié que nous lui portons.

Riquet s’était d’abord un descendant des familles corses qui ont contribué à la création de FARINO en 1910.
Il en était fier et il me parlait très souvent de ses proches aïeux qui s’étaient couverts de gloire pour la défense de la patrie.
D’abord Pierre MARIOTTI, Contre-Amiral, appartenant aux services secrets du Général de Gaulle, parachuté plusieurs fois en France occupée, 2 fois prisonnier par la gestapo et qui participera à toutes les campagnes de la France de l’après-guerre, ainsi que son oncle Jean MARIOTTI, engagé volontaire en 1939 à l’âge de 38 ans, pour la durée de la guerre, prisonnier en Pologne, évadé, qui crée à Paris un réseau de résistance. Jean MARIOTTI, l’un des écrivains les plus célèbres de NOUVELLE-CALEDONIE et qui fut pendant 20 ans, Président des « Gens de Lettres » en FRANCE
Je crois qu’il avait une profonde admiration pour ces illustres membres de sa famille qui avaient porté si haut le nom des Marriotti. Il ne manquait jamais de le rappeler.
Riquet s’était ensuite un vrai Broussard .Un éleveur attaché à sa terre qui n’aurait manqué pour rien au monde la partie de chasse du dimanche.
Aujourd’hui encore, malgré ses ennuis de santé, c’était un rituel immuable. Un bon vivant aussi qui aimait plaisanter avec les copains et faire des coups de fête.
Riquet s’était surtout un homme qui a consacré la majeure partie de sa vie au bien public.

Élu maire de Farino pour la première fois en 1961, alors qu’il n’avait que 30 ans, il a accompli 6 mandats, au cours desquels il aura œuvré, de maniere incontestable, au Developpement de la plus petite commune calédonienne.
Il aura également été membre du SIVM de 1973 à 2001, Institution qu’il a présidé pendant 15 ans.
Pour l’avoir côtoyé tout au long de ces années, notamment en tant que Maire de LA FOA ,mais aussi au SIVM où nous avons siégé ensemble pendant 12 ans, je dois dire que Riquet était un inlassable défenseur de sa commune et de ses habitants. Il le faisait à sa manière à lui , avec sa « grosse voix « comme il disait. Mais il le faisait avec détermination et très souvent il obtenait gain de cause. Il avait d’ailleurs beaucoup souffert, une fois retiré de la vie municipale, d’avoir été radié de la liste électorale de FARINO.
Riquet c’était aussi quelqu’un de dévoué qui faisait tout pour rendre service à ceux qui le sollicitaient. Il le faisait avec beaucoup de simplicité. Il aimait aider les gens.
Riquet c’était enfin un grand patriote qui n’a cessé de faire flotter le drapeau bleu blanc rouge sur sa maison de Fonimoulou y compris aux pires moments des événements. Je me souviens de ses interventions enflammées lors de meeting politiques organisés dans la région pour la venue de Charles Pasqua ou de bernard Pons avec lesquels il s’ était lié d’amitié. C’était l’époque ou il nourrissait le rêve de devenir membre de l’Assemblée Territoriale. Les hasards de la vie en ont décidé autrement.
Ces dernières années Riquet vivait retiré sur sa propriété de fonimoulou, encore plus depuis la perte de son épouse Joseline, en Août 2009.
J’étais passé le voir chez lui il y a quelques mois afin de l’inviter à participer au 40 ème anniversaire de la création du SIVM dont il était l’un des membres fondateurs. Nous avons blagué tout l’après-midi en nous rappelant de vieux souvenirs politiques ou personnels. Et le 27 Avril 2013, à Pierrat, avec une cinquantaine de membres ou d’anciens membres du syndicat, nous l’avions mis à l’honneur pour le travail qu’il a  accompli durant toutes ces années au profit de nos communes.
Avec le départ de Riquet c’est une page de l’histoire de la région qui se tourne.
Celle des grands anciens, qui ont contribué, par leur travail, dans des conditions souvent difficiles, à construire le pays dans lequel nous vivons.
Je tiens à dire à ses enfants, José, Pierre et Jean-Louis, à ses petits-enfants, à son frère Paul, à sa famille, à ses amis, que je partage la peine qui est la leur.

Riquet repose en paix.

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