Accueil ASSEMBLÉE NATIONALE GOMÈS INTERPELLE L’ÉTAT SUR LA CONSTRUCTION DES LYCÉES ET LA CRÉATION D’UN IUT

GOMÈS INTERPELLE L’ÉTAT SUR LA CONSTRUCTION DES LYCÉES ET LA CRÉATION D’UN IUT

Philippe education

(06-09-2013)

M. Philippe Gomes:

Ma première question porte sur les établissements d’enseignement. La loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie a prévu que l’État financerait la réalisation de deux lycées d’enseignement général, technologique et professionnel : le lycée du Mont-Dore, commune de la province Sud, et le lycée de Pouembout, commune de la province Nord. Ces deux lycées ont été estimés, après qu’une mission de l’État a été diligentée en Nouvelle-Calédonie, à 92 millions d’euros.

Je remercie le Gouvernement car les crédits nécessaires au financement de ces établissements ont bien été inscrits au budget de l’éducation nationale, à hauteur de 48,7 millions d’euros en autorisations d’engagement et de 13 millions d’euros en crédits de paiement. J’appelle simplement l’attention du ministre de l’outre-mer et du Gouvernement sur le fait qu’avec 13 millions d’euros inscrits sur l’exercice 2014, l’année 2015 sera particulièrement lourde en termes de crédits de paiement si l’on souhaite véritablement que ces établissements puissent ouvrir à la rentrée 2016, comme cela avait été arrêté.

Je plaiderai également, comme le comité des signataires l’a fait lorsqu’il s’est réuni il y a quelques semaines sous la houlette du Premier ministre, pour la création d’un IUT en Nouvelle-Calédonie. En effet, 62 % de nos bacheliers ont un baccalauréat général ou professionnel, et 31 % des primo-inscrits à l’Université de la Nouvelle-Calédonie ont un bac technologique et professionnel, soit le double de la moyenne nationale. Or vous le savez comme moi, seuls 2 % des primo-inscrits disposant d’un baccalauréat technologique ou professionnel arrivent à décrocher la licence. Pourquoi se retrouve-t-on dans cette situation ? Parce qu’il n’y a pas suffisamment de formations courtes en Nouvelle-Calédonie pour ces bacheliers.

Voilà pourquoi la création d’un IUT est indispensable, qui ouvrirait tout d’abord des départements tertiaires en proposant notamment un DUT Gestion des administrations et des entreprises et un DUT Métiers du multimédia et de l’internet, mais aussi, puisque nous n’avons pas moins de trois usines et représentons 15 % de la production mondiale de nickel, un DUT Génie mécanique et industriel.

Voilà le dossier porté aujourd’hui par l’Université de la Nouvelle-Calédonie, qu’elle est allée défendre auprès du Gouvernement de la République, du Premier ministre, du ministre de l’enseignement supérieur et du ministre de l’outre-mer. J’espère que ce dossier pourra progresser, même s’il est en cours d’examen et que les avancées sont bien sûr réduites. Car c’est véritablement, dans un territoire comme le nôtre, où la jeunesse représente plus de 50 % de la population, un élément nécessaire pour construire un avenir pour tous.

M. le président:

La parole est à M. le ministre.

M. Victorin Lurel, ministre:

Monsieur le député, je connais votre attachement à la construction rapide des lycées et au respect des engagements pris dans un texte confirmé le 11 octobre dernier en comité des signataires, pour la deuxième fois d’ailleurs, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Vous avez raison : la programmation a été revue, et vous avez des inquiétudes concernant la tenue de ces engagements. Oui, nous avons revu la programmation triennale de façon à dégager les autorisations d’engagement et les crédits de paiement permettant de couvrir les engagements et les dépenses prévus en 2014. Nous allons consacrer 48,7 millions d’autorisations d’engagement et 13 millions de crédits de paiement pour les deux lycées, et nous pensons pouvoir tenir ces engagements compte tenu de l’avancée des travaux.

S’agissant de la possible ouverture d’un IUT, nous pourrons en discuter dans le transfert des compétences en matière d’enseignement supérieur. Mais j’entends, je comprends et je suis prêt à approuver cela.

À voir aussi :

Pour l’honneur d’une femme

( 22 novembre 2017 ) Harold Martin condamné à 3.400.000 XPF de dommages et intérêts pour d…