Accueil ASSEMBLÉE NATIONALE « La liberté la plus fondamentale pour les femmes : Celle de disposer librement de leur corps »

« La liberté la plus fondamentale pour les femmes : Celle de disposer librement de leur corps »

Sonia Lagarde IVG2

 

(Paris – 21 janvier 2014) Au cours du débat sur les articles du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la députée Sonia Lagarde a pris la parole sur la question de l’IVG. Selon la députée calédonienne, la notion de détresse n’a plus à être une condition du droit à l’IVG mais notre priorité doit aller à l’éducation des jeunes à la contraception car ainsi que la rappelait Simone Veil, « un avortement est toujours un drame », ce n’est en aucun cas une méthode de contraception.

Son collègue Jean-Louis Borloo, président de l’UDI, a ensuite pris la parole pour soutenir sa position. Retrouvez ci-dessous les vidéos de Sonia Lagarde et de Jean-Louis Borloo ainsi que les retranscriptions des interventions des deux députés :

Sonia Lagarde :

Sonia S’il est une chose que nous devons rappeler en préalable, c’est que l’avortement n’est en aucun cas un acte anodin.

 

Simone Veil affirmait ici même, le 26 novembre 1974 : « Aucune femme ne recourt de gaîté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes : c’est toujours un drame, et cela restera toujours un drame »

 

L’amendement adopté par la commission, qui consiste à supprimer la mention de la détresse dans le texte initial sur l’IVG, permettrait, selon ses auteurs, non seulement de rendre la loi conforme aux réalités mais aussi de souligner que l’IVG est un droit, y compris pour les femmes qui ne se sentent pas en détresse.

En tant que femme, on peut et on doit comprendre le sens de cet amendement qui, finalement, ne fait qu’offrir aux femmes la liberté la plus fondamentale : celle de disposer librement de leur corps.

Cette mention de détresse, devenue obsolète pour certains, et finalement virtuelle dans les faits, ne doit en aucun cas nous faire perdre de vue la nécessité d’une meilleure prévention, d’une meilleure éducation à la contraception, car l’avortement n’est pas et ne doit en aucun cas être considéré comme un moyen de contraception.

Il est regrettable que cet amendement rouvre la porte à tous les excès, crée une fracture inutile dans notre société, source de tensions et de divisions.

Enfin, c’est en pensant à toutes les femmes et, en particulier, cela a été évoqué, à ces pauvres femmes espagnoles qui voient aujourd’hui menacer leur droit à l’avortement, que je m’opposerai en tant que femme aux amendements de suppression de l’article 5 – C de ce projet de loi.

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