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BERNARD MARANT SUR RRB : DÉBAT SPÉCIAL MUNICIPALES DUMBÉA

Dumbea RRB

Retranscription du débat sur RRB le 25 février 2014 avec Bernard Marant :

Journaliste : Autre invité, Bernard Marant, candidat Calédonie ensemble, un parti que vous avez rejoint dès sa création. Vous avez dirigé la commune de Dumbéa de 83 à 2008. Aujourd’hui, vous souhaitez briguer un nouveau mandat. Vous le faites dans un esprit de revanche ou de reconquête ?

Bernard Marant : Non, pas du tout, il y a pas de revanche dans cette démarche. Je suis candidat parce que Dumbéa va mal, rien n’a avancé, les engagements pris n’ont pas été tenus. On nous avait parlé de la rénovation politique du Rassemblement. Je constate aujourd’hui qu’il a levé le drapeau du FLNKS sans rien demander à la population.

Journaliste : Bernard Marant :

Bernard Marant : Quelques commentaires, quand même. Je voudrais m’adresser à monsieur Naturel. Je sais que c’est un de vos mensonges préférés, mais je voudrais vous appeler à un peu plus de modestie, quand même. Moi, je ne suis pas à Dumbéa depuis six ans, j’y suis depuis 25 ans, et ça fait 25 ans que les administrés me font confiance. En matière financière, je ne veux pas épiloguer, mais un simple chiffre : l’endettement de la commune, en 2008, il était de 1,6 milliard. Aujourd’hui, il est de 2 milliards. En ce qui concerne tout ce qui est police, quand on dit qu’il ne se passe rien, notre avis est que la police n’est pas suffisamment utilisée sur le terrain, on ne voit pas les policiers sur le terrain. En matière d’environnement, il y a quand même de fortes plaintes en ce qui concerne les OM qui ne sont plus ramassées que deux fois par semaine. Ensuite, il y a la propreté de la ville. Allez du côté de Koé, vous verrez les dépotoirs sur la voie publique, et il y a pas que là, il y en a partout. Ensuite, sur un plan général, le projet d’avenir que vous voulez mettre en place, je crois que vous l’avez largement utilisé, ces six dernières années, parce que vous avez, et c’est normal, j’en suis très fier, vous avez continué sur la lancée que j’ai initiée, il y a quand même déjà 15 ou 20 ans, puisque le PUD date de 2003, la ZAC de Dumbéa-sur-Mer est la ZAC, plus ancienne encore, du centre urbain, date de 2000, on a eu beaucoup de mal à la mettre en place. Je crois qu’il faut être modeste, et que chacun apporte sa pierre à l’édifice que nous voulons tous mettre en place

Journaliste : Quelles sont les pistes que vous mettrez en œuvre, si vous êtes réélus, de façon très concrète, Bernard Marant, et après Georges Naturel ?

Bernard Marant : Je crois qu’il serait bon que l’on remette en place certains éléments qui existaient il y a plus de six ans, je pense aux éducateurs de rue, je pense aux éducateurs de proximité, je crois qu’il en reste un qui est dans un quartier. Il faut se rappeler que nous avons 20 % de jeunes qui passent de CM2 à 6ème et qui sont encore, non pas illettrés, mais qui le sont au titre où on l’entend sur le plan littéraire. Ces jeunes sont en échec scolaire, ils gênent plutôt les autres dans les écoles et dans les collèges, ceux qui veulent travailler et ils arrivent à 15 ans, ils sortent du collège, ils ne savent rien faire et pendant 5 ou 10 ans, en attendant d’entrer dans la vie active, il faudrait peut-être s’en occuper davantage par…, il y a des formules, il y a le tutorat par exemple, il y a à s’occuper des jeunes avec les autres collectivités du territoire de façon à ce qu’ils ne rentrent pas tout de suite, quand même, dans la délinquance, et après c’est beaucoup plus difficile à redresser. Effectivement, la prévention, d’une part, et la police municipale, n’oublions pas la gendarmerie, il faudrait quand même qu’ils travaillent, à mon sens de façon plus assidue sur le terrain, on doit pouvoir maîtriser les effets de cette jeunesse difficile.

Journaliste : Bernard Marant, la ZAC, c’était une erreur, ou pas ?

Bernard Marant : Pas du tout. Moi, j’en prends l’entière responsabilité, que je partage avec le président de la province de l’époque. Ça nous a quand même permis de faire, pendant quelques années, 800 à 850 logements par…

Journaliste : Effet d’affichage, disait Gil Brial à l’instant !

Bernard Marant : C’est pas un effet d’affichage, me semble-t-il. J’ai signé, mon successeur le rappelait, les permis de construire et les cessions de terrains avant de partir en décembre 2007, et on est toujours sur la même lancée. Depuis, le parti de Monsieur Naturel a choisi de stopper, pas totalement, mais presque, je crois, le contrat de développement, il y en a 232 par an, on est loin des 850 ou des mille qui sont nécessaires chaque année. Il ne faut pas s’étonner qu’on ait besoin de logements aujourd’hui. Si on les reprend, c’est bien, mais il faudrait aussi tenir cette promesse-là. Je ne sais pas si Monsieur Naturel peut la tenir en son nom. Sur la délinquance, je m’inscris en vrai sur la volonté d’installer une gendarmerie nationale à Dumbéa-sur-Mer, et cette gendarmerie doit amener plus d’ordre dans une ville de 20 mille habitants à peu près. Moi, je ne suis pas d’accord quand j’entends dire qu’il y a plus de délinquance à Dumbéa-sur-Mer qu’ailleurs.

Gil Brial : Mais il faut être présent sur le terrain

Bernard Marant : J’y suis tous les jours !

Journaliste : Mais vous aurez encore la parole d’ici la fin de ce débat ! Alors, le cadre de vie, Bernard Marant !

Bernard Marant : Il est difficile d’être contre tout ce qui a été proposé, bien sûr. Le marché municipal, il était prévu à l’origine même de la ZAC du centre urbain. Maintenant, avant de faire le marché, peut-être qu’il faut faire le cadre du centre urbain. Par contre, le centre urbain, en matière de cadre, ce serait bien qu’il évolue beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui. Quand il pleut, par exemple, j’ai beaucoup de peine pour les élèves qui doivent traverser les flaques d’eau, c’est quand même embêtant. Pour le reste, bien sûr qu’on est pour des marinas, c’est dans le projet de la ZAC-de-Dumbéa-sur-mer

Bernard Marant : La rivière vivante de Dumbéa, le projet, lui aussi était prêt déjà en 2005 puisque…

Georges Naturel : Il n’a pas avancé !

Bernard Marant : Ben non, il n’a pas avancé, puisque le président de l’époque a décidé de donner la priorité à Farino, qui se porte très bien. Mais pour tout le reste, il faudrait déjà commencer, en matière d’urbanisation, à réunir les deux villes qui se font en ce moment, il y a la ZAC-de-Dumbéa-sur-Mer et tout le reste. Il y a des tas de passerelles, d’échangeurs qui avaient été prévus, qui ont été gommés aussi, là aussi, on a supprimé. Au lieu de faire des échangeurs aériens, on les a faits en sous-terrain, c’est pas forcément bien. Il y a le boulevard urbain à mettre en place pour remplacer la zone en quatre voies, ça se fera dans un an, dans dix ans, on ne sait pas. Mais d’ici là, c’est pas comme ça que l’on va faire un cadre de vie qui est apprécié par les Dumbéens.

Journaliste : Bernard Marant :

Bernard Marant : Pendant 25 ans, qu’est-ce que vous vouliez bien que j’y fasse ? Puisque la Savexpress, comme vous le saviez, appartient à la Savexpress et la présidence appartient à la province, il n’appartenait évidemment pas, sinon, il y a bien longtemps que je l’aurai supprimé.

Journaliste : Bernard Marant :

Bernard Marant : Oui, le développement de Dumbéa-Nord, c’est bien, mais l’aménagement de l’espace, ce n’est pas la vie de tous les jours. Aujourd’hui, on a deux villes dans la ville. On a Dumbéa-Koutio, etc., qui est la vitrine de la ville et puis on a Dumbéa-Nord qui est un petit quand même abandonné. On a beau, tous dans nos programmes, prévu d’installer un poste de police municipale et un poste de secours, il faut que le service public soit beaucoup plus présent qu’ils ne le sont aujourd’hui. Il faut qu’on voit plus de policiers effectivement, il faut que l’on ait plus de cantonniers, d’entretien, etc., c’est un petit peu abandonné. Pour le reste de l’installation, je crois qu’il faut poursuivre ce qui a été commencé et puis déjà ça va nous porter dans quelques années.

Journaliste : Bernard Marant ?

Bernard Marant : Les squats ne peuvent pas être régularisés dans l’état actuel des choses. On ne peut pas admettre qu’il y ait des familles, pendant plusieurs générations, qui vont vivre de cette façon-là dans une insalubrité permanente. On ne peut pas permettre…, j’y vais, comme tout le monde et quand on voit des gamins qui sont dans la boue, etc., et même des exemples où les chauffeurs d’autobus qui les prennent disent au gamin, « tu retires tes godasses parce qu’elles sont dégueulasses », vous pensez un petit peu le traumatisme que supportent ces enfants ? Les familles qui sont dans les squats, il faut les reloger, comme les autres, et puis il faut traiter les terrains de la même façon que les terres civiles, en quelque sorte, de droit commun.

Journaliste : Pour terminer ce débat, dernier tour de table avec chacun, mot de conclusion, votre conviction, votre engagement dans cette campagne pour les municipales ?

Bernard Marant : Écoutez, en dehors de ces incantations, il faut qu’à Dumbéa les choses changent. Il faut qu’il y ait un maire qui soit présent dans sa ville, il faut un maire qui dirige les services dans sa commune, qui reçoive les administrés, qu’il ne fasse pas recevoir par un secrétaire général, ou un directeur de cabinet de façon à ce qu’on recrée ce lien qui existait entre la population, les administrés et les élus, et le principal élu. Tel est mon souhait.

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