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LISTES ÉLECTORALES : LES NOUVEAUX DÉRAPAGES MÉDIATIQUES DE WAMYTAN

RWamytan

Communiqué du dimanche 2 mars 2014

Depuis plusieurs semaines, Roch Wamytan affirme que les 6 700 électeurs dont il demande la radiation seraient « arrivés après 1998 ». C’est un mensonge, puisque sa liste comprend en fait tous les électeurs non natifs de Nouvelle-Calédonie qui n’ont pas voulu ou pu, avant fin 1997, demander leur inscription sur la liste électorale générale, ce qui est sans rapport avec le fait d’être arrivé après la consultation sur l’accord de Nouméa…

Roch Wamytan vient pourtant de franchir une nouvelle étape, en faisant, devant la chaîne de télévision australienne ABC, de nouvelles déclarations visant à dresser les Calédoniens les uns contre les autres.

Dans un reportage diffusé jeudi dernier, on l’entend réitérer l’accusation fausse selon laquelle il y aurait sur la liste spéciale « 6 700 personnes (…) arrivées après 1998, qui par conséquent ne doivent pas y figurer ».

Il se plaint également de l’absence sur cette liste de 2 000 kanak, sans mentionner que celle-ci résulte non pas d’un refus d’inscription, mais du fait qu’ils n’ont pas effectué les démarches nécessaires. Il ne mentionne pas non plus la proposition faite par Calédonie Ensemble, fin 2012, afin que les commissions spéciales inscrivent d’office les 5 000 électeurs de la liste générale (dont les 2 000 kanak cités par Roch Wamytan) qui, bien que nés en Nouvelle-Calédonie (et donc citoyens en application de la jurisprudence « Kilikili »), sont exclus du droit de vote aux provinciales.

Dans ce même reportage, son collaborateur Roch Pidjot va encore plus loin, en dénonçant « beaucoup de tricherie et de manipulation (…) dans certains conseils municipaux, particulièrement à Nouméa ».

Pourtant, comme tout le monde le sait, les inscriptions sur la liste spéciale relèvent, non pas des conseils municipaux, mais de commissions administratives présidées par des magistrats indépendants, et au sein desquelles le FLNKS est systématiquement représenté. Et ces commissions ont à notre connaissance systématiquement vérifié, conformément aux textes, que les demandes d’inscriptions étaient accompagnées de preuves avérées d’une installation en Nouvelle-Calédonie avant novembre 1998.

Enfin, Roch Wamytan fait le lien entre les élections de 2014 et le décret du 21 avril 2009 ayant assoupli les règles relatives à la vente et à la détention d’armes en Nouvelle-Calédonie, et il pose la question : « pour quelle raison la France a fait ça ? »

Sans doute devrait-il poser cette question aux deux représentants de l’Union Calédonienne qui siégeaient dans le gouvernement d’Harold Martin entre 2007 et 2009, et qui ont donné, le 22 août 2008, un avis favorable à ce décret…

Toutes ces déclarations, qui reposent sur la plus parfaite mauvaise foi et enveniment la situation à la veille des élections, sont totalement scandaleuses. Calédonie Ensemble les dénonce avec la plus grande fermeté.

A la veille d’élections particulièrement importantes, elles dressent un tableau totalement faux de la situation calédonienne, devant un média étranger toujours très complaisant à l’égard des thèses indépendantistes, et qui a lui-même ajouté dans ce tableau de nombreuses approximations systématiquement à charge.

Source :  http://www.abc.net.au/news/2014-02-27/political-tensions-in-new-caledonia/5289622

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