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« JE SOUHAITE DONNER À NOUMÉA LE DESTIN QU’ELLE MÉRITE »

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À quel titre désirez-vous vous exprimer dans cette page ?

En tant que femme engagée pour mon pays, un engagement fait de convictions, d’actions et d’attachement aux valeurs de la République.

Comment et pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique alors que votre parcours professionnel ne vous y prédisposez pas particulièrement ?

D’abord le refus de toutes les injustices et la volonté de porter les valeurs que m’ont inculquées mes parents : travail, franchise et désir de se mettre au service des autres plutôt que de soi-même. Ces valeurs doivent être défendues en politique.

Que signifie pour vous le terme « engagement » ?

Faire preuve de courage et de volonté. C’est nécessaire pour mener ses actions sans jamais renier ses convictions. C’est aussi une question de confiance avec les électeurs. Lorsqu’on s’engage, il importe d’être au rendez-vous des attentes que l’on suscite.

Quels sont à vos yeux, les atouts et les inconvénients d’être une femme en politique ?

N’allez surtout pas croire que parce que vous êtes une femme les choses sont plus faciles ou que les portes s’ouvrent plus rapidement. Au contraire ! Il faut savoir se faire entendre et respecter, en un mot, il faut d’abord se battre pour être acceptée. C’est le cas en politique, mais aussi dans le monde professionnel et dans nombre de domaines de la vie quotidienne. C’est pourquoi je me suis très fortement investie, tout récemment encore dans l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur l’égalité entre hommes et femmes, et dans le combat que les femmes ont dû mener en particulier pour instaurer la nécessaire parité en politique qui demeure un monde d’hommes.

Dans quelle Calédonie idéale aimeriez-vous vivre ?

La Calédonie que je veux pour demain passe d’abord par la construction d’un destin partagé. C’est indispensable compte-tenu de notre histoire et ce n’est pas qu’un slogan, c’est au contraire très concret et sa construction commence ici, dans nos rues et dans nos quartiers. Cette Calédonie dont je rêve, elle est résolument française, c’est un point essentiel de mon engagement politique, car pour moi les valeurs de la République ont du sens : la liberté, l’égalité et surtout la fraternité, car quelle que soit notre couleur de peau, nous sommes frères dans la République. C’est pour moi la base indispensable de toute vie en société.

Comment y parvenir, en sommes-nous éloignés ?

Oui, car le chemin qui  reste devant nous pour construire cette Calédonie ou chacune et chacun aura sa place, sans exclusive, est encore long et difficile. Comment faire comprendre aux uns et aux autres que sortir de la France est périlleux ? Comment faire comprendre que la France est terre de liberté et que cette liberté n’a pas de prix ? Comment faire comprendre que les acquis qui sont les nôtres aujourd’hui sont précieux face à l’inconnu que représenterait une Calédonie indépendante ? C’est bien là tout l’enjeu de cette dernière mandature de l’accord de Nouméa et des élections prochaines.

Comment envisagez-vous cette année 2014 qui commence et qui préoccupe tant les Calédoniens ?

2014 sera effectivement une année décisive pour la Nouvelle-Calédonie et c’est pourquoi il importe que, quelles que soient sa place ou ses fonctions, chacun l’aborde avec calme et esprit de responsabilité. Il faut tourner le dos aux batailles d’egos et aux politicailleries afin de se concentrer sur l’essentiel. Le moment viendra ou il faudra s’assoir à la table des négociations pour construire un véritable vivre-ensemble calédonien.

Pourquoi les municipales à Nouméa ?

Parce que c’est Nouméa ! Que j’y suis née, que j’y travaille et que j’y vis, mais surtout parce que j’ai la passion de ma ville et que je veux lui donner le destin qu’elle mérite. Je veux faire vivre ses quartiers, en soutenir la créativité et les initiatives, en fédérer les talents et les énergies.  Ce ne sont pas que des mots. Le changement que je propose, il est matériel et concret. Ce que je veux au fond, c’est que sonne l’heure du réveil pour cette ville et je veux changer Nouméa avec les nouméens.

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