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DU RÔLE DU HAUT-COMMISSAIRE EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Brot

Communiqué du 19 mars 2014

Gilbert Tyuienon vient d’annoncer qu’il allait déposer plainte contre le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, à la suite de certains propos que celui-ci a tenus et qu’il estime diffamatoires à son encontre.

Le vice-président du gouvernement a notamment précisé qu’il considère « que le haut-commissaire a abandonné la neutralité de sa fonction ».

Assurément, le comportement du précédent représentant de l’Etat, M. Albert Dupuy, a conduit l’Union Calédonienne à prendre de mauvaises habitudes.

En effet, durant deux années, le haut-commissaire de l’époque a été à la botte de la coalition RUMP – Union Calédonienne – Parti Travailliste, qu’il s’agisse de la montée des deux drapeaux, sur la base d’un simple vœu du congrès contrairement à l’accord de Nouméa, de l’élection illégale de Roch Wamytan à la présidence du congrès, à laquelle il a personnellement assisté contrairement aux usages, ou de la collégialité bafouée au gouvernement, à laquelle il n’a jamais rien trouvé à redire. Et ce malgré les oppositions, sur ces sujets, d’une partie du camp indépendantiste (boycott par le président de la province Nord de la cérémonie des deux drapeaux au haut-commissariat et par le PALIKA de la séance illégale du congrès du 1er avril 2011) et d’une partie du camp non-indépendantiste, au premier rang duquel Calédonie Ensemble.

Je n’ai pas entendu, à cette époque, le vice-président du gouvernement se plaindre d’une « ingérence digne d’un autre temps », alors que cela a été effectivement le cas.

Alors, de quelle neutralité parle aujourd’hui Gilbert Tyuienon ?

Je considère pour ma part que le haut-commissaire a repris la place qu’il doit occuper  en tant que représentant de l’Etat, dépositaire des pouvoirs de la République en Nouvelle-Calédonie, à « équidistance » des deux camps, pour reprendre l’expression utilisée par le président de la République, lorsqu’il a reçu à l’Elysée le comité des signataires, le 6 décembre 2012. Je note également que le premier ministre a réaffirmé, au nom du gouvernement de la République, sa « totale confiance » à Jean-Jacques Brot, devant l’Assemblée nationale, lors de la séance du 25 février 2014.

L’Etat est de retour, à la place qui doit être la sienne, et c’est une bonne nouvelle.

Philippe GOMÈS,

député de la Nouvelle-Calédonie

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