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CALÉDONIE ENSEMBLE, GRAND VAINQUEUR DES MUNICIPALES

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Communiqué du lundi 31 mars 2014

Calédonie Ensemble déclare sa très grande satisfaction au terme de ces élections municipales 2014.

Progression nette de Calédonie Ensemble, aussi bien en nombre de voix (27 400) qu’en nombre de communes dirigées (7)

A l’échelle du territoire, les divers mouvements de sensibilité non indépendantiste dirigent 14 communes, contre 13 auparavant : si les communes de l’île des Pins et de Thio ont été perdues, celles de Sarraméa, de Poya et de Kouaoua ont été gagnées.

Au sein de la mouvance indépendantiste, l’UNI-Palika reste stable avec 7 communes gérées, ses 3 défaites étant compensés par 3 victoires.

L’Union Calédonienne progresse de 8 à 11 communes, au détriment des petits mouvements (UPM, FCCI, Rheebu Nuu et LKS). Seul l’UPM a conservé une mairie (Bélep).

Au sein de la mouvance non-indépendantiste, Calédonie Ensemble progresse nettement en passant de 4 à 7 communes :

–        Farino et Nouméa ont été conquises sur le Rassemblement-UMP ;

–        Sarraméa et Poya ont été reprises à l’Union Calédonienne grâce à des listes d’union conduites par des élus de Calédonie Ensemble ou d’Une Province Pour Tous ;

–        Pouembout, La Foa et Moindou ont été conservées par nos maires.

Dans les communes à majorité indépendantiste de la province Nord, Calédonie Ensemble a pleinement joué le jeu de l’union. Les listes d’entente conduite par ses représentants ont réalisé des scores exceptionnels : Yasmina Metzdorf à Poya (43,2%), Bernard Nénou à Poindimié (40,1%) et Gérard Poadja à Koné (28,3%) ont su dans leur commune rassembler toutes les voix non-indépendantistes, et parfois même au-delà, en réalisant pour certains des scores jamais atteints jusqu’ici par des listes de sensibilité non indépendantiste.

Inversement, à Voh, le principe d’une liste unitaire non-indépendantiste, que nous avions proposé, a été refusé. Bien que nous ayons soutenu la liste présentée par France Debien, celle-ci n’a recueilli que 280 voix au premier tour et 236 voix au second tour, contre 450 voix en faveur des listes non indépendantistes lors des élections provinciales de 2009. De même, à l’île des Pins, Hilarion Vendegou a refusé une fusion avec la liste Kwegnii Ensemble emmenée par Mickael Leme et a perdu la mairie au profit d’un indépendantiste.

Le Rassemblement passe de 6 à 4 mairies. Il gagne Kouaoua mais perd Farino, l’île des Pins, et surtout la capitale. Il se maintient d’extrême justesse à Boulouparis et conserve Dumbéa et le Mont-Dore grâce au soutien de l’UCF : Eric Gay a publiquement remercié hier soir Chantal Courtot (UCF) pour son action et son soutient entre les deux tours.

Le Rassemblement voit sa représentativité désormais réduite à l’agglomération. Il est résiduel en brousse, à l’exception de Boulouparis, Kouaoua, Houaïlou et Bourail : il a perdu les mairies de l’île des Pins et de Farino ; à La Foa et Yaté, ses candidats ont été éliminés au premier tour ; à Sarraméa et Ouégoa, il n’a pas été en mesure de présenter une liste ; à Thio et Moindou, ses candidats ont obtenu des scores très modestes.

Le FPU, avec une liste menée par l’Avenir Ensemble, conserve d’extrême justesse Païta, grâce au soutien de l’UCF et du FLNKS. En effet, Louisa Bréhé (UCF) a officiellement apporté son soutien au maire sortant au lendemain du premier tour. En outre, l’analyse des résultats des différents bureaux de vote de la commune démontre clairement que les électeurs des tribus, qui avaient voté au premier tour en faveur de listes indépendantistes, ont apporté au second tour leur soutien à Harold Martin, suite aux multiples déclarations de ce dernier en faveur du drapeau du FLNKS.

Le FPU, avec une liste menée par l’Avenir Ensemble, conserve également la mairie de Koumac, mais en faisant alliance avec le FLNKS : Pierre Delhumeau, qui conduisait une liste d’entente non indépendantiste, s’est ainsi vu voler sa victoire.

Enfin, l’UCF, même s’il a perdu Nouméa, confirme son statut de parti exclusivement nouméen : il est quasiment absent de la brousse, et a une implantation résiduelle dans les trois communes de l’agglomération, étant éliminé au premier tour au Mont-Dore et à Païta avec 8% et ne totalisant que 13% au second tour à Dumbéa.

La victoire historique de Calédonie Ensemble à Nouméa

La liste Calédonie Ensemble emmenée par Sonia Lagarde faisait face au second tour à une liste regroupant sept formations politiques : le Rassemblement de Pierre Frogier, l’Avenir Ensemble d’Harold Martin, le LMD de Simon Loueckhote, Didier Leroux, le MPC de Gaël Yanno, le RPC d’Isabelle Lafleur et le MRC de Philippe Blaise.

Pourtant, Gaël Yanno n’est pas parvenu au second tour à rassembler la totalité des voix qui s’étaient portées au premier tour sur sa liste ou sur celle de Gaby Briault : près de 600 voix manquent à l’appel, alors que Sonia Lagarde, elle, progresse de près de 5300 voix.

Dans les quartiers Sud, favorables à l’UCF et au Rassemblement, Sonia Lagarde a réduit son retard au second tour. Dans les quartiers Nord, où elle était en tête, elle a accentué son avance.

Cela signifie que certains électeurs ayant voté pour Gaby Briault ou Gaël Yanno au premier tour se sont abstenus suite à la fusion de l’entre-deux tour. Cela signifie, aussi, que de nombreux abstentionnistes du premier tour se sont mobilisés, lors du second tour, en faveur du changement incarné par Sonia Lagarde.

Au final, l’accord global passé entre le Rassemblement-FPU et l’UCF sur les quatre communes de l’agglomération s’est révélé être un jeu de dupe :

–        à Nouméa, les électeurs n’ont pas accepté le mariage artificiel des listes Yanno et Briault, et l’UCF a perdu la mairie ;

–        dans les trois communes de l’agglomération, au contraire, les maires sortants ont pleinement profité du soutien direct ou indirect des listes UCF, et ont été réélus malgré une majorité favorable au changement.

Les élections provinciales du 11 mai prochain dans le Nord et dans les îles

L’union des mouvements de sensibilité non indépendantiste est indispensable en provinces Nord et îles, si l’on veut assurer la représentation de cette sensibilité dans les assemblées.

Ces élections municipales ont conforté le leadership de Calédonie Ensemble – Une Province Pour Tous en province Nord. Seul Gérard Poadja est légitime à tirer la liste d’union.

En province îles, trois listes d’union avaient été formées à Lifou, Maré et Ouvéa. C’est la liste emmenée par Jean-Eric Naxué (Calédonie Ensemble) à Lifou qui, avec 511 voix, a réalisé le meilleur score, contre 131 voix pour la liste emmenée par Tahmumu Urene à Maré et 459 voix pour la liste emmenée par Simon Loueckhote (FPU) à Ouvéa au premier tour (et 393 voix au second tour). On est donc au total très loin des 1500  voix nécessaires à l’obtention d’un siège dans cette province. L’émergence d’une liste de la société civile, qui a réalisé 785 voix à Lifou lors des municipales, doit donc nous conduire à nous interroger sur la réponse politique la mieux adaptée aux attentes des Loyaltiens.

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