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DE L’OPPOSITION À LA CONSÉCRATION

Durant de longues années, Sonia Lagarde a fréquenté les fauteuils de l’opposition du conseil municipal de Nouméa. Cette solide expérience et ses choix politiques lui ont permis de tisser une relation particulière avec Nouméa. Après avoir été une opposante virulente, la voilà désormais sur les bancs plus apaisés de la majorité. Trajectoire…

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Enfin… Après tant d’années d’attente, Sonia Lagarde a touché à son but.

Sonia Lagarde se souvient-elle encore de ces années passées à l’UNCT qui marquent le début de sa carrière politique, à la fin des années 1990 ? A cette époque, le parti de Didier Leroux, qui avait fait un excellent score lors des provinciales de 1995 (7 909 voix, soit 17,53%), siège dans un bureau de l’avenue du Maréchal Foch, en face de RRB. Et celle qui est beaucoup plus connue pour ses activités de commerçante effectue ses premiers pas dans l’arène politique aux côtés de l’avocat Denis Milliard ou encore de Thierry Valet, prof d’anglais… Tous réunis par cette envie de proposer une alternative crédible à la mainmise du RPCR de Jacques Lafleur.

L’UNCT ne sera jamais un partisan de l’Accord de Nouméa, il le critiquera même souvent, avant de se faire une raison et de composer avec. Le parti de Didier Leroux subira ensuite les foudres du RPCR qui parviendra à le scinder et à l’affaiblir. De cette scission naitra en 1999 l’Alliance, toujours conduite par Didier Leroux encore suivi par Sonia Lagarde dans cette nouvelle aventure.

Première véritable opposante

Deux ans après, l’ancienne speakerine de RFO se lance une première fois à l’assaut d’une citadelle imprenable. La capitale calédonienne, Nouméa, gérée par le RPCR depuis de si longues années. Roger Laroque y a été maire de 1953 à 1985 et son successeur, Jean Lèques, y règne en maître depuis janvier 1986. Pour cette entrée en matière, en 2001, Sonia Lagarde se fait remarquer à la tête de « Nouméa, c’est capital(e) », glanant 4 975 voix, deuxième derrière un maire sortant réélu au premier tour (11 786 voix, soit 53,39%).

Première véritable opposante de Fifils, la « blonde » ne tarde pas à faire parler d’elle tant elle excelle dans le rôle de la critique acerbe et parfois foudroyante. Mais il en faut bien évidemment plus pour faire vaciller Jean Lèques sur son trône municipal. Il n’empêche, avant de s’emparer de la capitale, Mme Lagarde fait chuter le RPCR de Jacques Lafleur en 2004 lors des provinciales. Avec Philippe Gomès et Harold Martin, elle fait partie de cet Avenir ensemble mis en place pour tourner une première page dans la Maison bleue. Un pari réussi, même si certaines orientations de cette alliance new-look opportune ne séduisent pas toujours une Lagarde connue pour ses convictions parfois très à droite.

Un choix judicieux

Dès lors, elle prend ses quartiers de vice-présidente de la Province sud, aux côtés de Philippe Gomès et continue d’arpenter les rues de Nouméa. En 2008, sans surprise, elle est encore face à Jean Lèques. Et pour la première fois, elle l’oblige à un second tour : 11 057 voix pour le maire sortant, soit seulement 43,39%, contre 6 290 voix pour Sonia Lagarde et 3 185 pour Simon Loueckhote (RPC). Cette année-là, Fifils ne devra son salut qu’à l’incapacité de ses deux rivaux à ne pas s’entendre. Lors du second tour, le maire sortant recueille 12 504 voix contre 8 379 à sa rivale et 4 422 au sénateur. Le coup est passé si près…

Quelques mois plus tard, dans le cadre de la scission de l’Avenir ensemble, Sonia Lagarde choisit de suivre Philippe Gomès plutôt que de rester aux côtés d’Harold Martin et Didier Leroux. Un choix judicieux qui lui permet d’abord, en 2012, de devenir la première femme députée de Nouvelle-Calédonie, élue avec un score toujours en hausse dans Nouméa (8 797 voix au premier tour). Deux ans après, elle bat encore Gaël Yanno lors d’un second tour et devient la première femme maire de Nouméa. Enfin…

Lorsqu’elle avait acheté, avec son médecin de mari, la demeure de Roger Laroque sur les hauteurs de la Vallée des colons, se doutait-elle qu’elle connaitrait la même destinée de premier édile, de si longues années après ? Rien n’est moins sûr… Mais sa volonté et sa détermination, elles, n’ont jamais trompé personne. Jean-Pierre Delrieu, son plus fidèle allié, peut en témoigner, lui qui a connu durant tant d’années l’ombre et parfois le mépris. Le voilà désormais en pleine lumière. Aussi radieux que la nouvelle mairesse…

Source : L’Eveil hebdo

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