Accueil ACTUALITÉS HAROLD MARTIN ET SONIA BACKÈS PASSENT LEURS DERNIÈRES COMMANDES

HAROLD MARTIN ET SONIA BACKÈS PASSENT LEURS DERNIÈRES COMMANDES

logo

CE

Point presse de Frédéric De Greslan et Hélène Iekawe

Mardi 29 avril 2014

Deux projets parfaitement révélateurs des méthodes du gouvernement Martin-Backès étaient inscrits à la séance du gouvernement de ce jour. Même s’ils en ont été retirés, du fait de l’absence de Sonia Backès, nous estimons nécessaire de les rendre publics.

1°) Gestion des cendres de la centrale de Prony

Harold Martin et Sonia Backès proposent la signature d’un bail de 60 ans entre la Nouvelle-Calédonie et « Prony Energies » (filiale d’Enercal), portant sur une parcelle destinées à l’enfouissement des cendres de la centrale au charbon de Prony.

Nous rappelons que, en tant que responsable du secteur de l’énergie au sein du gouvernement qu’il présidait, Philippe Gomès avait demandé à Enercal en 2010 d’étudier dans les meilleurs délais une solution d’enfouissement de ces cendres, sur un site approprié du grand Sud. Cette opération visait deux objectifs : diminuer, de 700 millions par an environ, les charges supportées par Enercal et supprimer les norias de camions entre Prony et l’ISD de Gadji.

Nous constatons qu’Harold Martin et Sonia Backès ont conduit ce dossier d’une telle manière, que son intérêt général n’a plus rien d’évident.

En effet, c’est à la Calédonienne de services publics (CSP) de Jean-Marc Bruel et Jacques Jeandot qu’il a été demandé, dans des conditions qui nous échappent, de réaliser un nouveau centre d’enfouissement à Prony, en faisant appel à la défiscalisation. Le montant de l’investissement prévu est tout simplement colossal : 7 milliards de francs.

Or rien, dans les éléments qui nous ont été communiqués, ne garantit que le coût de cette opération pour la collectivité est au final le plus bas possible, ni ne justifie le choix de la CSP.

Dès lors, tant que les justifications nécessaires n’auront pas été apportées, nous nous opposerions à ce projet d’arrêté, s’il venait à être à nouveau inscrit à l’ordre du jour, la semaine prochaine, de la dernière séance lors de laquelle le gouvernement Martin-Backès sera encore de plein exercice.


2°) Modalités de développement de l’éolien

Ont  également été retirés de l’ordre du jour deux arrêtés, l’un autorisant la société Quadrant (ex-Aérowatt) à exploiter une ferme éolienne de 20 MW à Yaté, l’autre pour fixer le tarif applicable à ce projet : 23,5 FCFP par kWh, au lieu des 11 FCFP par kWh prévus par l’arrêté du 9 décembre 2003, toujours en vigueur.

Sonia Backès entend ainsi contourner la sanction que lui a infligée le tribunal administratif le 3 avril dernier, en annulant son appel à projets éoliens, entaché d’irrégularités…

Or, ce que nous dénonçons sur le fond dans ce dossier, c’est le fait que, pour cet investissement de 5 milliards, Sonia Backès n’a jamais cherché à faire jouer la concurrence : des conditions très restrictives ont été fixées dans l’appel à projet, que seule Aérowatt pouvait satisfaire, et cette société est d’ailleurs la seule à avoir remis une offre.

De plus, le dossier finalement retenu repose sur des éoliennes classiques, qui ne pourront pas résister à un cyclone important. Si l’on avait dès le départ fait ce choix – très contestable – il est probable que d’autres opérateurs se seraient intéressés à l’appel à projet lancé en 2012, et que les prix obtenus auraient été plus serrés.

Dès lors, plus que jamais, un véritable appel d’offres s’impose, afin de développer l’éolien en Nouvelle-Calédonie sur de meilleures bases.

Là encore, nous nous opposerions à ces arrêtés, si jamais ils venaient à être représentés la semaine prochaine.

À voir aussi :

Nouvelle-Calédonie : L’État impose une baisse des tarifs bancaires

( 19 janvier 2017 ) Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a décidé je…