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CALÉDONIE ENSEMBLE, PREMIÈRE FORMATION POLITIQUE DU PAYS

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Communiqué du mardi 13 mai 2014

Avant de commenter les résultats du scrutin de dimanche, nous tenons à remercier très sincèrement les très nombreux électeurs qui nous ont accordé leur confiance.

1°) Au niveau de la Nouvelle-Calédonie

Calédonie Ensemble, première formation politique du pays

Nos premières analyses portent sur le résultat global des provinces Sud et Nord. En effet, nous n’avons pas présenté de liste aux îles Loyauté et nous soutenions celle de Simon Loueckhote, afin de laisser aux électeurs de sensibilité non indépendantiste une chance d’être à nouveau représentés dans cette province.

Sur l’ensemble de la Grande Terre, Calédonie Ensemble recueille 27 500 voix. Par rapport aux élections provinciales de 2009, notre progression est considérable : + 11 200 voix, soit + 75%.

Une nouvelle fois, après les législatives et les municipales, Calédonie Ensemble confirme sa position de première formation politique du pays, reléguant très loin derrière elle toutes les autres formations non indépendantistes.

Sur l’ensemble du pays, Calédonie Ensemble fait également mieux (malgré l’absence de liste dans les îles) que l’Union Calédonienne, principal mouvement indépendantiste. Plus précisément, nous faisons 40% de mieux que les 19 700 voix attribuables à l’UC, en supposant que la moitié des suffrages remportés par la liste unitaire indépendantiste du Sud lui reviennent (pour mémoire, en 2009, l’UC représentait 44% du total des voix qui s’étaient exprimées en faveur des listes de sensibilité indépendantiste).

A l’échelle des trois provinces, nous constatons que 61 700 voix se sont exprimées en faveur de l’une des 8 listes non indépendantistes, et 43 600 voix en faveur de l’une des 9 listes indépendantistes. On constate donc, une nouvelle fois, la très grande stabilité du ratio 60/40 au fil des ans : en effet, il y a eu 40,2% de voix indépendantistes en 1999, 40,0% en 2004, 42,6% en 2009 et 41,4% en 2014.

Une participation honorable

Les votants ont représenté 72,0% des inscrits en province Sud (soit seulement 2,2% de moins qu’en 2009), 66,2% en province Nord (baisse de 1,2%) et 67,2% en province des îles (baisse de 6,1%). La moyenne sur les trois provinces s’établit à 70,0% (72,5% en 2009).

A l’exception des îles, la baisse est donc limitée : – 2,5% en moyenne. Parler d’un désintérêt des électeurs pour cette élection nous parait donc excessif : à notre avis, le fait que le scrutin ait eu lieu à la fin d’un week-end de 4 jours, et la faible durée de la campagne, ouverte seulement après les élections municipales, suffisent à expliquer la majeure partie de cette baisse.

Un écart qui se resserre au Congrès

Par rapport à la précédente mandature, les indépendantistes prennent 3 sièges aux non indépendantistes dans le Sud (6 sièges congrès au lieu de 3), mais les non indépendantistes prennent à leur tour un siège dans le Nord (3 au lieu de 2).

Au final, l’écart se resserre donc au Congrès : au lieu de 31 élus non indépendantistes face à 23 élus indépendantistes, nous aurons durant cette mandature 29 élus non indépendantistes face à 25 élus indépendantistes.

2°) En Province Sud

Un leadership non-indépendantiste de Calédonie Ensemble, sans équivalent depuis 1999

Avec 25 000 voix et 36,4% des suffrages exprimés, Calédonie Ensemble est incontestablement le grand vainqueur de cette élection dans cette province. Il faut en effet remonter à 1999 pour trouver un meilleur pourcentage de voix, lorsque Jacques Lafleur avait su profiter de l’élan créé par la signature de l’accord de Nouméa.

Nous sommes arrivés en tête dans la totalité des 9 communes non-indépendantistes de la province (9 sur 13). Dans les 4 autres communes, la liste unitaire indépendantiste l’emporte.

Des résultats équivalents à ceux des législatives de 2012

Si l’on se compare aux résultats cumulés obtenus par nos deux candidats lors du premier tour des élections législatives, il y a deux ans, sur les 13 communes de la province Sud et à Poya-Sud, on constate une quasi-stabilité : 36,4% des suffrages exprimés ce dimanche, contre 37,3% en 2012. Toutefois, si l’on exclut l’électorat indépendantiste, qui se sent traditionnellement moins concerné par les enjeux des législatives, on constate une légère progression : 44,4% en 2014 contre 42,7% en 2012 (en % des voix qui se sont exprimées en faveur de candidats non indépendantistes).

Des résultats supérieurs à ceux des municipales de mars 2014

Si l’on se compare aux résultats cumulés obtenus par nos deux candidats lors du premier tour des élections municipales il y a six semaines, nous constatons une nette progression : 36,4% des suffrages exprimés ce dimanche, contre 31,5% en mars. Nous progressons, en part de l’électorat non-indépendantiste, dans 11 communes de la province sur 13.

Notre progression particulièrement significative à Dumbéa (38,2% des suffrages exprimés en mai contre 26,1% en mars), à Païta (44,1% contre 26,8%), à Bourail (37,3% contre 27,4%), à Boulouparis (30,9% contre 3,9%), à La Foa (58% contre 51,7%) et à Farino (56,1% contre 51,5%). Elle est plus modeste à Nouméa (38,1% contre 36,3%) et au Mont-Dore (34,5% contre 32,4%).

Des résultats particulièrement remarquables à Nouméa

Sur Nouméa, nous sommes en tête dans 53 bureaux de vote sur 56, à comparer aux législatives, lors desquelles nous étions devant dans seulement 20 bureaux de vote, ou aux municipales, dont nous sommes sortis vainqueurs dans seulement 28 bureaux de vote.

A une seule exception près, nous sommes en tête dans tous les bureaux de vote des quartiers Sud. C’est une première pour notre mouvement.

Front pour l’unité : une chute abyssale

Sur l’ensemble de la province, le Rassemblement, l’Avenir Ensemble et le LMD, réunis dans le cadre du Front pour l’unité, ont obtenu 20,0 % des suffrages, contre 44,8% en 2009 (28,5% pour la liste RUMP et 16,3% pour la liste AE-LMD). La dégringolade est sévère.

L’UCF en légère régression

L’UCF est en baisse par rapport aux municipales : 18,4% des suffrages exprimés contre 20,4% en mars. Cette chute est due exclusivement aux résultats sur Nouméa (25,1% contre 34,7%). Ce mouvement progresse notamment dans les trois autres communes de l’agglomération, au détriment du FPU.

Un résultat exceptionnel des indépendantistes

La liste unitaire indépendantiste recueille  18% des suffrages exprimés. C’est la première fois que ce niveau est atteint avec une liste unitaire. Il n’avait été atteint qu’une seule autre fois, en 1999 (18,1% en cumulé pour les listes FLNKS et FCCI).

En 2009, les 5 listes indépendantistes ou assimilées présentes en province Sud n’avaient totalisé que 12,5% des suffrages… Il y a donc clairement eu un effet « liste unitaire », qui s’est ajouté à un effet « 2014 ».

Une large victoire de Calédonie Ensemble qui se traduit par seulement 16 sièges

En 2004 et 2009, un très grand nombre de voix avaient été « perdues » parce qu’exprimées en faveur de liste n’ayant pas passé la barre de 5% des inscrits : ces petites listes totalisaient 23,4% des suffrages en 2004 et 15,6% en 2009. Cette déperdition s’était faite en très grande majorité au détriment des indépendantistes.

Cette année, on constate une déperdition bien plus faible : 7,2%. A contrario, elle s’est faite exclusivement au détriment de l’électorat non indépendantiste…

C’est la raison pour laquelle les 36,4% obtenus dimanche par Calédonie Ensemble en province Sud, bien que supérieurs aux 33,9% obtenus par l’Avenir Ensemble en 2004, se traduisent par un nombre de sièges plus modeste à la province Sud : 16 sièges pour Calédonie Ensemble en 2014, contre 19 pour l’Avenir Ensemble en 2004… 2,5% de voix en plus entrainent donc 3 sièges en moins !

Même chose si l’on compare aux résultats du RUMP en 2009, qui avait obtenu, avec 28,5% des voix, 15 sièges à la province : nous faisons cette année 8% de mieux, mais nous n’obtenons qu’un seul siège supplémentaire !

3°) En Province Nord

Une très belle progression de la liste Une Province Pour Tous

Avec près de 2 600 voix et 10,9% des suffrages exprimés, la liste emmenée par Gérard Poadja réalise une très belle progression par rapport à 2009 (1960 voix et 9,0%). Elle devance nettement la liste dissidente emmenée par Francis Euriboa, qui a recueilli 2 200 voix, soit 9,4% des suffrages.

Ces deux listes totalisent toutefois un nombre de voix en baisse significative par rapport aux 5500 voix qui s’étaient exprimées lors des élections de mars 2014, en province Nord, en faveur de listes non indépendantistes. Il est, selon nous, hautement probable qu’un certain nombre d’électeurs non indépendantistes ne se sont pas mobilisés, eu égard à la déception liée à l’absence de liste unique.

La liste de Gérard Poadja recueille 3 sièges à la province, dont deux sont également des sièges au congrès. La liste de Francis Euriboa recueille quant à elle un seul siège (à la province et au congrès). Au sein de l’assemblée, la sensibilité non indépendantiste sera donc deux fois mieux représentée que sur la mandature précédente. Si Francis Euriboa accepte de travailler avec nos trois élus, il y aura donc de quoi réellement peser sur la gestion provinciale.

La désunion n’a eu d’impact que pour la liste dissidente

Nous avons pu vérifier qu’une éventuelle liste unitaire, à supposer qu’elle ait recueilli exactement le même nombre de voix que celles obtenues par ces deux listes non indépendantistes, aurait obtenu 4 sièges à la province, dont 3 au congrès. Pour obtenir un cinquième siège, il aurait fallu 800 voix de plus, soit 5 500 voix, ce qui est totalement irréaliste.

Il s’avère donc que la désunion n’a pas eu d’effet négatif sur le nombre de sièges obtenu, mais uniquement sur leur répartition entre mouvements : si Francis Euriboa avait accepté la proposition faite par Gérard Poadja en faveur d’une liste d’union, c’est Karine Lemaitre qui aurait été la quatrième élue, et non Philippe Cogulet.

On peut également noter que France Debien et Eric Babin, les initiateurs de la liste dissidente emmenée par Francis Euriboa, ont subi une sévère déculottée à Voh, leur commune de résidence, puisque la liste Une Province Pour Tous y a obtenu 17,9% des suffrages exprimés (254 voix), contre 9,9% à la liste d’Entente Provinciale (141 voix).

4°) En Province des îles

Un nouvel échec, prévu et annoncé, de Simon Loueckhote

Avec seulement 940 voix, Simon Loueckhote réitère son échec de décembre 2009, lorsque, à la tête d’une liste d’entente regroupant le LMD, le Rassemblement, l’Avenir Ensemble et Calédonie Ensemble, il n’avait obtenu que 960 voix.

Il est même très loin du compte, puisque 600 voix de plus n’auraient pas suffi à dépasser la dernière liste à avoir obtenu un siège…

Simon Loueckhote n’a donc clairement pas su rassembler les voix non indépendantistes de cette province, où notre potentiel électoral est au moins de 2 000 voix (pour mémoire : 2400 voix en 1999 et 2004).

Nous regrettons très sincèrement l’obstination dont ont fait preuve Simon Loueckhote et le FPU, malgré nos avertissements très clairs sur ce qui allait se passer (cf. nos communiqués du 11 février et 31 mars 2014).

À voir aussi :

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