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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Le communiqué de presse diffusé à l’issue de la conférence de presse du 15 mai dernier par Léonard Sam, tête de liste UDI-MODEM aux élections européennes pour l’ensemble de la circonscription Outre-mer.
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Léonard Sam a rappelé, tout d’abord, le cadre très particulier dans lequel se déroulent les élections européennes.
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Il a présenté ensuite ses colistiers pour la section Pacifique :
– Malia Tafili, interprète dans une multinationale minière implantée dans le Sud de la Nouvelle-Calédonie (elle parle 7 langues);
– Gérard Mou-Tham, technicien de recherche en milieu marin, très sensible à la problématique du réchauffement climatique.
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Il a évoqué, enfin, son programme, avec ses 9 propositions, et expliqué pourquoi ces élections européennes sont importantes pour les outre-mer, et notamment les collectivités du Pacifique.
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Conférence de presse de Léonard SAM

Candidat-tête de liste pour la circonscription « Outre-Mer »

15 mai 2014

1. Rappel du cadre dans lequel ces élections européennes interviennent

Du 22 au 25 mai, près de 400 millions d’Européens seront appelés à choisir les 751 représentants des 28 Etats membres de l’Union européenne, qui siègeront au Parlement européen, à Strasbourg, pour les cinq prochaines années.

Les Français voteront, quant à eux, les 24 et 25 mai, pour élire 74 députés européens dans huit circonscriptions interrégionales.

La circonscription « Outre-mer » est composée, depuis 2007, de trois sections : Atlantique, océan Indien et Pacifique. Les 3 députés européens qui seront élus dans cette circonscription devront représenter chacun une section différente.

Les trois listes arrivées en tête à l’issue de l’élection peuvent prétendre obtenir un siège de député européen. La liste arrivée en tête obtient son siège dans la section où elle a obtenu le plus de voix en pourcentage des suffrages exprimés. La liste arrivée en deuxième position obtient son siège dans la section restante où elle a obtenu le plus de voix en pourcentage des suffrages exprimés. La liste arrivée en troisième position obtient son siège dans la section restante.

Autrement dit, il se peut que la tête de liste ne soit pas élue si elle n’est pas issue du territoire où la liste a obtenu le plus grand nombre de voix

A noter que la section Pacifique regroupe la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna, qui constituent des pays et territoires d’outre-mer (PTOM).

 

2. Présentation de la liste « Les Européens. UDI-MODEM »

Comme je vous l’ai indiqué, je suis donc le candidat-tête de liste de la liste « Les Européens. UDI-MODEM » pour l’ensemble de la circonscription « Outre-Mer ».

Cette liste est parfaitement équilibrée puisqu’elle comprend 9 candidats, trois dans chaque section. Pour la section Océan Indien, c’est Audrey DE FONDAUMIERE qui est en 2ème position. Pour la section Océan Atlantique, c’est Louis MOLINIE qui est en 3ème position (cf. le bulletin de vote)

S’agissant de la section Pacifique, mes deux co-listiers et moi, nous représentons, chacun, une des trois collectivités du Pacifique.

Mais, je vais laisser mes deux co-listiers, Malia TAFILI (n° 4) et Gérard MOU-THAM (n° 7) se présenter rapidement.

 

3. Le programme de notre liste

Je vous renvoie sur ce point à la profession de foi qui devrait parvenir très prochainement dans tous les foyers calédoniens.

Nos propositions visent tous les domaines d’activité des outre-mer, car le champ d’intervention de l’Europe est extrêmement vaste.

A ce stade, il faut préciser que les outre-mer présentent des situations très différentes par rapport à l’Europe. Certains territoires sont totalement intégrés dans l’Union européenne, même s’ils se trouvent en dehors du continent européen, dans le cadre d’un statut particulier dit de « Région Ultra Périphérique (RUP) ». D’autres territoires sont simplement associés à l’Union européenne et forment ce que l’on appelle les « Pays et Territoire d’Outre-Mer (PTOM). J’y reviendrai un peu plus loin.

• La stimulation de l’économie et de la création d’emplois par une politique intégrée d’aide à l’exportation, d’aide à l’investissement productif et de valorisation des productions locales avec, notamment, la création d’un levier financier spécifique de l’Union Européenne pour accompagner notre développement.

 

La pleine application de tous les programmes communautaires, notamment en faveur de l’éducation et de la formation ou de la recherche et de l’innovation.

 

• L’aide à l’implantation d’établissements de formations pour accompagner le développement de nouvelles filières professionnelles (environnement, biologie, management culturel…).

 

• La mise en œuvre d’une réelle continuité territoriale par le renforcement de nos liaisons aériennes, maritimes et terrestres.

 

• La réalisation de notre indépendance énergétique par des investissements ambitieux dans les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, marémotrice…).

 

• La protection de notre environnement, de notre exceptionnelle biodiversité par l’adaptation des programmes communautaires.

 

• Une politique volontariste de développement du tourisme vert et du tourisme bleu, générateurs d’emplois.

 

• La désignation régulière d’une Région Ultra Périphérique (RUP) comme capitale européenne de la Culture pour mettre en avant nos diversités ultramarines.

 

• La reconnaissance de nos valeurs et identités respectives qui fondent la richesse du modèle européen.

 

4. La question particulière des PTOM

Les PTOM obéissent à un régime tout à fait spécifique. D’abord, ils ne font pas partie du territoire douanier de l’Union européenne. Ils sont liés à elle par une décision d’association, qui fixe le cadre juridique de cette relation et qui a été entièrement remaniée en octobre 2013.

Ensuite, le droit dérivé communautaire (les règlements et les directives) ne s’applique pas directement aux PTOM, mais ils peuvent bénéficier de différents outils financiers, tels que le Fonds Européen de Développement (FED).

Pourquoi les élections européennes des 24 et 25 mai prochains sont-elles si importantes pour les PTOM du Pacifique ?

–  En premier lieu, parce que les habitants des PTOM du Pacifique sont des citoyens européens à part entière. Or, ces territoires sont peu ou mal connus des Institutions européennes. Le député européen devra donc, en premier lieu, agir pour faire connaître les PTOM du Pacifique, leurs spécificités politiques, économiques et sociales, leurs richesses naturelles, leur biodiversité exceptionnelles, leurs diversités culturelles.

C’est un formidable atout pour l’Union européenne, car les PTOM du Pacifique constituent l’avant-poste de l’Europe dans cette zone Asie-Pacifique, qui concentre le plus fort potentiel de croissance économique.

–  En deuxième lieu, parce que les PTOM du Pacifique ont un lien particulier avec l’Union européenne, un lien qui se renforce constamment comme le montre les travaux sur la décision d’association, qui ont abouti récemment à la fixation d’un cadre juridique rénové, plus adapté à leurs spécificités.

A ce titre, les PTOM du Pacifique bénéficient du Fonds européen de développement (11ème FED territorial 2014-2020), dont les crédits ont augmentés significativement (30 millions d’euros pour la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française et 20 millions d’euros pour Wallis et Futuna), compte tenu de leur capacité à mobiliser ces fonds. Notre député européen devra poursuivre le travail engagé pour que les politiques sectorielles éligibles à ce fonds continuent de profiter aux populations des PTOM du Pacifique et au développement économique et social de ces territoires.

Il devra également amorcer la réflexion sur la pérennité de cet outil financier qui a pour objet l’aide au développement, alors que les PTOM du Pacifique disposent d’un niveau de développement et de richesse qui les rapprochent davantage des régions européennes.

Il devra poursuivre les initiatives qui ont été prises pour mettre en place de projets spécifiques ciblées sur les outre-mer, à l’instar de BEST (6 millions d’euros pour la période 2010-2013) visant à renforcer la conservation de la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques.

–  En troisième lieu, parce que les PTOM du Pacifique, qui sont des haut-lieux de la biodiversité dans le monde, sont confrontés à des enjeux majeurs en termes de développement durable.

La France dispose aussi, grâce à ses outre-mer, de la deuxième zone économique exclusive (ZEE) la plus vaste au monde, avec près de 11 millions de km2.

En octobre 2012, à la maison de la Nouvelle-Calédonie, en présence des députés du Pacifique, Jean-Louis BORLOO déclarait : « Nos outre-mer sont vitaux pour notre pays. Ils sont le concentré de toutes les réussites possibles de notre République ». Il proposait d’en faire un « laboratoire avancé pour un développement durable et totalement soutenable ». Il ajoutait : « La mer et les océans sont les richesses du XXIème siècle, mais à condition de les respecter ».

Notre député européen devra être le porte-parole des PTOM du Pacifique et, au-delà, des petits Etat de la zone qui sont directement impactés par le réchauffement climatique et la montée des eaux. Il devra poursuivre le travail engagé dans le cadre du 11ème FED régional, qui est centré sur le développement durable, et dont les crédits ont été triplés (36 millions d’euros) sur la période 2014-2020. De nombreux secteurs sont susceptibles de bénéficier de ces aides financières européennes, comme les énergies renouvelables, par exemple.

–  En quatrième lieu, parce que les PTOM du Pacifique ont vocation à être davantage associés aux programmes communautaires, qui contribuent au rayonnement de l’Europe dans la zone. Le bénéfice de ces programmes, tels que tels qu’Erasmus, Life, Horizon 2020, Cosme, etc. permettra de mieux valoriser la citoyenneté européenne des ressortissants de ces PTOM et de leur offrir de véritables perspectives de progrès, en matière d’éducation, de formation et d’emploi et dans les domaines de la recherche, du développement technologique et l’innovation ainsi que de la culture.

Notre député européen devra continuer d’œuvrer en ce sens pour permettre à nos populations de se former, de s’insérer professionnellement et de trouver leur place dans le monde moderne, tout en préservant leurs identités propres.

Pour toutes ces raisons, il indispensables que les électeurs des PTOM du Pacifique se mobilisent, les 24 et 25 mai prochains, pour élire leur député européen, qui sera chargé de porter leur voix.

L’Europe est un modèle de civilisation unique au monde et un espace précieux de paix et de liberté. C’est une chance de progrès pour les PTOM du Pacifique. Sachons la saisir !

Propagande Bulletin europeennes

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