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Nickel, un permis annulé

lacroix

Le président de la province Sud de la Nouvelle-Calédonie,Philippe Michel, a annulé le protocole d’accord, conclu en avril dernier, avec les groupes miniers français et brésilien Eramet et Vale, portant sur l’exploration de l’un des derniers grands gisements de nickel du monde encore inexploité.

L’exploration des massifs Pernod et Prony, situés dans le sud du territoire et dont l’ampleur est estimée à plusieurs millions de tonnes de nickel, avait été confiée en avril à une société commune rassemblant la province et les deux industriels par l’assemblée provinciale.

L’accord avait été vivement contesté par les élus de Calédonie Ensemble, formation de centre-droit et le Front national de libération kanak et socialiste (FLNKS), au motif notamment que le domaine minier était « bradé » à six semaines des élections provinciales.

Après le scrutin, la présidente de l’assemblée provinciale, Cynthia Ligeard, a été remplacée par Philippe Michel, membre de Calédonie Ensemble, qui a finalement annulé l’accord mardi.

L’élu a motivé sa décision dans un communiqué par « cinq motifs d’illégalité manifestes, dont chacun suffit à annuler l’attribution des massifs ».

La procédure a notamment été entachée d’un défaut de consultation des instances minières, d’un défaut d’information des élus et d’une sous-évaluation des massifs – estimés à trois millions de tonnes dans le protocole d’accord, contre entre quatre et sept millions de tonnes pour les services miniers du gouvernement, a affirmé M. Michel dans un communiqué jeudi.

L’élu dénonce par ailleurs un « accord occulte » conclu selon lui en parallèle avec Vale, et relatif à la restructuration de la dette de la SPMSC, société détenant la participation des trois provinces dans le capital de Vale.

Selon une source proche du dossier, le projet en question portait sur une période très longue : entre six et dix ans d’exploration, pour une exploitation potentielle à horizon de 15 à 20 ans. Aucun investissement n’avait été réalisé pour l’instant.

Contactée par l’AFP, Cynthia Ligeard, aujourd’hui présidente du gouvernement calédonien, a fait savoir quelle « ne souhaitait pas réagir pour l’instant » à cette décision.

De son côté, Eramet n’a fait aucun commentaire sur ce dossier.

La Nouvelle-Calédonie abrite un quart des ressources mondiales de nickel, indispensable à la fabrication d’acier inoxydable.

Selon le site de la Société Le Nickel (SLN), filiale d’Eramet dans laquelle l’État est actionnaire à 26%, l’entreprise exploite cinq sites miniers de nickel et emploie 2.200 personnes en Nouvelle-Calédonie.

AFP

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