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Sonia Lagarde sur Océane fm

Sonia Lagarde

Découvrez ci-dessous, l’intervention de Sonia Lagarde sur Océane fm, le mardi 9 septembre 2014 :

Journaliste : Sonia Lagarde, bonjour !

Sonia Lagarde : Bonjour !

Journaliste : Et merci d’avoir accepté notre invitation. On parle beaucoup d’environnement et de pollution, notamment au niveau des plages de la commune. Qu’avez-vous fait ou comptez-vous faire pour y remédier ?

Sonia Lagarde : D’abord, on applique quand les analyses sont faites et elles sont faites de manière régulière, il y en a 30 par jour qui sont faites sur des sites différents, et qu’on s’aperçoit qu’effectivement, on est bien au-delà des normes du tolérable. Eh bien, on applique tout simplement l’axe de la transparence et le principe de précaution. Et donc, nous prenons, à ce moment-là, des arrêtés interdisant la baignade. C’est ce que nous avons fait, il y a peu de temps, sur la baie des Citrons, et c’est ce que nous avons fait, le 4 septembre pour Magenta. J’ai signé un arrêté, ce matin, pour un retour à la normale, un retour à la baignade, en ce qui concerne la plage de Magenta. Alors, d’où viennent ces pollutions successives ? Je rappelle que c’est quand même pas la première fois et qu’au fil des années, on s’aperçoit qu’à plusieurs reprises, durant l’année, les plages peuvent être fermées, que ce soit la Baie des Citrons et à l’Anse Vata. Il y a plusieurs origines sur cette pollution, et vous pensez bien que dès qu’on est alertés sur des analyses qui ne sont pas bonnes, on mène tout de suite, les services de la mairie, des investigations pour savoir si ces pollutions viennent des réseaux privés ou des réseaux publics, et donc, on intervient, en particulier sur nos propres réseaux, pour voir d’où proviennent ces pollutions. Donc, c’est ce qui a été fait sur Magenta, en particulier, ça ne venait pas des réseaux publics, mais il y a des fortes pluies, et à chaque fois qu’il y a des fortes pluies, on est confronté à ce phénomène qui est un mélange d’eau pluviale, dans certains réseaux, et d’eaux usées. La problématique de Magenta vient de plusieurs axes. Alors, il va falloir regarder ça, en amont, en particulier sur les réseaux qui sont ceux de la Sic, ceux de Green Valley, de l’aérodrome, mais aussi sur le marais Guégant qui n’arrive plus à jouer son rôle d’épuration quand il y a des fortes pluies, parce qu’il y a aussi des squats qui sont à côté, et on sait très bien que ça pose problème en termes de pollution. Sur la Baie des Citrons, nous avons pris une décision qui est celle de demander un référé-expertise auprès du juge, parce que nous avons, à la fois demandé au centre commercial d’améliorer son propre réseau, mais aussi, on estime que la pollution pourrait venir parce que la densification s’est faite, en termes d’urbanisme, dans la zone, et qu’aujourd’hui, certains réseaux privés ne sont sans doute pas aux normes. Et donc, cette expertise nous permettra de déceler de manière sensible ces pollutions, et il faudra bien, si c’est des réseaux privés, ce qu’on pense aujourd’hui, il appartiendra à chacun de faire le nécessaire pour revenir à la normale. Mais en attendant, on applique le principe de précaution parce que moi, je ne prendrai aucun risque, en tant que maire, de voir des gens qui pourraient, demain, devenir malades parce qu’ils sont allés se baigner, parce que derrière tout ça, il y a des normes qui sont au-delà de l’acceptable.

Journaliste : Donc, la plage de Magenta sera rouverte assez rapidement ?

Sonia Lagarde : Oui, l’arrêté, je l’ai signé, ce matin, donc, ça va passer aujourd’hui dans la presse, et donc, dès aujourd’hui, la plage de Magenta est rouverte.

Journaliste : Autre problématique : le pont qui relie la Vallée du Tir à Magéco et qui tarde à ouvrir. Pourquoi ?

Sonia Lagarde : Ce chantier a duré plus d’un an, et je rappelle son coût qui est d’environ 1,2 milliard – 1,3 milliard. Ce dossier, je l’ai toujours dit, il a été mal ficelé. Je rappellerai tout simplement qu’il s’agissait, au départ, d’enlever le rond-point, c’est-à-dire de ne plus tourner autour mais de faire une voie droite, et en même temps d’opérer une voie de contournement qui passait par la rue Unger pour rejoindre la zone de (?) côté SLN et celle de Magéco. Et donc, moi, j’avais toujours dit, au conseil municipal que ce dossier avait été mal ficelé. J’avais, quelque part, raison puisque, tout à fait au départ du chantier la mairie de Nouméa a été condamnée, suite à un recours fait par EPLP, qui a fait que la mairie de Nouméa n’avait pas demandé les autorisations nécessaires pour défricher un terrain au droit de la SLN, pour cette voie de contournement. Quel a été le résultat des courses ? C’est que la commune a été condamnée à payer 76 millions de dommages aux entreprises qui avaient été privées de travaux, parce qu’il a fallu faire les choses dans les règles et demander une autorisation de défrichement à la province. En attendant, les entreprises n’ont pas travaillé, et le coût de l’opération : 76 millions. Ensuite, quand je dis que ce dossier a été mal ficelé : sur la rue Frey, c’est-à-dire la rue d’un ancien lotissement SLN qui passe devant Magéco, il y a toute une portion de rue, environ 200 mètres qui appartiennent à Magéco, et donc, en aucun cas, il s’agit du domaine public, et donc, j’avais soulevé ce problème plusieurs fois pour dire : qu’est-ce que vous allez faire, parce que vous ne pourrez pas aller jusqu’au bout des travaux puisque vous ne pourrez pas intervenir sur une voie privée ? Alors, aujourd’hui, il y a des petits malins qui me disent : oui, mais il y a cette route qui est privée, certes, bénéficie d’une servitude publique, alors vous avez qu’à faire les travaux sur la servitude publique. Mais attendez, les choses se passent pas comme ça ! Demain, si on engage des travaux sur une voie privée, même s’il y a une servitude publique, ça veut dire que c’est une partie de la rue qui est en servitude publique, mais la servitude publique n’est faite que pour desservir le lotissement qui est là, et en aucun cas ça devient une voie publique. Donc, moi, je ne prendrai pas ce risque. La mairie a déjà suffisamment payé pour un dossier mal ficelé pour que demain j’engage à nouveau et que j’engage la mairie sur un recours qui pourrait lui être fatal. Donc on va faire les choses dans les règles. Aujourd’hui, ça n’est pas mis en place, parce qu’il reste ce dossier à traiter. Donc, nous avons discuté avec la SLN qui possède des terrains à côté, nous avons discuté bien évidemment avec le propriétaire de Magéco, que je vois d’ailleurs ce soir pour finaliser cette opération, et essayer de trouver un compromis sur lequel on s’engage et qui est bien engagé, de façon à ce que le propriétaire de Magéco, moyennant une petite parcelle de terrain, juste à côté, pour qu’il puisse entreposer ses containers, qui sont importants, je le rappelle, et à ce moment-là, on aurait, en contrepartie, la voie publique qui reviendrait dans le domaine communal, et à ce moment-là, on pourra continuer les travaux. Mais aujourd’hui, ils ne sont pas finis, la partie visible, n’est uniquement que le pont et la voie de contournement, mais il y a encore un pan entier de chantier qui ne peut pas être terminé à cause de ça. Donc, dès que ce sera fini, on ouvrira, c’est-à-dire qu’on mettra des plots pour faire en sorte que ce rond-point, on puisse plus tourner autour. Et puis, il y a le problème des piétons qui n’a pas été réglé, puisque la passerelle, quand on est arrivés en mairie, en mars, la passerelle n’avait pas été commandée, et qu’aujourd’hui, on se retrouve face à un problème, c’est celui de comment on actionne la traversée des piétons. Donc, la solution qui s’impose à nous, aujourd’hui, en attendant la commande d’une éventuelle passerelle, ce qu’il faudra faire dans un deuxième temps, c’est de mettre des feux à commande. On a fait faire une étude depuis que je suis là. On sait qu’il y a environ 90 piétons qui passent par jour, et donc, on voit bien qu’il y a quand même un trafic piétonnier, et donc, aujourd’hui, comme la passerelle n’a pas été commandée, on va mettre un feu à commande. Et puis, ça nous permettra aussi de voir si véritablement, le fait de ne plus avoir ce rond-point va régler le flux de circulation. Est-ce que ça va coincer, en amont et en aval, et donc, ça va être un excellent test, et enfin, l’autre et dernier test, c’est de dire : quel sera l’engorgement de la rue Unger à la deuxième Vallée du Tir. Eh bien, ce sera extrêmement instructif.

Journaliste : Vous avez tenu, avec plusieurs de vos conseillers municipaux, à vous rendre sur le terrain, vendredi dernier, de la police municipale, conjointement avec la police nationale. Qu’avez-vous retenu ? Y a-t-il des pistes de réflexions pour améliorer ou faire évoluer le dossier sécurité ?

Sonia Lagarde : En dehors des visites que j’ai faites dans les services de la mairie, dès mon arrivée, il y avait la police municipale. Et on avait dit qu’une visite avec eux, pas une visite, mais en action avec la police municipale, était une bonne chose. Ça s’est concrétisé vendredi soir et c’était instructif à plus d’un titre, parce qu’on s’aperçoit qu’il y a Nouméa, le jour, il y a Nouméa, la nuit, et ce qu’on y voit la nuit n’a rien à voir avec le jour. C’est aussi être solidaire avec les équipes de police, que ce soit, puisque c’était une action qui nous a menés jusqu’à la police nationale, c’est cette solidarité qui doit s’exercer entre un exécutif et sa propre police. Ce qu’on a vu n’est pas des plus réjouissants. On a vu des trafics d’alcool, on a vu les beuveries collectives sur les parkings de Ducos, on a assisté aussi à quelques bagarres sur la Baie des Citrons. Mais tout ça, ce que je savais déjà, mais ça m’a confortée dans ma position qui est celle de toujours avoir dit que ce métier de policier est un métier difficile et qu’ils prennent des risques tout le temps. D’abord, c’était de les conforter, parce que je pense que la police municipale doit retrouver ses lettres de noblesse. Je leur ai dit aussi que cette réussite qui était celle de la mandature ne pouvait pas s’exercer sans les uns et sans les autres, et c’est valable en termes de sécurité. Cette réussite, au bout du compte, à la fin de la mandature, ce sera la réussite de tout le monde, ce sera pas la réussite de Lagarde, ce sera la réussite des services et ce sera la réussite de la police municipale. Donc, chacun a bien compris qu’il fallait qu’on tire tous dans le même sens. Ce que j’ai constaté, c’est que notre police municipale est, aujourd’hui, dépourvue de moyens, parce que sur certaines interventions, avec une délinquance qui est de plus en plus dure, de plus en plus jeune, ils prennent de tels risques qu’aujourd’hui, il faudra, demain plutôt, il faudra les doter d’armes de 4e catégorie, c’est-à-dire, genre flashball, des armes de défense, parce qu’aujourd’hui, quand ils interviennent et qu’ils ont plusieurs personnes en face d’eux, ils n’ont qu’un bâton et qu’une bombe lacrymogène. Et moi, je refuse de faire prendre des risques comme ça à la police municipale. Nous allons en parler plus concrètement, et bien évidemment, ce que je souhaite, c’est de les doter d’armes de défense nécessaires, de façon à ne pas les mettre en danger. D’autre part, je voudrais dire que depuis que je suis arrivée, avec le directeur de la police, je lui ai confié une mission, je l’avais dit aux policiers, c’est de remettre les policiers municipaux dans la rue. C’est ce qu’ils font depuis le mois d’avril, maintenant. Ils sont dans la rue les mercredis après-midi, en ville, parce que c’était chaud, ils y sont le vendredi après-midi, ils y sont en brigades pédestres sur la Baie des Citrons et sur les baies, le vendredi et le samedi soir, ils y sont tôt, le samedi matin, conjointement avec la police municipale, de manière à laisser les Nouméens en toute sécurité, quand certains veulent aller marcher, tôt le matin, et je n’ai que des retours positifs, et ce qui est encore plus positif, c’est que la police, elle-même, vous dit, aujourd’hui, que cette brigade pédestre a fait baisser quelque part la délinquance. Et donc, ils ont beaucoup moins d’interventions à faire ensuite.

Journaliste : Vous venez de lancer l’opération « Dimanche en mode doux ». Quelle en est la raison ?

Sonia Lagarde : D’abord, ça répond à une de nos propositions de campagne, de libérer la ville pour des espaces de loisirs, aux rollers, aux vélos, aux trottinettes, etc. Aujourd’hui, il y a des espaces qui sont dévolus, en particulier à la Côte Blanche, il y a des pistes cyclables, mais pas en nombre suffisant. Et donc, cet espace, il fait un kilomètre, il est en toute sécurité, parce que vous n’avez pas les voitures, qu’il est relativement large parce que vous avez les deux voies, et que ça a été un véritable succès. Nous allons continuer, ça sera tous les premiers dimanches de chaque mois, et la réaction des usagers, de ceux qui sont venus, mais je pense que le succès sera encore plus grand, la prochaine fois, parce que dans ce pays, c’est aussi le bouche à oreille, et que tout le monde a trouvé la démarche formidable, d’avoir cet espace, et en plus, c’est pas tellement embêtant qu’on ne roule pas autour de la place des Cocotiers, le dimanche. Il y a même des riverains qui sont venus nous dire : c’est formidable, une ville sans voitures.

Journaliste : Que comptez-vous faire pour repeupler le centre-ville ? Beaucoup de jeunes se plaignent de ne plus avoir d’animations en centre-ville. Qu’avez-vous envie de leur dire ?

Sonia Lagarde : Si on parle d’urbanisation, j’ai toujours été extrêmement favorable à ramener de l’habitat au centre-ville, parce qu’en centre-ville, on peut monter en hauteur, et aujourd’hui, nous avons réactivé, avec les promoteurs du Carré Rolland, qui est une opération conjointe entre des promoteurs privés et un bailleur social qui est la Sic. Donc, ce projet va redémarrer, très bientôt. J’ai vu aussi ceux qui était à l’origine du Carré Alma, monsieur Ballande et monsieur Bentoni, pour leur dire qu’il fallait réactiver ce projet, puisque la Cafat n’est plus preneuse, aujourd’hui, mais qu’il fallait, là encore, permettre…, qu’il fallait qu’ils réfléchissent à cette notion d’habitat en centre-ville, et donc, qu’il fallait qu’ils revoient leur projet pour faire des appartements, parce qu’aujourd’hui, on a un vrai problème dans la ville, c’est que le PUD a figé beaucoup de zones et qu’aujourd’hui, on est très contraints sur cette notion de construction dans Nouméa. Et qu’est-ce qui se passe ? On envoie les Nouméens, aujourd’hui, dans d’autres villes, à côté, à Dumbéa, à Paita, en particulier, qui deviennent finalement des villes dortoirs, et donc, on n’arrive pas à répondre à la demande, en particulier des jeunes. Le centre-ville est un espace, aujourd’hui, avec du foncier qui appartient soit à des privés, soit à la commune de Nouméa, et il faut qu’on mette tout le monde autour d’une table pour essayer de faire en sorte de ramener de l’habitat en centre-ville. C’est une question de sécurité aussi. La ville de Nouméa, c’est un bassin d’emplois, c’est 70 % des emplois qui sont sur Nouméa, et donc, ça entraîne, plus vous envoyez les gens vers l’extérieur, et plus ça entraîne des problèmes de circulation d’entrée et de sortie dans la ville. Donc, aujourd’hui, il faut redonner du souffle dans cette ville, et il y a une autre zone qu’il faut développer, c’est celle de Nouville. Nous avons engagé, nous allons engager, suite à la demande que nous avons faite, les discussions avec les propriétaires terriens, et donc, on a une première réunion qui s’engage en fin de semaine, pour mettre tout le monde autour de la table, de façon à ce qu’on puisse avoir cette notion de développement concerté, en particulier sur Nouville, mais c’est valable aussi en centre-ville.

Journaliste : Quels sont les dossiers que vous comptez mettre en œuvre avant la fin de l’année ?

Sonia Lagarde : Avant la fin de l’année, il y a un certain nombre de choses, mais les propositions concrètes, celles de notre programme, elles trouveront une traduction dans le budget 2015. Je vous rappelle que quand vous arrivez dans une collectivité, les budgets ont déjà été votés. J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le budget supplémentaire où la marge de manœuvre qui était la nôtre, n’était que de 350 millions, et c’est pas avec ça qu’on va faire des miracles. Moi, il y a quelque chose qui m’intéresse, et où on va commencer avant la fin de l’année, c’est de faire la réfection de certains trottoirs en centre-ville. Je rappelle que le centre-ville, aujourd’hui, si peu a été fait, en termes de trottoirs, je rappellerai un chiffre absolument énorme, c’est 61 mille mètres carrés, ça correspond à 6 hectares, et pour bien faire, et créer une uniformité de tous les trottoirs du centre-ville, que du centre-ville, ça nous coûtera 1,5 milliard. Je ne vous parle pas d’assainissement, mais là, nous allons donc réparer un certain nombre de trottoirs qui sont dans un état lamentable. On lance un vaste projet, 200 millions seront inscrits, l’année prochaine, au budget 2015 pour les trottoirs du centre-ville, mais ça veut pas dire qu’on doit occulter les trottoirs qui sont dans les quartiers et qui sont en mauvais état voire inexistants, et la voirie qui est en piteux état. Ces trottoirs, quand on va les refaire en centre-ville, il faudra bien évidemment penser à l’accessibilité, parce qu’aujourd’hui, ça n’est pas top, ici. Donc, bien sûr qu’on intégrera cette notion. Les études ont recommencé sur l’aménagement du quai Ferry, parce que moi, je ne suis pas sur un projet pharaonique à 40 milliards. On va essayer de faire quelque chose qui corresponde à une vraie demande, à une vraie attente, mais pas à coup de 40 milliards, parce que : on mettrait combien d’années pour payer ? C’est l’aménagement qui va commencer, dès le début 2015 d’une portion de la rue Bonaparte à Rivière Salée, puisqu’en sachant qu’on a réactivé le projet du Néobus, en le revoyant, là encore, et j’ai mon adjoint, Marc Zeisel qui a repris ce dossier à bras le corps, parce que là encore, on était sur des dépenses absolument pharaoniques, dans le projet initial, où il fallait casser toute une rue, des portions de rues de l’avenue de la Victoire, et là c’était des milliards et des milliards. Donc, non, on va être réalistes, il faut le faire, ce projet, mais avec des notions optimisées, en termes budgétaires. C’est aussi la création, et on a commencé avec les habitants de N’du, ce quartier qui a été abandonné depuis vingt ans, où ont logé provisoirement des gens, et de provisoire, c’est devenu définitif. Et enfin, en termes de PUD, vous savez que dans les clous du gouvernement, aujourd’hui, il y a un projet de loi qui va redéfinir les principes directeurs de l’urbanisme, et là, j’avoue qu’on va engager une bataille, parce que permettre de loger des gens dans Nouméa aujourd’hui, est devenu problématique, ça ne passera que par une révision du PUD, et en ce qui concerne la ville de Nouméa, nous souhaiterions que cette révision puisse se faire tous les deux ans.

Journaliste : Sonia Lagarde, merci.

Sonia Lagarde : Merci à vous.

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