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Interview de Philippe Gomès en direct du salon de l’immobilier

Philippe Gomes

Philippe Gomes

Philippe Gomès était ce vendredi 12 septembre 2014, l’invité de l’émission c’est-à-dire en direct du salon de l’immobilier.

Journaliste : Bonjour et bienvenu dans ce studio décentralisé, en direct depuis la maison des artisans où se déroule le forum de l’immobilier. Est-ce que la simplification des procédures pour l’achat peut être une piste de travail à court terme ?

Philippe Gomès : Le travail à court terme sur lequel le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, notamment Thierry Cornaille qui est chargé du logement au sein de l’institution, travaille, sont, d’une part, la suppression de la TCA, ou du moins la réduction à un niveau qui la conduise à ne plus être aussi rédhibitoire qu’elle peut l’être aujourd’hui, lorsqu’on décide de construire, puisque, dès lors que le permis est obtenu, il faut payer le montant de l’impôt, ce qui bloque un certain nombre de ménages. Ça, c’est une piste. La deuxième piste sur laquelle nous travaillons, et c’est un dossier sur lequel Calédonie ensemble est engagé de longue date, c’est l’accession des classes moyennes à la propriété. Quand vous gagnez entre 400 et 800 mille FCFP par mois, devenir propriétaire dans l’agglomération, en général, et sur Nouméa en particulier, est devenu un exploit. Donc, comment favoriser l’accession de ces classes moyennes à la propriété ? C’est le prêt à taux zéro que nous avons créé en 2011 et qui est en train d’être retravaillé de façon à ce que plus de classes moyennes puissent y accéder. Aujourd’hui, on a 350 familles, chaque année, qui bénéficient de ce PTZ. Pour 60 % d’entre elles, elles procèdent à l’acquisition d’un logement neuf, et pour 40 % d’entre elles, d’un logement ancien. Enfin, troisième élément : comment faire en sorte que, eu égard à un loyer qui est à un niveau désormais élevé, sur Nouméa et dans l’agglomération, un F3, c’est à 120 mille FCFP, sur Nouméa, c’est plutôt 140 ou 150 mille FCFP, mais si on fait une moyenne à l’échelle de l’agglo, c’est 120, comment faire en sorte que les Calédoniens qui ont des revenus moyens puissent payer leur loyer, à défaut de pouvoir devenir immédiatement propriétaires ? C’est l’allocation logement que nous avons créée avec Marie-Noëlle Thémereau, en 2007, qui bénéficie aujourd’hui à 7000 familles. Il y a 7000 familles qui sont solvabilisées, qui peuvent désormais payer le loyer grâce à cette allocation qui leur est versée. Elle en moyenne de 32 mille FCFP. Voilà trois gros sujets sur lesquels le travail a été engagé. Il y a aussi la défiscalisation du logement intermédiaire, c’est quelque chose dont les effets sont bénéfiques. Ils ont effectivement boosté la production et un certain nombre de dossiers sont désormais engagés, des actions passées, et donc, le secteur du bâtiment reprend un petit peu des couleurs. Il était temps. Il y a quasiment 2000 emplois qui avaient été perdus au cours des trois dernières années, et donc, c’est une bonne nouvelle. Cela étant, comme prévu par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, elle a vocation à s’arrêter à la fin de l’année 2015, donc, elle a eu son effet booster. La question qu’il faut se poser maintenant, c’est : est-ce qu’on n’est pas susceptible de la prolonger, et le cas échéant, de prévoir de façon à compenser, une baisse de l’avantage fiscal qui a été consenti. Là, l’idée, quand on l’a lancée, c’était une durée très courte à l’avantage fiscal puissant, ce qui a initié le démarrage qui a été signalé. Peut-être que maintenant on peut réfléchir, pour passer, on va voir ça en 2015, à une deuxième étape, une prolongation du dispositif pour maintenir la dynamique qui a été lancée, mais un avantage fiscal plus réduit, de façon à ce que ça pèse moins sur le budget de la Nouvelle-Calédonie. Vous savez que la situation dont on hérite n’est pas formidable, donc, il faut quand même être attentif.

Journaliste : Nous sommes à 15 jours du comité des signataires. Est-ce que, pour vous, les conditions sont aujourd’hui réunies pour que ce 12e comité soit utile ?

Philippe Gomès : Honnêtement, ça a l’air plutôt mal parti. On va pas se mentir. J’ai vu l’UC qui sait pas encore si elle va y aller ou pas. La dernière fois que l’UC a boycotté le comité des signataires, c’est en 2003, il se tenait à Koné

Journaliste : Vous prenez ce préalable qu’a posé l’UC avec l’article 27 et le corps provincial au sérieux ?

Philippe Gomès : Oui, oui, je prends au sérieux ce que disent des responsables politiques, parce que je pense qu’ils se comportent sérieusement, ils sont quand même le soutien d’une partie de l’électorat calédonien, et que vois qu’il y a une tendance de l’UC d’aller vers un boycott du comité des signataires. Ils ont déjà boycotté la province Nord, puisqu’ils n’exercent ni vice-présidence, ni aucune présidence de commission, qu’ils ont boycotté la conférence économique et sociale qui est le prolongement des accords économiques et sociaux, qu’ils ont boycotté la réunion qui s’est tenue au haut-commissariat sur le corps électoral pour le référendum sur l’indépendance, et maintenant, ils disent qu’ils vont boycotter le comité des signataires. Je crois pas qu’ils aient été élus pour jouer la politique de la chaise vide. Je crois aussi que le comité des signataires, c’est quelque chose qui est prévu par l’Accord de Nouméa, et donc, quand le comité des signataires se réunit, ceux qui ont signé cet accord, dont l’UC, la moindre des choses, c’est de participer, et s’ils sont pas d’accord, ils sont là pour le dire. C’est pas en pratiquant la politique de la chaise vide qu’on fait avancer les dossiers, a fortiori dans la mandature qui est la nôtre, qui est une mandature importante puisqu’on va se prononcer, au bout du compte, sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Voilà, je souhaite que, quelles que soient nos divergences d’opinions, y compris avec les indépendantistes et y compris avec l’UC, pour autant, le terrain du dialogue ne soit pas déserté. On ne peut s’en sortir que si on chemine sur le terrain du dialogue et de l’intelligence, et j’aimerais qu’on soit plusieurs à le faire.

Journaliste : On entend votre discours depuis les élections, un discours modérateur, rassembleur. Est-ce que vous avez aussi la capacité d’avoir une position de médiateur ?

Philippe Gomès : En tout cas, on essaye d’être le plus constructifs possible, c’est ça, l’idée. On n’est pas dans une mandature comme une autre, on va quand même, à un moment donné, la décider ou pas, l’indépendance du pays, dans le cadre d’un référendum sur lequel les Calédoniens vont devoir s’exprimer. Ça doit appeler chaque responsable politique, chaque formation politique à un rapport à l’intérêt général qui soit le plus élevé possible. Il y a 250 mille habitants, il y a 250 mille Calédoniens qui ont fait confiance aux uns et aux autres, et donc, essayons d’être digne de la responsabilité qu’ils nous ont confiée. Je crois qu’ils nous pardonneraient pas, indépendantistes ou non-indépendantistes, de ne pas trouver les voies du dialogue pour continuer à vivre ensemble et à vivre en paix. C’est ça qui compte ! Donc, oui, si nous, on peut apporter notre pierre à l’édifice, parce qu’on pose pas de préalables, ni d’oukases, on pratique pas la politique de la chaise vide, et puis on va essayer de faire avancer les choses. On est prêts. Je vais vous donner un exemple la mission Christnacht-Merle…

Journaliste : Qu’allez-vous lui dire ? Parce que c’est une mission d’écoute.

Philippe Gomès : D’abord, il y en a qui n’en veulent pas de cette mission, il y en a qui les trouvent trop socialistes…, peu importe, si cette mission doit être complétée, notamment par des personnes de sensibilité de droite, je pense à des gens comme Yves Dassonville ou Pierre Steinmetz, si c’est le cas, et si ça en met à l’aise certains pour venir dialoguer, je pense notamment aux gens du Front pour l’unité, tant mieux. Calédonie ensemble n’aura pas de problème avec ça. Tout ce qui est mis en place par l’État, en termes de go-between, de médiateurs, de facilitateurs, c’est une bonne chose, parce que le dialogue entre nous n’est pas toujours facile. Mais au bout du compte, il faut pas oublier une chose : quels que soient ceux qui sont désignés, personne ne décidera pour nous. Ce sont les Calédoniens qui décideront de leur avenir.

Journaliste : Alors, il y a le double discours, où il y a peut-être une frilosité un petit peu suspicieuse, en tout cas, selon certains partis politiques Calédoniens.

Philippe Gomès : Oui, on voit bien qu’il y a des procès en sorcellerie qui sont faits. Une mission d’écoute et de conseil, on en a peur ! C’est rigolo. Il faut pas avoir peur d’une mission d’écoute et de conseil, a fortiori lorsque les deux personnes qui sont là, Alain Christnacht et Jean-François Merle, sont deux personnes qui ont été les artisans de la paix au moment des Accords de Matignon, les artisans de la paix, pour Alain Christnacht, au moment de Nouméa. Donc, elles sont ni socialistes, ni de droite, ce sont avant tout des gens qui connaissent parfaitement le pays, qui connaissent parfaitement son histoire, qui connaissent parfaitement ses acteurs et qui vont apporter leur valeur ajoutée au dialogue que nous devons nouer, et donc… Parfois, les postures, les positions, elles sont plus liées à d’autres enjeux que des enjeux locaux.

Journaliste : C’est-à-dire ?

Philippe Gomès : C’est-à-dire, moi, je vois quand même une tentation, pour certains, de remettre la Nouvelle-Calédonie comme enjeu politique national entre la droite et la gauche.

Journaliste : Certains…, c’est-à-dire localement ?

Philippe Gomès : Il y a un certain nombre de déclarations, je pense à Pierre Frogier qui a dit qu’il fallait rien faire jusqu’en 2017, qu’il fallait attendre l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2017, et puis qu’après, on essaierait de trouver une solution. Il y a quand même plusieurs incertitudes. Un, qu’il se présente à l’élection présidentielle, deux, qu’il soit élu, et puis que tout le monde soit d’accord pour trouver une solution avec lui, après 2017. Donc, nous, on doit se déconnecter de ces échéances nationales, on doit pas faire entrer la Nouvelle-Calédonie dans des débats nationaux ou des clivages nationaux, entre la droite et la gauche. Vous savez, chaque fois que la Nouvelle-Calédonie a été au cœur d’un enjeu national, ça s’est terminé en drame. En 81, c’est Mitterrand qui s’engage pour l’indépendance, ce sont les 101 propositions, ça finit par les événements. En 86, c’est Chirac, Premier ministre qui s’engage aux côtés des non-indépendantistes, ça finit par le carnage d’Ouvéa. Chaque fois que la Nouvelle-Calédonie s’est trouvée dans une opposition droite-gauche, ça s’est mal terminé pour nous. On en est sorti, il faut rester à l’écart de tout ça, et il faut qu’au contraire, on rassemble la classe politique nationale, de droite comme de gauche, pour accompagner le processus, et pour accompagner le dialogue. C’est d’ailleurs une proposition qui a été faite par Manuel Valls, lorsqu’il a répondu à la question de Sonia Lagarde, à l’Assemblée nationale, il a dit : je propose qu’un groupe de travail rassemblant des groupes parlementaires de droite et de gauche, députés et sénateurs, accompagnent le processus. Voilà, c’est la bonne idée, c’est la bonne initiative, et je crois qu’il faut, maintenant arrêter de tergiverser.

Journaliste : Je reviens sur la mission Christnacht-Merle. Qu’est-ce que Calédonie ensemble a d’intéressant à leur raconter ?

Philippe Gomès : Première chose: on souhaite que le comité des signataires du mois d’octobre soit une réussite, que ce soit un tremplin pour l’organisation du dialogue entre nous. Est-ce qu’on va réussir, à l’occasion de ce comité des signataires, à fixer les bases et les principes du dialogue qu’on doit nourrir, entre les indépendantistes, les non-indépendantistes et l’État, dans le cadre du référendum de 2018 ?

Journaliste : Sur ce comité des signataires, George Paul-Langevin a fixé quatre thématiques avec, donc, l’avenir institutionnel, le transfert des compétences, le corps électoral et le nickel. Vraisemblablement il sera difficile d’avoir un calendrier et une méthode sur ces quatre sujets. Quelle est, pour vous, la priorité ?

Philippe Gomès : La priorité, c’est l’organisation du dialogue. On a une échéance qui est prévue. Elle est, au plus tard, en 2018, un référendum organisé par l’État, pour ou contre l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. On va quand même pas attendre d’avoir la tête dans le mur, en 2018, pour commencer à se parler ! C’est serait un petit peu dommage. On va pas poser des préalables, les uns aux autres, pour commencer à se parler, ce serait dommageable pour le pays. Donc, la priorité des priorités, c’est l’organisation du dialogue entre nous, et nous, c’est ce qu’on a à Calédonie ensemble, comme projet chevillé au corps, parce que c’est là-dessus qu’on s’est engagés vis-à-vis des Calédoniens, ouvrir ce dialogue, et on va tout faire pour que ce dialogue puisse véritablement se concrétiser. Il y a un autre sujet important qui est celui du corps électoral de sortie de l’Accord. J’explique, en deux mots, aux Calédoniens : ceux qui vont voter pour ou contre l’indépendance, ça n’est pas exactement la liste pour les élections provinciales, par exemple. C’est un autre corps électoral qui a été prévu. Aujourd’hui, il y a un problème majeur, c’est que le corps électoral, tel qu’il a été prévu par l’Accord de Nouméa, c’est une liste qu’on doit construire ex nihilo, c’est-à-dire que chaque Calédonien devra faire une démarche individuelle pour s’inscrire sur cette liste. Ça va être pétaudière infernale, et donc, nous, ce qu’on souhaite, c’est qu’il y ait non pas des démarches individuelles qui soient faites, mais qu’il y ait une automaticité, et notamment qu’on parte de la liste de 98, c’est-à-dire les Calédoniens qui ont voté pour le référendum sur l’Accord de Nouméa. On ajoute à ces Calédoniens-là, ceux qui sont nés en Nouvelle-Calédonie, ceux qui sont de statut civil coutumier, ceux qui ont eu 18 ans depuis 1989 et dont…

Journaliste : Est-ce que ça veut dire que le comité des signataires, dans l’idéal, devrait adopter, décider d’une modification de la loi organique ?

Philippe Gomès : Dans l’idéal, ce serait d’abord que certains acceptent d’en parler, puisque pour l’instant, l’UC ne veut pas parler de ça. C’est extrêmement gênant. L’idéal, c’est de commencer à en parler quand même, il faut quand même qu’on parle du corps électoral pour la sortie de l’Accord. Là aussi, on va pas attendre, autrement, on va se retrouver dans les difficultés dans lesquelles on s’est retrouvés aux provinciales, 6700 demandes de radiations, donc, on va pas remettre en piste le même psychodrame. Donc, il faut d’abord accepter d’en parler. Moi, je demande aux indépendantistes, et là, en l’espèce, à l’UC, d’accepter de parler de ça au comité des signataires. Ça veut pas dire qu’on va régler le sujet tout de suite, mais ça veut dire qu’on va peut-être pouvoir échanger pour trouver une piste commune. Et puis ensuite, Calédonie ensemble, qu’est-ce qu’on propose, nous ? C’est la modification de la loi organique et du code électoral pour permettre l’automaticité de l’inscription, en ce qui concerne ce corps électoral de sortie, c’est-à-dire, celui qui conduira à voter pour ou contre l’indépendance, au plus tard en 2018.

Journaliste : Quand est-ce que vous allez faire votre rentrée parlementaire ?

Philippe Gomès : Je vais partir probablement à la fin du mois de septembre, la date du 29 septembre a été avancée, et rester à Paris pendant tout le mois d’octobre, jusqu’au début du mois de novembre pour défendre la Nouvelle-Calédonie à un moment important de l’histoire, c’est le budget. La loi de finance pour 2015 va être examinée par l’Assemblée nationale, en octobre et novembre, et eu égard aux rigueurs budgétaires polaires qui sont aujourd’hui celles de la France, il est indispensable de défendre un certain nombre de sujets, je pense à la construction des deux lycées, celui du Mont-Dore et celui de Pouembout, qui sont financés par l’État. Il faut vérifier que les crédits sont bien inscrits à la loi de finance. Je pense à l’antenne pénitentiaire du Camp Est, en province Nord. Là aussi, il faut faire attention que les crédits d’études soient bien prévus. Je pense aux crédits qui sont prévus pour les emplois d’avenir, qui doivent s’appliquer en Nouvelle-Calédonie, et qui permettront à la jeunesse calédonienne, déscolarisée ou pas en situation d’emploi, d’être employée par des entreprises ou des collectivités, enfin, tous ces crédits qui concernent la Nouvelle-Calédonie, il faut être vigilant à l’Assemblée nationale, vérifier qu’ils sont inscrits, et s’ils ne le sont pas, faire en sorte que les ministères les inscrivent, parce que, en ce moment, comme on rabote de tous les côtés, il faudrait pas qu’il y ait un coup de rabot sur des sujets, dossiers ou des investissements calédoniens qui soient donnés. Voilà à quoi peut servir un député, à l’occasion de la rentrée.

Journaliste : Est-ce qu’il pourra servir à appuyer la création d’un centre d’éducation fermé ?

Philippe Gomès : Ah mais bien sûr ! C’est un sujet sur lequel, nous, on s’est engagés. Sonia Lagarde s’est engagée également, à l’occasion de la campagne pour les élections municipales. C’est un outil complémentaire. Il faut pas croire que ça va tout régler, le centre éducatif fermé. On a déjà des centres éducatifs qui ont été créés, celui de Nouville, celui de Paita, mais là, pour une formule un peu plus contraignante, pour une jeunesse encore plus en difficulté. C’est donc ce type de dispositif qui doit être mis en place, il faut des financements, de la Nouvelle-Calédonie, des provinces, mais aussi de l’État, et donc, nous allons faire en sorte que le dossier soit accueilli le mieux possible. On n’est pas tout seuls, d’autres institutions interviendront, mais il faudra vraiment que cet outil pour une jeunesse qui a perdu ses repères puisse exister, demain, en Nouvelle-Calédonie.

Journaliste : Philippe Gomès, merci d’avoir accepté notre invitation.

Philippe Gomès : Merci beaucoup, merci de votre invitation.

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