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Oui au Comité des signataires, Oui au dialogue

Communiqué

Au lendemain de la visite Christnacht-Merle et dans la perspective du prochain Comité des signataires, il nous semble opportun de faire le point.

1/ Sur notre participation au Comité des signataires

Le Comité est prévu par l’Accord de Nouméa. C’est le rendez-vous annuel destiné à faire le point sur la mise en œuvre de l’Accord. Il est donc le lieu de rencontre privilégié des partenaires de l’Accord. Nous entendons ici ou là, certains s’interroger à haute voix sur leur participation. Pratiquer la politique de la chaise vide ne nous mènera à rien. Les calédoniens ne nous ont pas élu pour ça.

2/ Sur le dialogue à nourrir avec les indépendantistes et l’Etat avant le référendum de 2018

Le dialogue a été réclamé de manière explicite par les indépendantistes comme les non-indépendantistes lors de la campagne des dernières provinciales, y compris dans le Contrat de Gouvernance Solidaire qui précise : « Nos trois formations politiques (CE/UCF/FPU) s’accordent sur la nécessité d’engager le plus rapidement possible le dialogue avec les indépendantistes et l’Etat. ».

Le dialogue ne peut pas attendre 2017 et une élection présidentielle. C’est d’ailleurs ce que Nicolas Sarkozy lui-même avait affirmé lorsqu’il était président de la République :  le dialogue doit être « déconnecté des échéances nationales et même calédoniennes ».

Le dialogue ne doit pas être l’occasion d’un affrontement droite-gauche. La Nouvelle-Calédonie en a payé le prix en 1981 avec François Mitterand et ses 101 propositions parmi lesquelles l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, et en 1986 avec Chirac, Premier Ministre, où tout se termina par le drame d’Ouvéa. La Nouvelle-Calédonie ne doit plus être un enjeu de politique intérieure.

Le dialogue doit associer le parlement de la République. C’est pourquoi, nous sommes favorables à l’initiative du Premier Ministre, visant à la mise en place d’un groupe de travail, associant les députés et les sénateurs de droite comme de gauche, et destiné à accompagner le dialogue des partenaires de l’Accord.

3/ Sur le corps électoral de sortie de l’Accord, il nous semble nécessaire de modifier la loi organique afin qu’un dispositif d’automaticité des inscriptions puisse être mis en place. La liste électorale du référendum de 1998 pourrait être utilisée dans ce cadre.

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